Le 27 novembre sur le Trottoir du Louvre

Par Eusebio Leal Spengler
lundi 7 décembre 2015
par  Eusebio Leal Spengler

Discours d´Eusebio Leal, le 27 novembre 2013 sur le trottoir du Louvre à La Havane

"Tout d´abord, avant de célébrer cette solennité cubaine et estudiantine, je voudrais offrir une courte explication permettant d´interpréter le sens de cet acte.

Cette cérémonie a été organisée pour la première fois à la fin de l´année 1936, née au milieu d´une bataille qui avait choqué le monde : la bataille pour la République Espagnole, qui a conclue avec l´ascension d´un groupe de militaires qui représentaient la réaction contre les valeurs que la République Espagnole représentait politiquement, culturellement et moralement."

« Cadavres aimés qui un jour, étaient dans les rêves de ma patrie ». Jose Marti

"Convoqués pour cet événement, le Parti Communiste de Cuba et d’autres forces progressistes, unies au Parti, ont demandé des volontaires pour aller se battre en Espagne. Il y avait la perception qu’on luttait pour quelque chose de plus que la République. C´était comme le premier chapitre d´une bataille beaucoup plus dure qui aura lieu à partir de 1939, quand l´invasion de la Pologne provoque et détermine le début de la Seconde Guerre Mondiale, la confrontation entre le fascisme, le nazisme et les forces démocratiques qui s´y opposaient.

L´Historien de la Ville, mon maître et prédécesseur, le Dr Emilio Roig de Leuchsenring, profondément républicain, ami des républicains et compagnon d´un grand nombre de jeunes gens qui ont été engagés pour se battre pour l´Espagne, a organisé cet événement et pour son organisation, il a choisi cette date : le 27 novembre.

Pourquoi l´a-t-il choisi ? : Le 27 novembre a été choisi car c´est l’événement le plus dramatique qui a eu lieu au cours de cette période. Quand on étudie l’histoire de la Guerre des Dix Ans, nous voyons, quand a commencé ce conflit, qu’à La Havane et dans d´autres endroits de Cuba, principalement dans les territoires insurgés allant d’Oriente jusqu´à la frontière de Las Villas, non seulement il y a eu des victimes ou des martyrs comme conséquence de l’affrontement brutal entre les deux forces, mais des crimes politiques, des terribles abus commis de nombreuses fois contre des personnes innocentes et non coupables dont le délit était seulement leur amour ou leur confession d´amour à un nation, Cuba, qui devait atteindre le statut de l´être.

N´oublions ne pas que le propre José Martí, qui a étudié et vécu près d’ici, a écrit un poème magnifique, saluant le début de la lutte pour l’indépendance, un poème qu´il a intitule Diez de Octubre.

Au milieu de ces événements, en n’obtenant pas rapidement la victoire cubaine, la guerre est devenue plus terrible et plus prédatrice. Si 1869, l’année où a été proclamée la Constitution de Guáimaro et que Céspedes est nommé premier Président de la République, a été une année dure, 1870 a été une année terrible et 1871 une année dévastatrice. On savait qu’il n’y avait aucune possibilité de se réfugier dans un espace de neutralité. Le propre gouverneur espagnol de ce moment, en 1871, le Capitaine Général Comte de Balmaseda, avait dit durant une réunion de notables cubains « celui qui n´est pas avec moi est contre moi ». C´était une ligne pour diviser.

Au cœur de l´Université, où régnaient toujours une inquiétude pour les idées et une inquiétude générationnelle, les jeunes ont fait plusieurs actes de désobéissance à des moments différents. Mais, en novembre 1871, une série d´événements a eu lieu, se terminant avec une provocation sans limites.

L´élément déclencheur du drame a été la mort d’un journaliste intégriste en Floride, à Tampa, c’est à dire qu’il défendait de façon irrationnelle les droits coloniaux sur Cuba, y compris des allusions à la famille, aux hommes, aux femmes et ceci a provoqué que là-bas, préparé pour un duel régulier, il a voulu se battre contre un journaliste cubain ou avec certains Cubains qui s’étaient déjà exilés et un incident a provoqué la mort de Gonzalo de Castañon, à la périphérie de l´hôtel où il se trouvait.

