Ouragans, changement climatique et réduction des risques.

dimanche 8 octobre 2017
par  Jose Rubiera, Paula Lecomte, Traduit par Danielle Bergeron

« L’histoire de Cuba est pleine de violents ouragans qui ont causé de grandes pertes en vies humaines et de gros dégâts matériels ».C’est ainsi que José Rubiera, météorologue du Centre National des Prévisions à l’Institut de Météorologie de Cuba commence son article consacré aux ouragans et à leur conséquence dévastatrice.

L’auteur y dresse un tableau très précis de ces évènements avec leur historique depuis 1527, les études faites sur les phénomènes enregistrés à partir du XIXe siècle, les questions qui se posent face à l’activité humaine, l’augmentation de leur intensité aujourd’hui et d’ici la fin du XXIe siècle.

Il consacre ensuite ses deux derniers chapitres à l’énorme travail de prévention développé à Cuba : suivi et prévision de la trajectoire de l’ouragan, interaction entre les différents organes de la Défense Civile et des prévisionnistes, alerte précoce et protection de la population, éducation et information en amont, etc . . . « une grande réussite de l’expérience cubaine en matière de réduction des risques, conclut-il, face aux phénomènes météorologiques ».

Après le passage de l’ouragan Irma, le plus violent qu’ait connu Cuba ces dernières décennies, cette étude et ces informations nous éclairent sur la réactivité exceptionnelle des cubains, effectivement, face à ces phénomènes . . .

de Jose Rubiera. Félicitations à la traductrice Danielle Bergeron pour ce long travail de qualité

L’histoire de Cuba est pleine de violents ouragans qui ont causé de grandes pertes en vies humaines et de gros dégâts matériels. L’ouragan de 1527, le premier dont on ait gardé souvenir en raison de ses conséquences, causa d’importantes destructions dans la cité de Trinidad et coula une partie de la Flotte de Panfilo de Narvaez. A La Havane, le premier dont on sache quelque chose est celui du 24 octobre 1692, appelé Tempête de Saint Raphaël. Plus tard, plusieurs ouragans dévastèrent la capitale : celui du 15 octobre 1768 fit s’écrouler 70 verges (environ 60 mètres*) de l’épaisse muraille qui l’entourait ; ceux de 1792 et 1810 provoquèrent de nombreux dégâts et lors du dernier, la mer a même dépassé de 8 verges les mâts des drapeaux qui flottaient sur ses forteresses.

Ces ouragans furent suivis d’un autre, de forte intensité en 1844, puis vint celui de 1846, connu sous le nom de Tempête de San Francisco de Borja, le plus violent qui ait frappé La Havane, avec des rafales de vents qui atteignirent les limites actuelles des provinces de l’est. Ce système extrêmement puissant est classé parmi les rares cas de cyclones de catégorie 5 (vents supérieurs à 250km/h) sur l’échelle de Saffir-Simpson qui aient frappé le territoire cubain. Lors de son passage dans la capitale, le minimum de pression atmosphérique enregistré a été de 916 hectopascals, soit la plus basse jamais enregistrée à Cuba lors d’épisodes de ce genre.

Toutefois, ce sont les ouragans du XXe siècle qui ont été dans l’Ile la cause des plus grandes catastrophes. Celui du 9 novembre 1932, à Santa Cruz del Sur, Camaguey, de catégorie 5 et associé à des ondes de tempête de près de 7 mètres de haut, fit disparaître la ville et presque tous ses habitants, faisant 3033 morts. L’ouragan Flora, du 4 au 7 octobre 1963, ne fut pas violent par ses vents mais provoqua des pluies torrentielles pendant 72 heures dans la région orientale où se trouvent les plus hautes montagnes et les rivières dont les débits sont les plus forts du pays. Les précipitations de 1800 mm entraînèrent de graves inondations, avec un triste solde de 1150 morts. Il y eut d’autres ouragans de forte intensité en 1926 et 1944 à La Havane et dans l’ouest de Cuba ; également celui de 1933 au centre de la côte nord ; celui qui détruisit Cienfuegos en 1935 ; ceux encore de 1948, dans la partie occidentale jusqu’à Matanzas et de 1952 dans les provinces du centre.

