Quelques propos de Régis Debray (sur Cuba), ça vous irait ?

mardi 9 juillet 2013
par  Michel Porcheron

Comme il l’avoue lui-même, Régis Debray est « difficile à classer ». On le (re) découvre souvent là où on ne l’attendait pas, il refuse le vent dominant. Aujourd’hui, le « debrayisme », si « debrayisme » il y a, est sa défense des institutions. En attendant la suite. Régis Debray, écrivain, travaille, écrit et publie, il n’a pas de plan de carrière, de plan medias, il ne compose pas forcément une œuvre. Même (surtout ?) ceux qui ne l’ont pas lu, le trouve « nostalgique et narcissique », et d’aspect un peu morose. Il y aurait un livre à écrire sur de, nos jours « le phénomène » Debray, l’homme de lettres, l’essayiste, l’homme public, sur les lieux (très) communs et les attaques personnelles qui courent sur lui. Est-ce pour cela qu’il agace autant certains ? Trop intègre, pas assez faussaire, celui qui refuse le terme « intellectuel » ? Pas assez « formaté », trop déroutant ? Séduisant, brillant, il ne cherche pas à être aimé, il n’arrête pas de se réfugier, on ne le retrouve jamais ainsi parmi les boutiquiers pensants du prêt-à-porter.

On n’entre pas facilement dans le monde, la maison de Régis Debray, celle de ses livres, tellement ils le montrent imprévisible, à moins que ce soit comme un éternel désabusé, d’humeur mélancolique, témoignant quelques repentirs ou celle de son domicile parisien.
Quand un journaliste en franchit récemment la porte, on lit que ce jour-là, « Régis Debray vit dans un appartement dont le plafond menace de s’effondrer. Pour éviter la catastrophe, on a placé une dizaine d’étais au milieu de la pièce. Si un metteur en scène avait voulu camper le personnage de Debray aujourd’hui, à 70 ans passés, il n’aurait pas trouvé meilleur décor. Voici Caton dans son refuge rafistolé. En souvenir d’une jeunesse révolutionnaire, sur la cheminée, trône un cierge qui a la forme d’un buste de Lénine, en cire dorée. Une mèche attend d’être allumée. « Il est là par provocation », confie l’écrivain (…)

De sa « période « revolución », avec l’accent latino tonique, il a conservé son antipathie viscérale pour l’Empire américain. Sans doute renforcée par l’interdiction de territoire dont il fait l’objet. « J’ai découvert qu’on me soupçonnait d’avoir des contacts avec des cellules terroristes dormantes en arrivant dans un aéroport américain. On m’a signifié que j’avais deux jours pour repartir », nous raconte-t-il. (Le Figaro, Charles Jaigu, 13/062013. A gauche, photo de Sébastien Soriano, Paris, mars 2013)


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