MAI éblouissant à la Maison Victor Hugo !

jeudi 30 juin 2016
par  Lisa del Prado

C’était le "Mai de la France" et avec la Maison Victor Hugo, nous avons tenu à y être particulièrement présents. Bien évidemment avec l’exposition "Ernest Pignon Ernest - Alejo Carpentier" production de notre association, mais aussi avec le "Concert Lyrique" que nous avons co-produit avec le "Festival des Musiques Interdites’" de Marseille, mais égalementi avec les conférences sur le Prix 2015 Maison Victor Hugo...Merci à la Maison Victor Hugo, à sa directrice et à son personnel pour l’accueil et le soutien à ces initiatives culturelles. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à leur succès.
RG

Vous trouverez la traduction du texte en PDF à la suite à sa présentation en espagnol.

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Maison Victor Hugo // Mai 2016

Le mois de Mai est arrivé à Cuba avec un accent français qu’on peut voir dans les diverses manifestations culturelles. Le 11 mai 2015, lors de l’audience à Cuba du président François Hollande, il a annoncé Mai pour célébrer le Mois de la Culture Française à Cuba et vice-versa, ce qui a permis d’élaborer un programme d’activités organisées par l’Ambassade française, le Ministère de la Culture à Cuba, le Bureau de l’Historien et la Casa de las Américas. Des nombreuses institutions ont adhéré à cette célébration avec des propositions artistiques d’excellente qualité et la Maison Victor Hugo ne fait pas l’exception.

Des jours intenses de travail ont permis différentes activités pour ces amis qui nous visitent. On a commencé le mois avec l’ouverture de l’exposition de l’artiste français Ernest Pignon-Ernest, inspiré par l’œuvre littéraire Concert Baroque de l’écrivain cubain Alejo Carpentier. L’exposition était composée par 30 grandes toiles, illustrées avec des portraits de musiciens référencés dans la pièce littéraire et d’autres données sur l’artiste français et son approche à l’écrivain cubain ; en plus d’autres toiles avec des photos de cette première exposition des portraits, lors du Festival de Musiques du 1982 en Uzeste.

Cette occasion l’expo a été en charge par la commissaire Agnès Le Gouze, qui a travaillé avec la Maison Victor Hugo lors de l’expo Trois Mers, pendant la Biennale de La Havane 2015. Le jour d’ouverture on a compté avec la présence de M. Jean-Marie Bruno, ambassadeur de France à Cuba, et d’autres membres du Services Culturelles de l’Ambassade, tels que Mme. Françoise Cochaud et M. Philippe Murcia. En outre, M. Bernard Montagne, qui est le Secrétaire Général de l’association Cuba Coopération France, et d’autres membres du ministère de la Culture de Cuba, ont assisté au rencontre.

La Fondation Alejo Carpentier a collaboré dès le début avec le projet et a fourni des images précieuses de l’écrivain et des données historiques de sa vie et son œuvre. M. Rafael Rodriguez Beltran, vice-président de la Fondation, a partagé avec nous quelques impressions sur La musique dans la création littéraire de Carpentier, qui a une très importante connexion avec Concert Baroque.

En outre, Mme. Graziella Pogolotti, présidente de la Fondation, a fourni la conférence : Carpentier et l’art pictural, dont elle a donné un aperçu de la relation étroite de l’écrivain avec les artistes de la première et la deuxième avant-garde cubaine, y compris son père Marcelo Pogolotti, et d’autres auteurs de cette période. Elle a déclaré les caractéristiques d’une nouvelle génération de peintres qui commençaient à faire un art avec une identité nationale très marquée, capable de connecter avec la réalité d’un moment historique difficile pour les cubains. Se référant à Carpentier, Mme. Pogolotti a expliqué les liens forts avec l’intellectualité artistique et le rôle important qu’il ait en tant que promoteur d’événements culturels de son époque. Les participants ont apprécié l’échange avec Mme. Pogolotti ; ensuite ils ont visité l’expo Ernest Pignon-Ernest pour connaître plus des détails.

L’initiative Ernest Pignon-Ernest a augmenté la fréquentation de notre institution et l’échange d’expériences avec les visiteurs sur le processus de préparation de celle-ci. On avait organisé des visites guidées pour les personnes âgées et les enfants qui ont partagé avec nous leur passion et leur préférence pour la musique. On a souligné l’importance de l’exposition dans le domaine des arts visuels, la musique, la littérature et l’histoire, ainsi que la maîtrise d’Alejo Carpentier autour de la création musicale, les compositeurs et les pièces les plus importantes.

Avec l’aide bénévole de Jocelyn Ganga Goma, qui travaille avec l’association Cuba Coopération pour le développement des matériels audiovisuels qui peuvent promouvoir des évènements et des initiatives culturelles, on a réalisé un court reportage sur l’expo, dont la directrice Mme. Lisa del Prado donne une explication détaillée de la naissance de cette belle idée et ses précédents en France. Ce reportage accompagnera l’expo jusqu’au fin juin, avec une projection bouclée dans l’espace Jean Valjean, où le public pourra apprécier les œuvres et écouter rapidement une très claire et concrète explication sur l’expo Ernest Pignon-Ernest.

