LA MISSION LA PLUS BELLE ET LA PLUS DURE DE LEUR VIE

jeudi 30 octobre 2014
par  Traduit par Pascale HEBERT

Aucun d’eux n’était nerveux ; ils ne prenaient même pas la pose de celui qui va entreprendre un voyage long et risqué. Les membres de la Deuxième Brigade de bénévoles cubains en mission contre le virus ebola nous font penser à ces vers terribles d’Eliseo Diego : Ici, il ne s’est rien passé ; ce n’est rien d’autre que la vie.

Articles de plusieurs auteurs publié par le quotidien JUVENTUD REBELDE, traduit par Pascale Hébert, qui note "le beau reportage".

"Tendre une main secourable , à quiconque en aurait besoin, dans n’importe quel pays ».

Il pleuvait lorsque nous sommes arrivées, aujourd’hui mardi dans l’après-midi, à l’Unité Centrale de Coopération, d’où quelques minutes plus tard s’embarquerait, en direction du Liberia et de la Guinée Conakry, un groupe de Cubains envoyés combattre le virus ebola.

Pressées de réaliser nos interviews, nous autres, toutes femmes reporters, avons demandé à rencontrer sur le champ les spécialistes qui allaient partir sous peu pour le continent berceau de l’humanité, précisément pour aider à sauver cette humanité au bord du gouffre. Mais il pleuvait et Iliana Gonzalez Pino, chef du Département d’Enseignement de l’Unité Centrale, a été catégorique : « Il faut que vous attendiez, car eux, pour arriver jusqu’à vous, doivent maintenant marcher sous la pluie et je ne veux pas qu’ils se mouillent. Aucun petit rhume ne peut apparaître en ce moment ».

Quelques instants après, nous avons fait la connaissance, en direct, de quelques uns des hommes qui pendant des mois livreront bataille contre le virus le plus dangereux auquel notre espèce est actuellement confrontée. A nous, ils nous ont fait penser à ces vers terribles d’Eliseo Diego, de ceux qui vous laissent sans voix : Ici, il ne s’est rien passé ; ce n’est rien d’autre que la vie…

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C’est ainsi que nous avons fait la connaissance d’Ivan Rodriguez Terrero, 50 ans, spécialiste de Médecine Interne, diplômé en Soins Intensifs, titulaire d’un Master en maladies infectieuses et professeur assistant à la Faculté de Médecine de Guantanamo.

C’est l’un des endroits les plus beaux de notre île : Baracoa. Et, impartial tel qu’il nous apparaît, il satisfait notre curiosité.

-Vous partez pour l’aéroport dans une poignée de minutes. Vous avez déjà vos bagages…

  • Prêt à partir, ma destination est la Guinée Conakry.
  • Vous êtes-vous renseigné sur ce pays ?
  • Nous nous sommes préparés à fond. Nous avons déjà séjourné dans d’autres pays présentant des situations similaires, dans le cadre d’autres missions : j’ai vécu quatre expériences de missions parce que je fais partie de la Brigade Henry Reeve, et deux autres en tant que participant au Programme Intégral de Santé. J’ai déjà séjourné dans trois pays : le Guatemala, la Bolivie et Haïti.

Ivan a vécu des inondations. A Haïti, il a été témoin de la situation dantesque laissée par le tremblement de terre de 2010 et ensuite du fléau de l’épidémie de choléra.
Il n’oublie pas qu’à l’hôpital de la nation sœur caribéenne où travaillaient les Cubains, les journées de travail duraient 24 h, ni qu’en arrivant, lorsqu’il a regardé le désastre laissé par le séisme, il lui a fallu quelques minutes pour assimiler tout ça, parce que ses yeux n’étaient pas assez grands pour embrasser du regard tant de morts et de blessés.

  • Comment assumez-vous l’imminente situation à venir ?
  • Indépendamment de la préparation que je peux avoir, je suis conscient que nous allons être confrontés à une situation très complexe, sérieuse, mais je suis également convaincu qu’avec de la discipline, en faisant tout ce qui est prévu dans les protocoles, on peut venir à bout du problème.

-Que laissez-vous derrière vous ?

  • Tout : ma famille, mon pays. Quand je dis famille, je veux dire mes parents, mes frères, ma femme, cinq enfants, mes neveux. C’est une famille très bien élevée, dont je sais qu’elle se sent fière du choix que j’ai fait. Ils sont inquiets mais en même temps ils éprouvent de l’admiration.