De la fin des années 60 à 1995, seul Kate, de faible intensité, est resté dans les mémoires. Dans le reste de la zone du bassin Atlantique on a également enregistré une baisse de l’activité cyclonique. Mais depuis le milieu des années 90 jusqu’à nos jours, on a enregistré dans la région plus d’ouragans de forte intensité que dans toute autre période connue. Cela aurait-il un lien avec le changement climatique ?

Variabilité dans l’Atlantique Nord

Des études ont montré que dans le bassin de l’Atlantique Nord, les périodes d’intense et de faible activité cyclonique alternent depuis de nombreuses années. Repérées depuis le XIXe siècle, elles durent habituellement de dix à trente ans, bien que cette durée puisse varier.

On a observé à Cuba cette variabilité dans le nombre de cyclones tropicaux qui touchent chaque année le pays, avec des totaux qui vont de 0 à 6 (1909), quant aux ouragans, leur nombre varie de 0 à 4 (1886 et 1909). En plus de la variation d’une année sur l’autre, il existe en alternance des cycles actifs et inactifs, de hautes et basses fréquences. Ainsi les années 20 et l’époque qui va de 1973 à 1994 se caractérisent par une activité particulièrement faible. Malgré la baisse enregistrée au cours de cette dernière période, il y eut des cyclones tropicaux qui provoquèrent des désastres, comme Frédéric (1979), Alberto (1982) et Kate (1985), les deux premiers par des pluies torrentielles et le dernier par l’importante superficie concernée.

De 1909 à 1952 (44 ans), douze des quatorze ouragans violents survenus au cours du XXe siècle ont frappé l’Ile, ce qui ressemble à la série qui s’est produite entre 1844 et 1888 (45 ans), où huit des onze les plus forts du XIXe siècle l’ont atteinte.

Nous vivons à l’heure actuelle une nouvelle période d’intense activité cyclonique. Depuis 1995, ce sont neuf ouragans qui ont frappé le pays, dont cinq de forte intensité (catégories 3, 4 et 5). Il est intéressant de remarquer que ces épisodes intenses se sont produits entre 2001 et 2012.

De là il ressort que les périodes de faible et d’intense activité cyclonique ne peuvent pas être liées au changement climatique. Les études réalisées par le docteur William M. Gray** indiquent qu’il faut chercher

leur cause dans la circulation thermohaline, c’est-à-dire celle des eaux ayant un fort taux de chaleur et de salinité, provenant de l’océan au niveau mondial, qui alternent selon les périodes dans l’Atlantique Nord. (1)

Les amples fluctuations en fréquence et en intensité des cyclones tropicaux rendent plus difficiles la détection des tendances réelles à long terme, qui est aussi étroitement limitée par la faible disponibilité et qualité des données historiques globales. C’est pour cela qu’il subsiste, au niveau de la planète, une incertitude quant à savoir si les changements passés de l’activité cyclonique sont allés au-delà de la variabilité due aux causes naturelles.

Néanmoins, l’actuelle période de grande activité cyclonique revêt, dans l’Atlantique, un caractère particulier de par la quantité d’ouragans de forte intensité et la vitesse à laquelle se produit leur intensification. Il paraît presque évident qu’un autre facteur intervient aujourd’hui.

Le changement climatique et les ouragans de l’Atlantique

Si les caractéristiques des cyclones varient ou non, et dans quelle mesure, cela a fait l’objet de nombreuses recherches, avec des résultats parfois contradictoires.

L’Organisation Météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) ont créé ensemble le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) en 1988, en particulier pour évaluer de manière exhaustive, objective et transparente toute l’information scientifique, technique et socio-économique pertinente, afin de contribuer à la compréhension des fondements des risques associés au changement climatique provoqué par les activités humaines, ainsi que des impacts prévisibles de ce changement et les possibilités de s’y adapter et de le limiter. A partir de 1990, le GIEC a élaboré plusieurs rapports spéciaux, des méthodologies, des documents techniques ou autres qui sont depuis devenus la référence officielle des instances décisionnelles et des scientifiques.