Le cinéma n’a pas été exclu des activités collatérales de l’exposition et le programme cinématographique de la Maison a compté cette fois avec le film Le siècle des lumières, long métrage basé sur le roman d’Alejo Carpentier. L’ouverture du film a été en 1992 et dirigé par Humberto Solas. L’argument est développé à La Havane du dix-huitième siècle, où trois jeunes aristocrates connaissent à Victor Hughes, homme du commerce à Marseille, qui habite à Port-au-Prince et qui intégrera aux autres jeunes ses idées des Lumières et de la Révolution française. Cette adaptation de la littérature au cinéma démontre les capacités créatives de l’écrivain et la richesse de raconter une histoire qui va au-delà des limites de l’écriture jusqu’à devenir proposition filmique.
Depuis le premier lundi du mois, le centre culturel a développé un Cycle des Conférences du Prix Maison Victor Hugo 2015. Ont été présentés les essais gagnants par catégorie de la dernière édition du concours. Cette initiative a conduit à rencontrer et socialiser les résultats des recherches des concourants et a donné l’occasion de découvrir des contributions françaises précieuses à la culture cubaine.

Le cycle a commencé par le jeune Roibel Pol Diaz, lauréat du Troisième Prix dans la catégorie Esméralda, avec le texte : La France est dans la ville. Le travail est une approche rigoureuse à la présence française dans la conception du centre historique de Cienfuegos et son reflet dans les expressions et les traditions du patrimoine qui persistent dans l’environnement. L’auteur est fondé sur les hérités français et thèmes tels que l’immigration ; les sciences, les arts et lettres ; l’architecture et l’urbanisme ; les progrès technologiques et les travails administratives selon l’histoire de la ville.

Un aspect d’intérêt trouvé dans sa recherche a été l’analyse du drapeau de Cienfuegos et les points de contact avec l’emblème français. Celle de Cienfuegos a été créé en 1869 par Clotilde Antonia del Carmen Rodriguez Lopez, première poétise de Cienfuegos qui a incorporé dans sa création un bouclier, une croix et une étoile, mais a gardé les couleurs du drapeau français.

Autre des conférenciers qui nous a rendu visite était Miguel Sanchez Leon, auteur de l’essai : Un voyage vertigineux : deux siècles de théâtre français à La Havane. L’auteur a réalisé une étude approfondie sur le répertoire théâtral français exposé à Cuba, qui lui a remporté le Troisième Prix dans la catégorie Hernani.

L’auteur Oreidis Pimentel Pérez, de la province de Camagüey, a fini le cycle qui correspond au mois de mai avec son texte Sur les traces françaises entre tinajones (jarres). Gagneur du Troisième Prix dans la catégorie Langue Française, il a réalisé un très intéressant essai sur l’empreinte française à Camagüey et ses apports à la culture, la science et l’art de cette ville. Pour l’occasion, nous avons réalisé une interview à propos de son texte et on a connu les motivations de ce jeune lettré à écrire cet essai. Oreidis Pimentel a appuyé comme hypothèse la pauvre présence française dans les études réalisé par les chercheurs de cette région de Cuba, au contraire de La Havane et Santiago de Cuba où on trouve beaucoup plus d’information sur cette influence étrangère. Il a aussi commenté que la ville de Camagüey a été victime des attaques des pirates dès l’époque coloniale et avec eux l’entrée au territoire de nombreux français, principalement pendant le XVII siècle avec l’arrivée des professeurs immigrants.

L’auteur a souligné les apports à la médecine de plusieurs français, comme par exemple, François Antomarchi, médecin de Napoléon Bonaparte, qui avait réalisé à Cuba la première chirurgie de cataractes. Au même temps, les principaux docteurs locaux se formaient en France, entre eux Carlos J. Finlay. D’autres personnages ont arrivé à la région : l’arpenteur François Lavalle et Eloy Beauvilliers, brigadier d’artillerie du mambí Ignacio Agramonte. Les manifestations artistiques ont aussi compris l’influence française, laquelle on voit surtout dans l’architecture.

Comme d’habitude, la Maison Victor Hugo est devenu encore une fois le siège du 19ème Festival du Cinéma Français à Cuba, avec la projection de deux films chaque mardi du mois de mai, dans les horaires de 10h00 et 16h00. Cet espace a permis d’étendre les sièges de l’événement et avoir plus de personnes sur chaque plateau de tournage. 8 films ont été exposés, entre eux Les héritiers, dirigé par Marie-Castille Mention-Schaar. Le film raconte l’histoire d’Anne Gueguen, un professeur d’histoire de l’école avec un groupe difficile et essaie de changer leur vie en les convaincre de participer à un concours national sur ce que cela signifie d’être un adolescent dans un camp de concentration nazi. Un projet qui changera leur vie.