Ma mère et mon père vivent toujours. Mon père est agronome –dit Ivan avec fierté- il est spécialiste de la production de cacao.

Lorsque le médecin a appris où il allait aller, il s’est rendu au domicile de ses parents pour leur communiquer la nouvelle.

  • Ils ont accusé le coup, bien sûr, mais ils se sont repris aussitôt. J’ai dit à mon père que j’étais en train de faire ce qu’il m’avait inculqué.

-Quelqu’un veillera sur vous ?

  • Nous veillerons les uns sur les autres. C’est un travail de surveillance réciproque, il faut vérifier si le collègue fait les choses bien ou mal, pour pouvoir le prévenir, pour pouvoir lui dire, par exemple : « Attention, tu as mal attaché telle chose… »

-Qu’emportez-vous dans vos bagages ?

  • Des objets personnels. Je suis optimiste, sûr que nous allons mener à bien cette nouvelle tâche, que nous allons rentrer à la maison. Je l’ai promis à mes enfants.
  • Votre attitude est héroïque…
  • Je ne me considère pas comme un héros mais comme un Cubain parmi tant d’autres qui est en train de faire quelque chose pour son pays, pour le monde, actuellement dans une situation très délicate. Je crois que se prendre pour un héros est très excessif.

Des photos des siens… et d’autres certitudes.

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Grâce à Ronald Hernandez Torres, 45 ans, spécialiste de Médecine Générale Intégrale, avec 25 ans d’expérience professionnelle, nous pouvons imaginer comment se dérouleront les journées de nos bénévoles en mission en Afrique. Il est natif de Holguin. Il habite à Las Tunas. Il a réalisé des missions internationalistes au Honduras de 2005 à 2007 et au Venezuela de 2009 à 2013.

  • Maintenant c’est une mission très dangereuse qui vous échoit.
  • Après un mois et cinq jours de préparation intensive avec des journées de travail qui allaient de huit heures du matin à dix heures du soir, je suis serein. Nous avons eu de merveilleux professeurs : non seulement de l’Institut de Médecine Tropicale Pedro Kouri (PK) mais aussi de l’Hôpital Miguel Enriquez, de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), des experts qui ont séjourné dans des hôpitaux de Guinée Conakry.

Je vais au Libéria. Nous avons eu une préparation théorique sur tout ce que nous devons faire, sur tout ce qui est lié à la biosécurité, sur les précautions standard. Nous devons éviter que la maladie ne se propage dans le reste du monde. Aujourd’hui, la guerre se gagne en Afrique.

-Avez-vous imaginé comment sera votre vie là-bas ?

  • L’organisation du travail est très claire. Il y aura six jours de travail par semaine avec un jour de repos. Nous allons travailler dans des hôpitaux, directement auprès de malades suspectés d’avoir contracté la maladie. Nous allons renforcer les capacités hospitalières du Libéria et de la Guinée Conakry. Les hôpitaux ont une zone à haut risque et une zone à faible risque. Le personnel médical, infirmier et de laboratoire n’entre pas par la même zone que le patient. Nous entrons par la partie de l’hôpital à faible risque, à laquelle le patient n’a pas accès. Là, nous nous habillons avec la tenue de protection, une tenue intégrale avec un masque de protection.

JPEG - 9.2 ko Cela fait plusieurs jours que nous essayons ces tenues. Elles ne pèsent pas lourd. Elles donnent un peu chaud. Quand on est dedans depuis un moment, on commence à transpirer, et au Libéria, il fait chaud. De toutes façons, on ne porte pas tout le temps cette tenue, seulement quand on pénètre dans la zone à haut risque. On est dans la zone à faible risque et à huit heures du matin on fait une répartition des gardes. Là on décide ce qu’on va faire : par exemple, trois binômes vont entrer et il y aura tant de patients à soigner.

On ne doit pas rester longtemps dans la zone à haut risque. Pas plus d’une heure. Pendant les six heures de travail, on va y entrer plusieurs fois. On entre, on fait ce qu’on a à faire. Là on ne remplit pas de dossiers médicaux. S’il y a un patient qui a besoin d’une hydratation parentérale parce qu’il est en train de vomir, un médecin et un infirmier y vont et ils s’en chargent. On ne travaille jamais solitairement, de sorte que si le collègue se sent mal, il puisse te prévenir à temps et toi tu le fais sortir de la zone à haut risque. On ne se retrouvera jamais seul.