En 2007, les dernières estimations du rapport du GIEC tendent vers une élévation importante des températures extrêmes pour la fin du XXIè siècle. Il indique de plus la probabilité de voir au cours de ce siècle augmenter dans de nombreuses régions la fréquence des fortes précipitations ou la proportion des pluies totales qui en découleront et augmenter la vitesse maximum moyenne du vent des cyclones tropicaux, même si cette augmentation ne se produit pas dans tous les bassins océaniques et si la fréquence mondiale des cyclones tropicaux diminue ou ne varie pas de façon importante.(2)

D’autres études, réalisées par James B. Elsner et al. (3) aux Etats-Unis avec des données globales recueillies par des satellites, ont conclu que les ouragans de l’Atlantique se font plus violents, en moyenne, tous les trente ans, ce qui est dû à l’élévation de la température de ses eaux. Toutefois, cela n’a pas été mis en évidence dans d’autres bassins océaniques tropicaux, du fait du manque de fiabilité ou du caractère incomplet des observations.

Par ailleurs, pour Thomas R. Knutson et al.(4), il est prématuré de conclure que les activités humaines produisent d’ores et déjà un changement détectable de l’activité des ouragans dans l’Atlantique, mais ils soulignent que le réchauffement d’origine anthropogénique aura probablement pour conséquence une augmentation à l’échelle globale de l’intensité moyenne des ouragans de 2 à 11% d’ici la fin du XXIè siècle selon le scénario A1B du GIEC.*** Ceci augmenterait le pourcentage du potentiel destructeur de chaque ouragan, au cas ou son ampleur ne serait pas réduite.

Il affirme de même que dans certains bassins océaniques, il est très probable qu’on assiste à une augmentation du nombre d’ouragans très intenses, au-delà de l’accroissement moyen déjà indiqué. Cette hausse de l’intensité est envisagée même en cas de diminution ou de faible variation du nombre global de cyclones tropicaux. De même, à la fin de ce siècle, le réchauffement climatique donnerait des cumuls de précipitations largement supérieurs à ceux des ouragans actuels, la prévision étant, d’après les modèles, de 20% de pluie en plus, en moyenne, à cent kilomètres du centre de l’ouragan.

Alerte précoce et protection de la population

Au XXIe siècle, les ouragans seront plus violents, c’est-à-dire que les trois éléments les plus dangereux de ces épisodes -les vents, l’onde de tempête qui frappera les régions côtières de plus en plus denses en résidents et en infrastructures économiques, et la pluie- vont s’intensifier. Ce qui augmentera de manière significative le risque et la vulnérabilité.

Face à un tel scénario, il est urgent d’adopter une stratégie d’adaptation à ce type de situation météorologique pour diminuer les pertes possibles tant humaines que matérielles, en appliquant des mesures de prévention adéquates et efficientes.

La prévention des ouragans à Cuba

Le suivi et la prévision de la trajectoire et de l’intensité à venir d’un cyclone tropical représentent une tâche ardue, complexe, impliquant une grande responsabilité du fait des décisions qu’il faut prendre dans des temps relativement courts, parfois avec peu d’informations, mais qui ont un impact direct sur la population et sur l’économie. C’est de plus un travail d’équipe dans lequel chaque pas que l’on fait compte. Pour parvenir au pronostic et diffuser un avis, différentes tâches doivent être effectuées, dont : obtention des données des stations météorologiques et des systèmes d’observation, y compris radars et satellites ; travail des systèmes de communications, nationaux et internationaux, qui transmettent le flux d’informations de et vers le Centre National de Prévisions de l’Institut de Météorologie (CNPIM) ; traitement de données sur les sites de travail et les ordinateurs ; utilisation de modèles de prévision, aussi bien nationaux que d’autres pays ; analyse de l’information disponible, pour obtenir d’abord un diagnostic et ensuite procéder à la prévision de la trajectoire et de l’intensité, ce pour quoi on emploie, outre les modèles numériques, le facteur le plus important : l’être humain, le météorologue avec son savoir et son expérience, qui s’avère souvent plus efficace que les meilleurs modèles numériques.

Puis, on procède à l’analyse et à la prévision des impacts des phénomènes dangereux que peut entraîner l’épisode dans certaines régions avant de rédiger l’Avis de cyclone tropical.

