Le blocus est une politique du passé et doit cesser ! Un entretien exclusif ...

samedi 23 juillet 2016
par  Sergio Alejandro Gómez

Ainsi que nous l’avions annoncé dans notre Lettre Hebdomadaire du 21 juillet dernier, nous publions la totalité de l’entretien exclusif accordé à Granma International par Josefina Vidal, Directrice Générale chargée des Etats Unis au Ministère des Relations Extérieures, qui a conduit la délégation cubaine aux conversations avec les Etats Unis.
Elle fait un état précis des avancées, des difficultés, des blocages de la part de ces derniers et de l’intense travail mené par les négociateurs cubains. Nombre de ses propos apporteront des réponses aux interrogations des amis de Cuba et au-delà. A faire donc connaitre autour de vous !
RG

Un entretien exclusif avec Josefina Vidal...

« NOUS avons beaucoup travaillé pour parvenir à un changement dans la politique des États-Unis vis-à-vis de Cuba », signale Josefina Vidal, qui a conduit la délégation cubaine aux conversations avec les États-Unis qui ont débouché sur l’ouverture d’un nouveau chapitre dans les relations bilatérales.

Mais elle ne parle pas des démarches difficiles entreprises depuis un quart de siècle sur ce sujet. « Il faut savoir lire l’histoire pour savoir que Fidel a fait part à plusieurs reprises de la disposition de Cuba à discuter et régler les divergences avec les États-Unis par la voie des négociations, sans renoncer à un seul de nos principes. Et le général d’armée Raul Castro, en assumant la direction de notre gouvernement, a signalé que nous avons toujours été prêts à normaliser les relations avec ce pays sur un pied d’égalité ».

Ce processus a été amorcé le 17 décembre 2014, au terme d’un demi-siècle de résistance du peuple cubain à tout genre d’agressions. Quelques mois plus tard, le 20 juillet 2015, les bâtiments qui abritaient jusque-là les sections d’intérêts dans chaque capitale ont retrouvé automatiquement leur statut d’ambassade.

Un an après ces événements, Granma international s’est entretenu en exclusivité avec Josefina Vidal dans son bureau situé au 6e étage du ministère des Relations extérieures, à la Direction générale chargée des États-Unis.

- Parlez-nous des progrès accomplis jusqu’à ce jour…

Pour avoir un bilan le plus complet possible, il faut analyser une période qui s’étend sur plus d’une année. Il faut tenir compte du processus de négociations de près de six mois qui a précédé le rétablissement des relations diplomatiques.

Je préfère donc parler des progrès enregistrés pendant ces 19 derniers mois. Au cours de cette étape, des résultats ont été obtenus dans des domaines prioritaires et d’intérêt pour Cuba, dans les sphères politiques et diplomatique, ainsi que dans la coopération et le dialogue sur des questions d’intérêt bilatéral et multilatéral.

Parmi les aspects prioritaires pour Cuba figure le retour de trois de nos Cinq héros incarcérés aux États-Unis, l’exclusion de Cuba de la liste des États terroristes et le renouvellement du dépôt de la marque de rhum Havana Club dans ce pays.

Dans le domaine politico-diplomatique, je dois mentionner la création de la Commission bilatérale Cuba-États-Unis pour le suivi de l’agenda ultérieur au rétablissement des relations. Nous avons eu trois réunions, avec siège alterné dans les deux pays, et deux autres sont encore prévues.

Il était important de nous doter d’un mécanisme de ce genre afin d’aborder les points encore en suspens, la coopération dans des branches d’intérêt commun et les dialogues sur des questions d’intérêt bilatéral et multilatéral.

Concernant la coopération, dix accord ont été conclu et d’autres sont encore en discussion, concernant notamment la lutte contre le trafic de drogues, le respect et l’application et la loi, les opérations de secours et de sauvetage, les réponses aux déversements d’hydrocarbures en mer, la météorologie, les données sismiques et les aires terrestres protégées, entre autres. Des progrès ont été réalisés dans certains de ces aspects et ce travail pourrait se terminer avant la fin de l’année.

Pour s’en faire une idée, il suffit de rappeler qu’entre le 1er janvier 1959 et le 17 décembre 2014, Cuba et les États-Unis n’avaient signé que sept accords bilatéraux, y compris trois dans le domaine migratoire, dont cinq ont survécu. Si nous comptons le rétablissement des relations diplomatiques, cela fait 11 accords au cours de ces 19 derniers mois.

Peut-on affirmer que ces résultats sont significatifs ? Non, je ne pense pas, pour deux pays qui n’ont pas eu de relations pendant un demi-siècle. Ces progrèssont-ils suffisants ? Non plus. Il reste encore beaucoup à faire.

- Les avancées dans la sphère économico-commerciale ?