Ronald laisse à Cuba « deux enfants merveilleux », une femme qu’il aime profondément, une mère, un père, trois frères et beaucoup de neveux « qui donneraient leur vie pour moi » mais « si nous n’empêchons pas maintenant que cette maladie sorte d’Afrique, elle se répandra partout. Le désastre n’est qu’une question de temps.

Comme révolutionnaire, comme être humain, c’est la chose la plus grande que je vais faire de toute ma vie. Ce sera inoubliable en premier lieu à cause de l’importance de ce qui va se passer là-bas et deuxièmement à cause de ce que nous allons apprendre. Ce sera un exemple pour le monde : que Cuba puisse fournir une réponse aussi rapide. C’est ce qu’a dit un journal nord-américain : « Cuba frappe bien au-dessus de son propre poids ». Et c’est une vérité grosse comme une montagne. »

-Vous emportez quelque chose de spécial ?

  • Des photos des miens

Il faut renter, et bien rentrer…

Le Liberia est la destination immédiate de Santiago Ramos Rojas, 47 ans, titulaire d’une Licence en Soins Infirmiers et d’un Master en Urgences Médicales. Cet homme de Santiago de Cuba, avec une expérience professionnelle de 28 ans derrière lui, affirme que ses collègues et lui ont bénéficié d’une très bonne préparation : « Nous nous sommes beaucoup entraînés en biosécurité, auto-surveillance, protection… ».

La Brigade entière se sent bien, d’après ce que nous dit Santiago qui reconnaît qu’au début il y avait quelques craintes devant une maladie nouvelle, si vorace. Il la décrit comme un ennemi que l’on ne voit pas.

-En tant qu’infirmier, vous devez toucher le patient ?

  • Oui, nous le touchons, nous lui prenons le pouls, nous lui posons une perfusion si nécessaire, mais le souci de nous préserver et de ne pas mettre nos vies en danger est toujours présent.

Comme tout le monde, Santiago dit au revoir à sa famille : ses parents, sa femme, ses frères, ses trois enfants, un petit-fils. « Ils ont conscience que je cours un danger mais je leur en ai déjà parlé, je les ai rassurés. Ils croient fermement que je reviendrai.
A mon retour, je serai en quarantaine, 21 jours là-bas et 21 jours maximum ici, parce que c’est le délai d’incubation de la maladie.

-Vous êtes des êtres tout à fait spéciaux. Tout le monde n’est pas prêt à faire une démarche comme ça, même si on leur offrait le paradis.

  • Je dirais que je ne suis qu’un parmi tant d’autres parce que je ne sais pas si vous savez que 15 000 médecins ont dit oui pour aller jusqu’en Afrique. J’ai dit chez moi que je partais combattre le virus ebola et me voilà.

-La peur est humaine, et utile…

« Rien que ça ! » c’est ce que nous avons dit lorsque Guillermo Ballines Sanchez, 52 ans, a énuméré les spécialités qu’il maîtrise.

Il est licencié en Soins Hospitaliers, spécialiste en Unité Chirurgicale et en Anesthésie et Réanimation. Il exerce son activité salvatrice depuis 33 ans. Il est de Granma, dans la province de Manzanillo. Fondateur de la Brigade Henry Reeve, il part pour le Liberia, sa cinquième mission. Il a séjourné à Haïti, après le passage du tremblement de terre et au Pakistan, après que ce pays ait connu lui aussi un séisme. Il a donné le meilleur de lui-même en Bolivie. « Je me suis préparé avec honnêteté et sensibilité pour tendre une main secourable, avec toutes mes connaissances, à quiconque en aurait besoin, dans n’importe quel pays ».

Guillermo sait très bien comment défendre sa vie. Et il parle avec beaucoup d’autorité : « le virus ébola est une épidémie qui ne permet pas l’excès de confiance ; celui qui en est victime périt dans la lutte. Nous sommes convaincus qu’avec la préparation que nous avons reçue, notre tâche va réussir et que, comme l’a si bien dit notre Commandant en Chef : « Si nous partons, nous arriverons et si nous arrivons, nous vaincrons ».

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-N’avez-vous pas ressenti un peu d’incertitude, de crainte ?

