Au coeur de la formidable école de boxe olympique cubaine !

jeudi 11 août 2016
par  Posté par Roger Grévoul

Depuis l’avènement de la boxe cubaine sur la scène olympique, les plus grands champions et leurs successeurs se sont tous entrainés au même endroit, dans la même salle du complexe sportif FINCA à La Havane.

De là sont sortis les légendaires Teofilo Stevenson et Felix Savon de là arrivent les sélectionnés plain d’espoirs de gloire pour les Jeux de Rio !

L’école cubaine de boxe illumine la grande scène olympique depuis cinq décennies.

De la première médaille d’argent remportée par Rolando Garbey en mi-moyens à Mexico en 1968 à la dernière médaille de bronze décernée à Yasnel Toledo en poids moyens à Londres en 2012, du premier titre olympique apporté à son pays par Orlando Martinez en poids coqs à Munich en 1972 aux deux derniers succès en date, avec Robeisy Ramirez en mouches et Roniel Iglesias en légers sacrés à Londres, l’école cubaine de boxe illumine la grande scène olympique depuis cinq décennies. Elle totalise aujourd’hui 67 médailles, dont 34 en or, et a offert au monde quelques un des plus grands champions de l’histoire.

Qu’est-ce qui relie Teofilo Stevenson, le champion olympiques des poids lourds 1972, 1976, 1980 et Felix Savon qui a réalisé le même exploit légendaire dans la catégorie reine en 1992, 1996 et 2000, avec les jeunes boxeurs qui vont défendre leurs chances à Rio ? Tout d’abord, le complexe où ils se sont tous entraînés, modernisé au fil des années : la FINCA à La Havane, devenu un endroit mythique où beaucoup d’équipes de boxe du monde entier sont venues apprendre et se mesurer aux élèves de cette école très performante, à l’image de ce que font les judokas lorsqu’ils partent en stage au Japon.

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© GETTY IMAGES
Ensuite la transmission, puisque comme l’explique Johannys Argilagos Perez qui défendra ses chances en mi-mouches au Brésil : « la plupart de nos entraîneurs sont médaillés d’or mondiaux et olympiques. Ils nous donnent beaucoup d’indications sur la façon dont ils combattaient, ils nous motivent et ils nous apprennent tout ce qu’ils savent, afin qu’espérons-le, nous puissions un jour accomplir les mêmes exploits qu’eux. »

LA BOXE, PREMIER SPORT OLYMPIQUE CUBAIN

« C’est un grand honneur de s’entraîner dans la même salle où sont passés les grands boxeurs du passé, des champions olympiques comme Teofilo Stevenson et Felix Savon, et beaucoup d’autres », dit encore Johannys Argilagos Perez.

Les plus grands moments de la boxe cubaine olympique, ce sont à ce jour les Jeux de Moscou en 1980 (six médailles d’or, deux en argent, deux en bronze), ceux de Barcelone en 1992 (sept titres sur douze catégories et deux médailles d’argent) et ceux d’Athènes en 2004 (cinq champions olympiques, deux médaillés d’argent et un de bronze)

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© GETTY IMAGES
La compétence technique, la culture de la boxe alliées à des qualités physiques au-dessus de la moyenne, ont permis à l’école de boxe cubaine de porter au firmament plusieurs générations de boxeurs légendaires. La boxe est le meilleur sport de la plus grande ile des Caraïbes en terme de podiums olympiques, loin devant l’athlétisme (40 médailles) et le judo (35 podiums).

Parmi les anciens champions qui forment les futurs médaillés, il y a l’entraîneur Juan Hernández Sierra qui dans la catégorie Welters a remporté quatre titres mondiaux entre 1991 et 1999, et deux médailles d’argent olympiques à Barcelone en 1992 et à Atlanta en 1996. « Le matin on travaille sur l’entraînement physique et sur la technique. » explique-t-il au milieu des boxeurs qui font leurs gammes dans la salle de la FINCA. « L’après-midi, nous nous tournons sur les aspects technico-tactiques. Notre sport, c’est une confrontation directe contre l’autre personne. Donc, nous nous entraînons avec des combats, ici, dans la salle, entre coéquipiers, afin qu’ils gagnent de la confiance lorsqu’ils affronteront différents adversaires. Atteindre le top et devenir champion du monde ou champion olympique demande beaucoup de sacrifices, et de dévouement de la part des athlètes. »

Chacune des journées des boxeurs cubains commence par un long footing. Puis le travail commence, fitness, punching ball, shadow boxing face à un miroir, combats entre opposants variés. « Vous devez tout donner et encore même plus, lorsque que vous êtes fatigués et que vous devenez continuer. Vous devez combattre la fatigue. Mon but est d’aller en finale et de monter sur la plus haute marche du podium », annonce Yosvani Vietia, représentant cubain en poids mi-mouches. « Nous nous concentrons de plus en plus au fur et à mesure qu’approchent les Jeux, et notre entraînement est de plus en plus rigoureux », ajoute-t-il.

Cuba est un des rares pays à avoir obtenu sa qualification dans chacune des dix catégories de la boxe olympique masculine à Rio. Il n’aura pas en revanche de représentante dans une des trois catégories féminines. Sur le ring du pavillon 6 du complexe Riocentro, tous les boxeurs cubains auront à cœur de faire aussi bien que leurs glorieux ainés, tous viseront le podium, tous espéreront remporter un titre. Tous seront à suivre avec attention !


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