Dans ce domaine, nous venons à peine de signer les premier accords entre des entreprises cubaines et nord-américaines dans des activités comme que les services de télécommunications, la gestion hôtelière et les services de croisière, en profitant des espaces encore limités créés par les mesures adoptées par le gouvernement du président Barack Obama visant à modifier l’application de certains aspects du blocus. Bien des choses pourraient être faites si cette politique était éliminée.

Le blocus est toujours en vigueur. Les restrictions aux exportations depuis les États-Unis persistent dans des branches clés pour notre économie, et nous ne pouvons pratiquement pas exporter de produits cubains vers ce pays. Les autorisations d’investissements étasuniens à Cuba ne sont toujours pas délivrées, au-delà de celles octroyées dans le domaine des télécommunications. Jusqu’à présent il nous a été impossible de normaliser les relations bancaires. Et tout ceci pourrait être autorisé à travers des décisions exécutives du président.

Les composantes dissuasives et punitives du blocus, et ses effets discriminatoires à portée extraterritoriale ont toujours des conséquences négatives pour Cuba. Nos transferts financiers sont toujours bloqués, nos paiements sont toujours gelés et on continue de nous refuser des services en tout genre, et d’infliger des amendes aux banques et aux entreprises qui font des affaires avec notre pays. C’est pourquoi la levée du blocus demeure une priorité pour Cuba. Il est donc essentiel qu’il soit supprimé pour avancer vers une normalisation des relations. Le blocus est une politique du passé et doit cesser.

- Comment se fait-il que Cuba n’ait pu utiliser le dollar dans ses transactions internationales plusieurs mois après la levée de cette restriction par l’administration Obama ?

Cuba n’a pas encore pu faire de paiement ni de dépôt en liquide en dollars étasuniens. Les 49 amendes infligées par le gouvernement du président Obama aux entités étasuniennes et étrangères pour avoir fait des affaires légitimes avec Cuba, pour un montant de 397 416 827 dollars, un chiffre sans précédent dans l’histoire de l’application du blocus contre notre pays, produisent toujours des effets intimidants.

Jusqu’à présent, les États-Unis n’ont émis aucune déclaration politique ni aucun document légal expliquant aux banques du monde que les opérations avec Cuba sont légitimes et ne feront l’objet d’aucune sanction.

- Même si le centre de l’attention se déplace vers le blocus, Cuba a d’autres revendications essentielles dans son agenda vers la normalisation… Ces points sont-ils sur la table des négociations ?

Le blocus, la restitution du territoire illégalement occupé par la Base navale à Guantanamo, la politique migratoire exclusive pour les Cubains, les programmes subversifs, les transmissions de radio et de télévision illégales, les compensations et la protection de la propriété industrielle sont des points permanents à l’ordre du jour pour Cuba dans ses échanges officiels avec les États-Unis.

Il n’y a pas une voie unique pour parvenir à une solution sur ces questions. Par exemple, il a suffi de quelques mois pour que Cuba soit retirée de la liste des pays soutenant le terrorisme, ce qui était une priorité pour nous. La décision était entre les mains de l’exécutif. Mais il y a des thèmes plus complexes qui demanderont plus de temps. Il ne faut pas oublier non plus que la solution à certains de ces problèmes relève du Congrès.

Pour Cuba, la restitution du territoire usurpé à Guantanamo est également essentielle. C’est un cas unique au monde : une base militaire occupée à perpétuité et illégalement contre la volonté du gouvernement et du peuple du pays où elle est située. Il n’y a pas eu une seule réunion où nous n’ayons pas mis cette revendication sur la table, comme nous l’avons fait pour le blocus.

Pour avancer dans l’amélioration des relations, il faudra aussi que d’autres politiques appliquées par le gouvernement des États-Unis et qui portent préjudice à la souveraineté cubaine soient supprimées. Ce sont des politiques héritées d’un passé d’affrontement et d’hostilité qui nuisent à notre pays et ne correspondent pas au climat bilatéral actuel.

L’étape actuelle est marquée par une interaction bilatérale sans précédent avec la persistance de politiques du passé, ce qui confirme, comme nous l’avons signalé à d’autres reprises, que le processus de normalisation des relations avec les États-Unis sera long et complexe. Mais nous allons persévérer comme nous l’avons toujours fait.

- Il est récurrent d’entendre dire que durant cette année les changements sont venus du côté des États-Unis et que Cuba a peu ou rien fait en échange. Faut-il donner quelque chose en échange de la justice ?

On ne peut pas appeler concession la rectification, de la part du gouvernement des États-Unis de politiques erronées.

Nos deux pays ont pris des mesures souveraines dans le cadre de ce processus pour améliorer le climat bilatéral.