  • En tant qu’être humain, c’est normal, j’ai pu avoir un peu peur. Mais ce n’est pas une mauvaise chose : quand on a un peu peur on a la perception du niveau de risque auquel on s’expose, et ça nous aide à ce que les choses réussissent mieux, à faire tous les jours les choses le mieux possible. C’est la seule solution possible pour rentrer.

C’est une grande cause. Notre objectif est de traiter les malades, d’enrayer l’épidémie et comme ça, nous veillons sur notre Amérique, sur notre Patrie. Inévitablement, quelqu’un doit le faire, doit s’y attaquer, et c’est à nous qu’il revient de vivre cette étape si belle de notre vie.

-Y a-t-il une phrase d’adieu que vous emportiez avec vous ?

  • Il y a quelques instants, avant de venir faire l’interview, j’étais en train de discuter avec ma femme et, sur le ton de la plaisanterie, je lui ai dit : « Chérie, je crois que je fais un petit malaise ». Et elle m’a répondu : « Non, ce n’est pas de moment de changer d’avis ». Je lui ai dit : « Chérie, c’était une plaisanterie de ma part, ne t’en fais pas, je reviendrai » . Et elle : « J’y compte bien, nous t’attendons sain et sauf ».

Nous en sortirons vivants

Ce mardi, une Cuba au cœur vaillant nous a surprises. Devant nous, un groupe de pères, de maris, de fils, de médecins, d’hommes du peuple, de ceux que l’on peut voir tous les jours dans la rue et qui aujourd’hui se transforment en héros.

Que d’interrogations ! La famille ? l’avenir ? la vie ? Quelques heures avant de poser le pied sur le sol africain, ce groupe de professionnels de la santé nous révélait ses expectatives, ses souhaits, ses craintes, toutes ses certitudes sur ce qui sera, sans aucun doute, la mission la plus complexe de leur vie professionnelle. C’est à plus de 7800 km de distance que séjourneront les professionnels de la santé qui s’envolent pour le Liberia et la Guinée Conakry, deux pays affectés par le virus ebola, et qui, aujourd’hui, grossissent la liste de l’honneur et de l’éthique internationaliste des médecins cubains.

Eugenio Enrique Ortiz Lozada est l’un des 53 spécialistes qui s’envolent pour le Liberia. Pour cet habitant de Las Tunas, avec plus de vingt ans d’expérience professionnelle, le virus ebola était quelque chose de très lointain. Cependant, quelques heures seulement après avoir quitté le sol cubain, le terme lui est devenu plus que familier. Il a appris tout ce dont il a besoin pour se protéger et pour sauver des vies humaines. Après un peu plus d’un mois passé à l’Unité Centrale de Coopération Médicale de La Havane, il a reçu toutes les directives pour faire face à cette maladie et pour se joindre aux centaines de bénévoles qui feront partie de la brigade de médecins guidée par l’Organisation Mondiale de la Santé pour combattre l’épidémie.

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Marié, père de trois enfants –le plus jeune âgé de trois ans à peine- Sa voix ne tremble pas lorsqu’il assure qu’il ne rentrera à Cuba qu’une fois sa mission accomplie ; « Je ne nie pas que ce sera un scénario inconnu, mais nous sommes sûrs que nous en sortirons vivants, parce que tel est l’état d’esprit qui nous identifie, quel que soit l’endroit de la géographie où nous nous trouvions.

« A partir de ce mercredi, nous serons en train d’apporter notre petit grain de sable pour sauver des millions de personnes, parce que la lutte contre le virus ebola, c’est ça : éviter que la maladie continue de se propager et soigner ceux qui en ont besoin : hommes, femmes, enfants, personnes âgées qui sont exposés à une maladie mortelle. Ce sera peut-être le combat le plus dur et le plus dangereux de toute ma vie, mais je suis prêt à le mener aux côtés de mes collègues et de mon pays.

La famille, c’est dur de la laisser, on pense à ses enfants, à sa femme, mais on ne peut pas être en paix avec soi-même si on regarde en arrière et si on ne voit pas une vie de courage et de solidarité ». affirme-t-il.

-Avez-vous envisagé le pire des scénarios ?

  • Je ne l’ai pas présent à l’esprit. Je suis sûr que je reviendrai sain et sauf sur cette terre que j’aime tant.