À son retour à La Havane, son corps embaumé a été enterré dans l’ancien Cimetière de Espada et là, avec des grands honneurs, les volontaires qui étaient les employés des entrepôts, les serviteurs des principaux propriétaires et détenteurs des capitaux de la capitale avaient appelé leurs employés et les avaient armé, payant eux-mêmes leur armement et, avec la tolérance et le soutien du pouvoir politique, ils ont reçu des uniformes et ils ont été utilisés pour combattre et contenir n’importe quels troubles dans la ville.

Aujourd´hui encore, quand les noms ne signifient rien, apparaissent dans certains endroits des noms qui sont indélébiles, mais je me vois moi dans la nécessité de rappeler. En face, nous entrons dans le cinéma Payret ; cependant, Joaquín Payret était l´un des colonels de l´un des Bataillons de volontaires. Nous marchons dans la rue Zulueta ; Don Julián de Zulueta était Colonel d´un autre corps de volontaires et ainsi de suite.

Ainsi, les cinq bataillons les plus importants, avec leurs colonels, étaient sûrement présents lors des funérailles de Castañon et La Havane était dans un état de tension quand un matin, dans les cercles, dans les cafés, on a appris que la tombe de Gonzalo de Castañón avait été profanée, le verre brisé et le cercueil profané.

« À qui a-t-on attribué ceci ? » Le fait a été attribué aux étudiants en Médecine, qui réalisaient habituellement à proximité, où il y avait un endroit pour faire des pratiques de médecine légiste propres de la première et de la deuxième année. Les étudiants avait été dans cet endroit et on dit que certains d’entre eux, dans le cimetière où il y avait seulement un gardien, ils avaient arraché des fleurs ou faisaient des commentaires et disaient des plaisanteries. Ce n’est pas ce qui a été dit, ce qui aurait été suffisant pour une arrestation, mais que la tombe avait été profanée. Un grand tumulte se format immédiatement, terminant avec l’arrivée du chef de la police dans l’Université, au cœur de la Vieille Havane, et son entrée dans la salle de classe pour chercher les étudiants et savoir quels étaient ceux qui avaient été dans le cimetière. Étant donné que le professeur a dit que personne sortirait de sa salle, il a été dans une autre et, devant l’hésitation du professeur, il a arrêté tous les étudiants, les accusant d´avoir participé à cet événement.

Le professeur qui a refusé, Domingo Fernández Cuba, est enterré à côté des étudiants dans le Panthéon du cimetière de Colón, comme reconnaissance de Cuba pour son intégrité humaine et professionnelle. Il a dit : « personne ne sort d’ici ». L’autre, faible, l’a permis. Et tous les étudiants ont été emmenés en prison.

Au milieu de cette agitation publique, le remplaçant du Capitaine Général, qui était dans la province de Oriente, qui pour sa condition d´être né à Cuba, un officier supérieur espagnol mais créole, a été contraint de prouver publiquement sa loyauté inconditionnelle car il y avait toujours une méfiance secrète à l´égard de sa fidélité. Au moins, c’est ce que démontrent les faits. Et les volontaires ont exigé qu’il doive y avoir un processus et un acte de justice.

La prison se trouvait à la fin de la rue Prado où, aujourd´hui encore, la rue s´appelle Cárcel (Prison). Là étaient tous les prisonniers. Il y a donc eu la nécessité de sélectionner dans ce groupe, de choisir au hasard huit d´entre eux, sans la certitude qu’ils avaient été ou non présents dans le cimetière.

Parmi l´un d´eux se trouvait un jeune qui n’avait pas l’âge d´admission pour entrer dans l’enseignement supérieur, et qui n’était même pas à La Havane ce jour. Il était dans sa ville natale, à Matanzas.