Mais les relations entre Cuba et les États-Unis ont été asymétriques. Par conséquent, c’est aux États-Unis de démanteler les politiques hostiles unilatérales qui ont insufflé une dimension conflictuelle aux relations entre les deux pays. Cuba n’a pas de politiques de ce genre.

- Le respect est un mot à l’ordre du jour depuis le 17 décembre 2014. Est-ce un simple formalisme ?

Le gouvernement des États-Unis a tardé 56 ans à reconnaître le gouvernement légitime de Cuba. Mais il est important de dire clairement que chaque fois que la Cuba révolutionnaire s’est assise à la table des négociations avec les États-Unis, y compris lors des épisodes sporadiques du passé, elle l’a toujours fait sur un pied d’égalité et sur la base du respect, de la réciprocité, sans conditions ni concessions d’aucune sorte sur des questions de principes de notre politique interne et internationale.

- La visite du président Barack Obama a été un des moments marquants de cette dernière année, et un exemple de cette reconnaissance. Plusieurs mois plus tard, pensez-vous que ce voyage aura permis d’avancer dans les intérêts cubains et dans la normalisation des relations ?

Cette visite a constitué un pas important dans le processus en vue d’une amélioration des liens. Elle aura également permis de lui faire part de nos positions sur des questions prioritaires pour notre pays.

Il est important de signaler qu’Obama est venu dans la Cuba révolutionnaire, socialiste, souveraine et indépendante, pour s’entretenir avec le leadership historique de la Révolution, et non pas comme le fit un autre président des USA, Calvin Coolidge, qui il y a 88 ans avait visité la Cuba néocoloniale, le protectorat instauré par l’Amendement Platt qui avait été imposé par les États-Unis durant la dictature de Gerardo Machado.

- Les autorités des États-Unis, y compris le président Obama, ont déclaré qu’ils changent leurs méthodes mais pas leurs objectifs. Quelle est, pour Cuba, l’implication de cette affirmation ?

En rétablissant les relations, nous avons décidé, sur un pied d’égalité et sur des bases de réciprocité, de développer des relations respectueuses et de coopération, basées sur les principes et les objectifs de la Charte des Nations Unies et du Droit international.

Nous avons établi clairement les règles et nous n’aurons de cesse d’exiger le respect de ces règles.

- Les États-Unis ont une longue histoire de manquements de ces préceptes…

Les relations avec les États-Unis ont toujours constitué un défi pour Cuba. Depuis leur genèse, ces liens ont toujours été marqués par la contradiction entre l’intention des États-Unis de dominer notre Île et la détermination des Cubains d’être libres et indépendants. Et cela ne changera pas.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons très bien quel est l’objectif des États-Unis et nous ne baisserons pas la garde. Nous resterons toujours vigilants. Par ailleurs, le processus bilatéral actuel nous donne des occasions d’avancer pour la première fois dans la solution de problèmes encore non résolus — non seulement accumulés au cours des 56 dernières années mais datant de siècles — et d’obtenir des bénéfices pour le pays et pour son développement grâce à la coopération dans des domaines d’intérêt mutuel et aussi avec l’érosion graduelle et l’éventuelle levée définitive du blocus, qui peut nous permettre de faire du commerce et de placer sur ce marché les produits et les services cubains. Il s’agit de tirer profit des opportunités tout en étant pleinement conscients des défis à relever.

- Sommes-nous prêts ?

Tout comme nous nous sommes préparés pour résister à une politique d’hostilité frontale. Nous nous sommes préparés pour cette nouvelle période dans les relations bilatérales.

Cuba a beaucoup de points forts comme le sentiment patriotique, notre attachement à l’indépendance et à la souveraineté, l’unité nationale, notre solide culture nationale — y compris notre culture politique —, la solidarité, parmi de nombreuses valeurs qui ont été forgées tout au long de notre histoire, et consolidé au cours de ces près de 60 ans de Révolution socialiste sous la conduite de notre Parti, et qui nous accompagnerons dans cette étape. Il ne faut pas négliger de continuer d’inculquer nos valeurs et les transmettre de génération en génération.

« Le peuple cubain vaincra », a dit Fidel à la clôture du 7e Congrès du Parti. Et j’y crois fermement.

- À l’heure actuelle, nous assistons en Amérique latine à une contre-offensive des forces de droite qui coïncide dans le temps avec le changement dans les relations entre La Havane et Washington. Certains ont tenté de dénaturer les faits. Rechercher une relation civilisée avec Washington n’implique-t-il pas laisser de côté l’anti-impérialisme de la Révolution ?

Absolument pas.

Tout comme Cuba n’a jamais été anti-nord-américaine, elle est et restera profondément anti-impérialiste. Le fait que nous essayons de construire une relation de nouveau type avec les États-Unis n’implique pas, loin s’en faut, qu’elle entend renoncer à sa politique extérieure engagée envers les causes justes du monde, la défense de l’autodétermination des peuples et le soutien aux pays frères, sans renoncer à un seul de ses principes.