Six mois en première ligne

La deuxième brigade de professionnels de la médecine cubains sera pendant six mois en première ligne. Mais ce n’est pas un souci pour l’infirmier de Granma, Juan Luis Garcia Naranjo, fort de 32 d’expérience.

Il assure se sentir fier de faire partie du groupe, non seulement pour ce que cela représente pour lui en tant que médecin mais aussi pour l’impact que cette démarche aura pour l’humanité,

Cet homme avare de paroles a également combattu des épidémies à Cuba. Il a été dans le feu de la bataille contre la dengue, et même si le risque est plus grand dans le cas du virus ebola, il sent que tant que le groupe sera uni, tant qu’ils seront bien préparés et sûrs que tout ira bien, rien ne s’interposera dans la conclusion heureuse de sa mission.

Le docteur Andrés Rodriguez est d’accord sur ce point. Il est spécialiste de Médecine Générale Intégrale et psychiatre. Après plus de 26 ans d’exercice, il se souvient de façon spéciale de sa remise de diplôme en présence de Fidel, en 1988, alors que naissait le premier contingent de Sciences Médicales. Ce moment rejoint son présent lorsqu’il rapporte les paroles du leader historique de la Révolution : « Etre internationaliste, c’est solder notre propre dette avec l’humanité ».

Le docteur raconte qu’à mesure que commençaient les entraînements, à mesure qu’ils échangeaient avec les spécialistes de l’OPS et de l’OMS qui ont apporté leurs expériences et ont expliqué comment s’organise le travail en Afrique, ils ont commencé à se sentir plus sûrs d’eux. « Nous parlons d’un équipement compliqué, Pour la tenue de protection, nous avons dû nous entraîner pendant plusieurs jours, pour apprendre à la supporter dans des conditions similaires à celles que nous aurons là-bas. Il y a même eu des moments où nous les emportions dans nos chambres et où nous testions combien de temps nous pouvions les endurer.

Nous n’avons pas peur. Aucun argent au monde ne peut acheter ça. Quand on a des convictions, un engagement en tant que médecin, on répond présent. Nous allons démontrer ce que nous sommes, nous les Cubains, en matière de santé.
Je suis très confiant, il y a des collègues très expérimentés. L’anxiété est toujours là, c’est normal, mais nous nous sommes bien préparés à ce que nous allons affronter : le Cubain est courageux.

Nous allons dans un endroit où il y a du danger, mais on nous a bien préparés. Et les autorités cubaines seront à l’écoute. Il y a un protocole de prise en charge de prévu pour prendre soin de nous.

Vous pourriez dire que je n’aime pas la vie parce que j’ai accepté cette mission –affirme-t-il- mais non, je dis que je l’aime et j’adore mes enfants et ma femme plus que jamais. Je n’ai pensé à rien de négatif. Je suis sûr que tout ira bien ».

-Qu’est-ce c’est, pour Andrés, de sauver une vie ?

  • Ca représente beaucoup. Il y a des choses que l’on ne peut exprimer avec des mots… Il faut les vivre et c’est ce que nous allons faire en Afrique. Cuba est un tout petit pays mais avec un cœur énorme.

Deux nouvelles brigades

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« Avec la création de deux nouvelles brigades médicales cubaines qui sont parties ce mardi pour le Liberia et la Guinée Conakry, nos professionnels envoyés combattre le virus ebola totalisent 256 personnes », a confié à Juventud Rebelde Regla Angulo Pardo, directrice de l’Unité Centrale de Coopération Médicale, basée à La Havane.

Le docteur Angulo Pardo dit qu’à ces 256 personnes s’ajoutent les 165 qui sont déjà en Sierra Leone et qui constituent le premier groupe.

Elle explique qu’on développe et qu’on met en œuvre un programme de formation et de prévention des maladies hémorragiques dans les 32 brigades qui travaillent en Afrique, aussi bien pour les professionnels de la santé que pour ceux qui sont là-bas avec d’autres institutions cubaines.

Elle assure que notre pays contribue à la lutte contre le virus ebola avec les ressources les plus nécessaires : les ressources humaines. Elle dit que nos spécialistes en forment d’autres dans des pays limitrophes ou proches des zones infestées.

Pays d’Afrique Occidentale où les brigades médicales cubaines aident à combattre le virus Ebola.


Commentaires

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vendredi 31 octobre 2014 à 09h36 - par  Cesano JP

Quelle leçon pour les grandes puissances
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