D’autres titres présentés au cours du mois ont été : Eden, réalisé par Mia Hansen-Løve ; La prochaine fois que je vais pointer vers le cœur, de Cédric Anger ; Souvenirs, de Jean-Paul Rouve ; La première fois, de Maxime Govare et Noémie Saglio ; Bande des filles, de Céline Sciama ; Connexion Marseille, de Cédric Jimenez ; et Hippocrates, de Thomas Lilti.

Les films se distinguent par une approche de la réalité française et les préoccupations des êtres humains dans le contexte où ils vivent. Les sujets plus élaborés sont les relations, les problèmes raciaux et religieux, préjugés à l’égard d’une sexualité libre et responsable, et la politique. Ces préoccupations sont communes à toutes les sociétés modernes et les cinéastes les transforment en des histoires qui reflètent le style de vie de plusieurs.

La bonne musique n’a manqué pas dans le programme culturel. Après plusieurs journées intenses de travail avec Michel Pastore, président du Festival Musiques Interdites de Marseille, la soprano française Emilie Pictect, le chef d’orchestre Giovanni Duarte du Grand Théâtre Alicia Alonso ; le public a apprécié le concert lyrique Marie Galante ou l’exil sans retour. L’opéra prend quelques passages du roman homonyme de l’écrivain français Jacques Deval (publié en 1931), qu’a été adapté, chanté et orchestré par le musicien Kurt Weill, à Paris en 1934. Dans cette occasion, par la première fois à La Havane, la présentation a compté avec 200 personnes dans le public, qui ont apprécié un répertoire varié de chansons en espagnol et français. L’œuvre musicale a compté aussi avec la présence de l’écrivain, journaliste et critique d’art M. Toni Piñera, qui a développé le rôle de récitant et qui a collaboré avec la communication de cet événement, avant et après le concert. La directrice de la Maison Victor Hugo, Mme. Lisa del Prado, pendant les mots d’ouverture du concert a expliqué l’importance de cette œuvre en tant que claire dénonciation des crimes du fascisme. Les spectateurs ont apprécié cette initiative différente, quelques-uns ont pleuré et ont remercié la réalisation de cette activité à l’occasion du Mois de la Culture Française à Cuba.

Les organisateurs de l’événement et la Maison Victor Hugo ont remercié la collaboration avec le Théâtre Martí et aux employés pour le professionnalisme et l’engagement démontré à la réalisation d’un concert d’excellente qualité. Également on remercie encore une fois l’appui inconditionnel de l’association Cuba Coopération France pour contribuer à la connaissance de la culture française à La Havane, cette fois avec ce merveilleux concert lyrique.

La Tertulia Musicale du Duo Caliz, intégré par Luis Manuel Molina (guitare) et Vicente Monterrey (clarinette) est arrivé pour enrichir notre programme culturel, comme d’habitude. L’occasion a été dédiée au centenaire de la naissance d’Isaac Nicola Romero, père de la pédagogie de la guitare à Cuba. En compagnie des jeunes invités, les musiciens ont interprété un répertoire varié de musique classique et contemporaine, avec des mélodies telles que Soir d’hiver (de Claude Léveillée) et My heart will go on (de James Horner, thème du film américain « Titanic »). Cette rencontre musicale est devenue habituel dans notre institution et chaque mois le public apprécie et remercie de l’occasion.

Le dernier week-end du mois a été également animé par la présentation du groupe musicale Ensemble du Vents Nueva Camerata, avec un très intéressant format qui va en dépendance des besoins timbre-sonores de ses intégrantes à l’heure d’abordé certaines partitions, soient originales ou adaptations pour eux ; en commençant toujours des formats classiques de vent comme les trios, quartets, le quintet classico, jusqu’aux octets type Mozart, en obtenant à chaque moment des combinaisons de tonalités très devinées qui permettent aborder avec flexibilité toute la musique.
Le public a pu écouter œuvres de F. J. Haydn, W. A. Mozart, F. Schubert et de deux importants compositeurs cubains : Frank Emilio et José A. García. Le clarinettiste français Richard Vieille, professeur du Conservatoire Supérieur de Musique à Paris, a classifié Nueva Camerata avec un son original et un très délicate gout à l’heure d’interpréter la musique, qualités qui font de ce quintet cubain un groupe d’excellence.
Le mois de la culture française est terminé, mais il y a toujours dans la ville des influences culturelles que différentes endroits réalisent.

L’équipe de travail de la Maison Victor Hugo compte toujours avec le soutien et appui de Cuba Coopération France et le Bureau de l’Historien de La Havane, pendant un intense période des initiatives culturelles. Le programme de notre institution s’est enrichi avec des nouvelles initiatives d’expositions, musique, cinéma, littérature et dialogue, en donnant à la culture française un emplacement spécial. Nous avons travaillé avec un public très varié, et nous avons accueilli à tous les amis qui nous visitent dès plusieurs pays. On finit comme ça le premier Mois de la France à Cuba, et la Maison Victor Hugo sera toujours un lieu de rencontre de nos cultures.


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