- Il existe au Congrès des États-Unis un bras de fer assez rude en ce qui concerne la question cubaine. Comment l’organe législatif étasunien a-t-il évolué ces derniers temps ?

Le rétablissement des relations diplomatiques, en raison de la dynamique qu’il génère et des intérêts qu’il suscite sur le plan interne aux États-Unis, est un pas qui peut contribuer à accélérer la solution de questions en suspens, y compris la levée du blocus. Nous l’avons vu dans les sondages, qui indiquent des taux de soutien sans précédent de 60% à la politique du président Obama vis-à-vis de Cuba, à la liberté des voyages dans notre pays et à la levée du blocus. Tout ceci génère un mouvement croissant de soutien déjà visible au Congrès.

Il y a toujours deux forces contraires : d’un côté ceux qui s’opposent aux processus vers une normalisation et veulent renverser les avancées obtenues, qui sont de plus en plus isolés et en perte de vitesse, même s’ils conservent encore une capacité de manœuvre et disposent de mécanismes internes et, d’un autre côté, ceux qui favorisent le cours actuel de la politique et sont en faveur de la levée du blocus, qui appartiennent aux deux partis et jouissent du soutien de la majorité de l’opinion publique et de larges secteurs de la société des États-Unis.

Des initiatives ont été présentées en faveur et contre la normalisation des relations. En 2015, ils s’étaient mutuellement annulés et ont été exclues des législations en discussion.

Certains analystes prévoient quelque chose de semblable en 2016, une année électorale où en général on a tendance à laisser de côté les sujets non prioritaires.

De nouvelles forces et de nouveaux secteurs se joignent aux actions en faveur des changements. Je pense que cette tendance va continuer, parce qu’elle représente le sentiment de la majorité des citoyens de ce pays.

- À votre avis, que peut faire de plus le président avant de quitter définitivement le Bureau Oval ?

Parmi les séries de mesures adoptées par les États-Unis pour modifier l’application du blocus figurent des questions d’intérêt pour Cuba, comme l’autorisation de crédits privés et pour l’utilisation du dollar, la reconnaissance du rôle de l’entreprise d’État cubaine dans le commerce bilatéral, même si leur mise en application a été affectée par les lois en vigueur du blocus.

Cuba a souligné qu’il est important que le président fasse usage de tous ses pouvoirs exécutifs pour continuer d’introduire des changements dans cette politique, ce qui serait une contribution à la continuité du processus actuel dans l’avenir.

En résumé, il peut faire beaucoup plus pour rendre irréversible le processus pour l’avenir.

- Quelle sera la place du changement de la politique envers cubain dans son héritage à la Maison-Blanche ?

Le fait d’avoir opéré un changement dans la politique envers Cuba appliquée par dix de ses prédécesseurs restera incontestablement dans l’histoire et fera partie de l’héritage du président Obama en matière de politique extérieure.

C’est pour cela, et aussi à cause de la résistance de Cuba et de son peuple, et à la reconnaissance de l’échec d’une politique adoptée pendant plus de 50 ans et des dommages qu’elle a provoqués à la population cubaine, ainsi que de l’isolement dans lequel ils se sont retrouvés du fait de cette politique, surtout en Amérique latine et dans la Caraïbe.

Le 17 décembre 2014 restera une date historique, aussi bien aux États-Unis qu’à l’échelle mondiale. Le monde reconnaît tout ce qui a été fait, mais il est conscient que davantage peut encore être fait, comme il le fait savoir chaque année à l’Assemblée générale des Nations Unies en condamnant le blocus .

- Selon vous, quel sera l’impact du résultat des élections sur les relations avec Cuba ?

On s’attend à ce que quiconque sera le prochain président des États-Unis devra agir en conformité avec le sentiment de l’immense majorité de l’opinion publique de ce pays, qui accorde un soutien écrasant au cours actuel de la politique vis-à-vis de Cuba.

- Que pouvons-nous attendre d’une normalisation des relations avec les États-Unis ? Est-ce possible ?

Je pense que même si un jour toutes les questions en suspens sont réglées, y compris le blocus et la restitution du territoire illégalement occupé à Guantanamo, pour qu’il y ait des relations normales les États-Unis devraient renoncer à leurs velléités historique de domination et de contrôle sur les destinées de Cuba. Autrement, des relations normales seront impossibles.

Nous pourrions tout au plus parvenir à une relation de coexistence civilisée, basée sur le respect, non axée sur les différences, qui continueront d’exister, mais sur les bénéfices qu’elle pourrait apporter aux deux pays et aux deux peuples ».


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