Résultat : on nomme un tribunal et le procès commence. Le tribunal doit désigner un avocat d´office et étant donné que c’était un tribunal militaire, un capitaine de l’armée a été choisi, non pas des volontaires, pour la défense des étudiants.

Ce capitaine s’appelait Federico Capdevila Miñano, une reconnaissance éternelle des étudiants cubains et de Cuba envers cet Espagnol qui a défendu les étudiants avec courage lors du procès. Il y avait d´autres capitaines des volontaires qui représentaient le ministère public et le gouvernement et ceux-ci ont terminé le jugement car il ne conduirait pas nécessairement à la peine maximale, qu’aucun code n’établissait pour ce délit.

Résultat : Un deuxième procès avec d´autres officiers volontaires et, en plus, il y a deux généraux espagnols d´artillerie qui se sont opposés au jugement et ces deux généraux, Clavijo et Benet, pour avoir protesté au nom des lois militaires sont emprisonnés par les volontaires qui ont pratiquement réalisé un coup d´Etat dans la capitale et qui ont pris le pouvoir.

Federico Capdevila Miñano a été séparé. Finalement le tribunal détermine que les huit étudiants devaient être exécutés le matin du 27. Depuis le balcon du Palais des Capitaines Généraux, aujourd´hui Musée de la Ville, un volontaire a lu la sentence alors que dans le Parc de la Fraternité, qui était le Champ de Mars, plus de dix mille hommes armés se sont réunis, réclamant leur participation à l´acte qui devait rendre justice ou se venger de ceux qui avaient profané la tombe de Gonzalo de Castañon.

Le 27 novembre 1871, les étudiants ont été conduits sur l’Esplanade de La Punta, mais on ne fusillait pas à cet endroit car il n’y avait pas les conditions pour le faire. Là, les criminels et ceux qui ont commis des crimes politiques étaient exécutés au garrot, comme un acte de l´humiliation. Pour les jeunes qui savent pas ce qu’est le garrot, il s’agit d’une chaise sur laquelle on place une pièce métallique autour du coup du condamné et une autre derrière, en les serrant cela provoque la rupture immédiate des vertèbre : une mort immédiate.

Mais comme ils ne pouvaient pas faire une telle exécution pour huit, ils ont décide qu’ils seraient fusillés en face où, entre les fenêtres d’un des dépôts des ingénieurs militaires, on pouvait les exécutés deux par deux. C’est ainsi que les étudiants ont été exécutés ce matin-là.

À ce moment et lors des manifestations qui ont eu lieu, ici, dans l´hôtel Inglaterra, où nous sommes et où durant de nombreuses années l´hôtel a conservé le souvenir de ces événements, là se trouvent son directeur et ses travailleurs, un Espagnol né dans les îles Canaries – c’est pour cette raison qu’il y a la présence de la Société Canarienne ici et des descendants des Canariens qui s’enorgueillissent de porter le nom de Leonor Pérez Cabrera, la mère de José Martí, née dans les îles Canaries -, un jeune officier appelé Nicolás Estévanez Murphy, qui avait l’habitude de venir ici, a appris la sentence du procès et que l’exécution allait avoir lieu.

Selon les dires, ici Comme on dit, ici sous la galerie et en présence de plusieurs de ses amis, il a réalisé un acte de protestation qui, pour les militaires, était de briser leur épée, signifiant un acte d’insubordination et de révolte contre une injustice. En réalité, Estévanez a commenté ensuite qu´il ne savait pas ce qu´il avait fait, car, irrité par cet acte brutal, il avait protesté.

Le personnel de l´hôtel, pour éviter qu’il soit aussi une victime de ce qui se passait, l’a rapidement fait entrer à l´intérieur pour le calmer. Pendant ce temps, on entendait les détonations des exécutions. Quand le spectacle a pris fin et que les passions se sont calmées, les corps ont été emmenés en charrette et enterrés hors du cimetière dans une fosse commune, car les criminels et les profanateurs n’avaient pas droit à une sépulture chrétienne. Tels furent les événements.

