Gabriel Garcia Marquez : en replay sur Arte

dimanche 24 avril 2016
par  Michel Porcheron

Séances de rattrapage pour ceux qui n’étaient pas devant leur téléviseur, seul ou en famille, dans la soirée du dimanche 17 avril. A (re) voir sans modération.
Le documentaire inédit (en France) sur Gabriel Garcia Marquez, de Justin Webster, de 90 mn est accessible en replay et en streaming sur Arte, jusqu’au 17 mai.
L’occasion de voir s’il s’agit d’un « merveilleux film, jamais hagiographique » (Télérama) ou d’un « portrait un peu long, par trop hagiographique » (Le Monde)
(mp)

Gabriel Garcia Marquez : en replay sur Arte

par Michel Porcheron

Arte a diffusé le dimanche 17 avril (diffusion unique) en seconde partie de soirée, le documentaire inédit (90 mn) de Justin Webster sur Gabriel Garcia Marquez, « Ecrire pour vivre »

Voir notre : http://cubacoop.org/spip.php?page=article&id_article=2715

Le film est désormais accessible en replay et en streaming, jusqu’au 17 mai.

http://www.tv-replay.fr/gabriel-garcia-marquez/

« Jamais hagiographique » ou « par trop hagiographique » ?

En effet selon Télérama (Christine Ferniot), « La lumière des paysages, la gaieté, la vie… Tout dans ce portrait tracé par les compagnons de route de « Gabo », nous ramène à l’écrivain colombien. Un merveilleux film, jamais hagiographique. En particulier lorsque est évoquée sa longue amitié avec Fidel Castro ».

Et pour Le Monde (Josyane Savigneau) « Omettant les sujets polémiques, un portrait passionnant, un peu long, trop chronologique, par trop hagiographique. Le passage vraiment trop rapide sur les images de son amitié pour Fidel Castro n’est pas le meilleur du film ».

A la gloire de « Gabo »

(Source : Le Monde/16 avril 2016/Josyane Savigneau)

Un portrait par trop hagiographique du Prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez, qui omet les sujets polémiques.

A la question « qui était Gabriel Garcia Marquez, “Gabo” pour ses amis ?  » (1927-2014), Prix Nobel de littérature 1982, le film de Justin Webster ne répond pas vraiment. Un peu long, trop chronologique, trop détaillé, il évacue une certaine complexité. S’y ajoute un commentaire hagiographique et une manière de passer très vite sur les sujets qui font polémique. Pourtant ce « Gabriel Garcia Marquez. Ecrire pour vivre » est passionnant – très belles images, excellents documents d’archives, dont des entretiens avec Garcia Marquez à plusieurs âges de sa vie.

Dès le début, la prise de parole de l’ancien président américain Bill Clinton annonce que tout sera sur le mode de l’admiration excessive :« Il relate de mille façons combien il est vain de nier la primauté de l’esprit ».

Puis on passe à une annonce grandiloquente de sa mort, le 17 avril 2014, heureusement accompagnée des hommages de gens de la rue, et au discours du Nobel, par un Garcia Marquez à l’air trop satisfait – on saura plus tard qu’il « y pensait depuis vingt ans ». L’un des guides choisis pour ce voyage sur les traces de « Gabo » est Juan Gabriel Vasquez (né en 1973), colombien lui aussi, et qui dit devoir sa vocation d’écrivain à celui qui « a transformé la littérature occidentale du XXe siècle ». Il est rejoint par Gerald Martin, biographe, et Plinio Apuleyo Mendoza, l’un des plus anciens et proches amis de « Gabo ».

Une vie en fiction

La première étape est le village natal de Garcia Marquez, Aracataca – Macondo dans son œuvre. Et là, cela devient très intéressant, avec les témoignages de son frère, de sa sœur, car on comprend comment tout cela est devenu fiction. Les neuf premières années chez les grands-parents, qui, dit la sœur, « [leur] laissaient faire tout ce qu’[ils] voulai[ent] ». Le père – pour lequel « Gabo » gardera toujours une méfiance qui vient le chercher pour l’emmener vivre à Sucre, où il rencontrera la belle Mercedes, qu’il épousera plus tard.

En 1943, à 16 ans, le jeune Gabriel décide de partir pour Bogota, ville froide. C’est là que commence le long chemin qui le mènera au succès, avec une nouvelle publiée dans El Espectador, immédiatement célébrée comme marquant la naissance d’un nouvel écrivain.

« Là, j’ai compris que je m’étais mis dans un sacré pétrin », commente-t-il, ne pouvant plus reculer devant son désir de roman. Pour vivre, il fait, avec bonheur, du journalisme. Au milieu des années 1950, il part pour l’Europe. A Paris, il rencontre Tachia Quintana, une actrice espagnole avec laquelle il a une liaison vite interrompue. « Mais nous sommes restés amis », dit-elle dans un témoignage touchant. Là, il écrit Pas de lettre pour le colonel –« contrairement aux critiques, je pense que c’est mon meilleur livre ».

Ensuite, «  Gabo  » s’installe au Mexique, qui demeurera sa résidence principale jusqu’à la fin. Il doit trois mois de loyer, sa femme négocie avec le propriétaire pour qu’il attende la publication du roman en cours. C’est Cent ans de solitude – 1967, il a 40 ans –, un triomphe, comme insiste la grande agente littéraire Carmen Balcells (1930-2015) : « Grâce à lui, j’ai accompli une révolution éditoriale. »

L’accompagnement de cette gloire et le passage vraiment trop rapide sur les images de son amitié pour Fidel Castro ne sont pas le meilleur du film. Et, comme toujours, quand on fait trop long, on n’arrive pas à finir. On ne sait rien des dernières années, sauf que « Gabo » « perdait la mémoire ».

(mp)


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