Peu de temps après, les autres étudiants qui étaient en prison ont été graciés. Certains, dont Fermín Valdés Domínguez, un ami de Martí – ils avaient étudié ensemble près d’ici, dans le Collège de Rafael María Mendive et ils passaient souvent sur le célèbre trottoir du Louvre - ont été emmenés hors de Cuba, suite à des mesures de protection car une vengeance contre les survivants était envisagée.

Fermin a écrit un livre merveilleux, dont Martí à fait l´éloge, intitulé 27 de noviembre, qui relate les événements. Mais le plus intéressant, détenons-nous un peu, est que la veille ou l´après-midi avant l´exécution, le chef du peloton d’exécution, un volontaire du cinquième bataillon, a décidé d´aller voir les étudiants afin de les connaître et de savoir dans quel état d´esprit, de repentir, se trouvaient les jeunes gens. Et, selon son frère, un ministre en Espagne, un homme important et de la culture, il les a trouvé sublimés par l´idée de la mort. Ils lui ont remis des lettres pour leurs familles et ils se sont séparés de leurs montres, de leurs bagues et de tout ce qu’ils avaient afin de laisser des souvenirs à leurs parents.

Il convient de se rappeler que beaucoup de ces jeunes gens étaient des enfants de notables espagnols ; là, à un angle, se trouvait le commerce le plus important de cette zone, appartenant au père de l´un des jeunes qui allait être exécuté : Alonso Álvarez de la Campa y Gamba.

Un fait curieux est que le père d´Alonso, qui était volontaire, avait acheté les nouveaux fusils pour le bataillon qui allait fusiller son fils.

Remplis de haine et représentant presque une lutte entre les classes ou les castes, l’un des volontaires, pour la plupart des analphabètes, des gens, comme disait Martí, « du plus bas et du plus sombre de l´Espagne », est allé devant la grille où se trouvaient les prisonniers et il dit au jeune et élégant Alonso : « Alonso, Alonsito, ni les millions de ton père te sauveront », montrant clairement que ceci s’était converti en une tragédie de grande ampleur.

Le père d’Alonso Álvarez a fait appel à son pouvoir. Lui et sa femme ont fait l´impossible, l´indicible. Il écrivit une lettre dramatique au roi d´Espagne, Amadeo I, clamant justice contre le crime qui était commis, car il y avait une information disant que, dans le vieux cimetière, il y avait des rayures sur le verre du panthéon et que personne n´avait vraiment profané cette tombe.

Ensuite il y a eu un grand scandale qui a ému la société cubaine. L´exécuteur de la sentence, le lieutenant López de Ayala, a écrit à son frère : « Ceux qui sont morts ne sont pas les victimes de leur crime. Ceux qui sont morts sont les victimes de leurs hallucinations politiques, ce qui crée un doute en nous ».

Dans d’autres cas, comme celui du poète Placido, qui a été pris et inculpé de ce qu´il considérait un affront, son poème, qui tous connaissons ou devons connaître, explique l´état de désespoir avec lequel un jeune est condamné à mort alors qu’il n’a aucune responsabilité dans le fait dont on l´accuse.

Cependant, Martí soutient avec une sérénité à couper le souffle que tous, l’un après l´autre, se sont placé sur le lieux où ils devaient être exécutés, deux par deux, et qu’ils ont catégoriquement refusé de demander clémence ou de réaliser un acte humiliant pour obtenir la grâce ou la commutation de la peine.

Si c´est le cas, nous sommes devant l’innocence technique d’avoir rayé la tombe de Gonzalo de Castañón ou de l´avoir cassé, mais devant la culpabilité supérieure qu’ils ont été des jeunes cubains qui avaient un sentiment en faveur de la patrie que le propre exécuteur reconnaît.

Comme dans tous les événements et tout au long de l´histoire de Cuba, la solidarité a été un fait de la plus haute importance. Aujourd´hui, se rappeler de Nicolás Estévanez, se rappeler de Federico Capdevila, du professeur Domingo Fernandez Cuba et même des généraux Clavijo et Benet et de tous ceux qui, par sentiment de dignité ou de justice, se sont opposés à ce crime, est un acte qui ennoblit et exalte l´âme cubaine. Mais je me suis toujours demandé : en 1936, pourquoi près de mille jeunes cubains, à la tête desquels se trouvait Pablo de la Torriente Brau, le grand journaliste, jeune, brave, né à Porto Rico, compagnon de Mella et Ruben, ont-ils été luttés en Espagne et pour l´Espagne ? Ils se sont battus pour un idée qui identifiait le meilleur et le plus précieux du peuple espagnol avec le peuple cubain, ils se sont battus pour une cause qui ensuite, en 1936, a motivé une lutte désespérée qui a conclu 20 ans avant le triomphe de la Révolution, en 1939, avec la défaite de la République, avec l´exil de milliers de réfugiés et avec la mort de presque un million d´hommes, de femmes et d’enfants des deux côtés.

La persécution contre les républicains vaincus a été terrible. Et je pense que c’est le seul endroit dans le monde où l’on joue l´Hymne de la République ce jour car Nicolás Estévanez était républicain. Il a été Ministre de la Première République, non pas celle qui a été perdue en 1939, mais celle proclamée à Madrid, à la Puerta del Sol, et dont Martí a ressenti la clameur populaire dans la petite chambre où il a vécu lors de son exil espagnol.

C´est pour cette raison que ce jour on joue l´hymne parce que l’acte, en plus, a été organisé quand on luttait on se battait en Espagne et quand les premières nouvelles à Cuba de sort et du destin des jeunes cubains ont unis le peuple espagnol. C’est pour cette raison, quand Pablo de la Torriente Braun est mort, un des plus grands poètes de langue espagnole, Miguel Hernandez, a dit qu’il avait le soleil de l´Espagne dans les yeux et celui de Cuba dans les os.

Aujourd´hui, nous rendons hommage à Nicolás Estébanez et nous rendons hommage aux étudiants, dont leur martyr a commencé plus ou moins à ce moment. Là, depuis très tôt, le monument est rempli de fleurs et d’offrandes. Aujourd´hui ce n´est pas un jour de pachanga, c´est jour pour baisser le tête dans l’endroit qui s’est converti pour Cuba en un autel de sang et pour se souvenir de ceux qui ont souffert ce martyr avec dignité, qui ennoblit le corps médical, la condition d´étudiant et la condition cubaine. C´est aussi un jour pour se souvenir de ceux qui étaient solidaires avec eux, au meilleur et au plus représentatif du peuple espagnol qui est l´un de nos racines.

Je me souviens avec tendresse les années quand je suis venu à cet événement, quand venait de décédé l’Historien, mon prédécesseur et mon maître, quand je venais avec sa veuve, María Benítez. À cette époque il n’y avait pas tant de jeunes dans le public. Il y avait les Cubains que revenaient de la guerre civile espagnole. Il y avait Ramon Nicolau, qui a été chargé de trouver des volontaires pour l´Espagne, tous ces anciens qui ont porté la médaille de la République et le drapeau tricolore de la République Espagnole.

Tous sont morts au cours des années, un destin commun, entre eux, Don Ramón de Lorenzo, qui a accompagné fidèlement Emilio Roig et qui a été aussi le fondateur de la Société d’Amitié Cubano-Espagnole.

Ce jour-là, en déposant ces fleurs de nous tous, nous rendons un hommage. Nous n’oublierons jamais, comme nous n´oublions pas Martí, qui, en exil en Espagne, a reçu la nouvelle que certains de ceux qui avaient été ses compagnons et qu’il avait peut-être connu, étaient morts ce matin à La Havane et il a récité l’ardent poème que nous connaissons tous : « Cadavres aimés qui un jour, étaient dans les rêves de ma patrie ».

Merci beaucoup.

Discours d´Eusebio Leal, le 27 novembre 2013 sur le trottoir du Louvre à La Havane


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