C’est alors que sont mises en œuvre les coordinations pertinentes entre la direction du CNPIM, le gouvernement et l’Etat Major National de la Défense Civile (EMN-DC). Ce dernier propose au Conseil de Défense National d’établir les phases et les mesures qu’il estime nécessaires. Enfin, les météorologues diffusent l’avis auprès de la population et la tiennent informée du phénomène météo à travers la télévision et la radio nationales. De même, les spécialistes de la DC font connaître leurs directives.

L’interaction entre les prévisionnistes et le système national de DC est précieuse car les indications et les actions de cet organisme permettent, au nom de l’Etat, de réduire les pertes humaines et matérielles.

Le CNPIM fournit la base scientifique nécessaire à la mise en œuvre des actions de protection dans tout le pays ; mais le système cubain est beaucoup plus vaste, puisque la loi prévoit que dans chaque école, lieu de travail ou entreprise, le directeur, l’administrateur ou le gérant est le responsable des tâches définies par la DC. Il en est de même à tous les niveaux du gouvernement. On peut donc dire que le système englobe tous les citoyens.

Un des facteurs décisifs est l’éducation de la population et son haut niveau de scolarisation. Dans le système d’enseignement -primaire, secondaire ou universitaire- il existe des cours de défense civile. On y apprend les bases de la météorologie et de plus, il y a des ateliers-clubs, des concours municipaux, provinciaux et nationaux qui encouragent la connaissance de ces sujets. Les météorologues prennent une part très active à l’éducation et à la prise de conscience à travers des conférences sur les lieux de travail et d’étude ou par des émissions de radio et de télévision -comme l’espace Université pour tous transmis sur les chaînes éducatives- où on a proposé des cours sur les ouragans, la météorologie et la climatologie ainsi que sur le changement climatique.

Des études concernant le danger et la vulnérabilité, faites à travers le pays, permettent aux décideurs de connaître les zones où le risque est le plus important ainsi que la façon dont les choses peuvent se passer. L’accent est mis sur la prévention. Face à l’évènement, la réponse sera la même que pendant la préparation, alors qu’il n’existait aucun danger, ce qui contribue à ce que tout se passe au mieux.

Autre élément important : l’information du public qui doit recevoir des renseignements compréhensibles par tous, simples et exempts de technicismes. Le message gagne en crédibilité du fait qu’il est transmis sur de nombreux réseaux de radio et de télévision, par des spécialistes de la prévention s’aidant d’images prises par satellites et radars ainsi que de graphiques simples qui montrent l’évolution probable de la future trajectoire de l’ouragan.

Le Centre de Prévisions cubain émet des annonces concernant les cyclones tropicaux de toutes sortes et catégories repérés dans la zone de l’océan Atlantique, de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique. La fréquence des informations est d’autant plus grande que le phénomène météo se rapproche du pays. Lorsqu’il se trouve à l’est de la longitude 55° ouest ou au nord de la latitude 30° nord, des bulletins sont prévus toutes les vingt-quatre heures ; si l’épisode est entré ou s’est formé à l’intérieur des limites données ci-avant, les bulletins sont émis toutes les douze heures (à 6h et 18h) ; si le cyclone représente un danger pour Cuba dans les soixante-douze heures qui suivent, les bulletins sont émis toutes les six heures (à 6h, midi, 18h et minuit). Quand il est tout proche ou s’il frappe déjà le territoire national, la diffusion peut se faire toutes les trois heures, avec actualisation de la position et des vents les plus fréquents.

De plus, chaque fois qu’il existe quelque indice de danger potentiel à des termes variables, de trois à cinq jours, le CNPIM diffuse des avis d’Alerte Précoce qui s’avèrent très utiles car ils informent de la situation les autorités et les décideurs suffisamment à l’avance. Avec des informations dépourvues de tout sensationnalisme, on éveille la perception d’un danger potentiel et de la nécessité de rester vigilants, mais sans causer de quelconque panique. Pour des périodes inférieures à soixante-douze, les alertes sont contenues dans les avis de cyclone tropical.

Face à la menace d’un cyclone tropical ou de tout autre phénomène météorologique de grande ampleur, des équipes des chaînes nationales de radio et télévision se rendent au siège du Centre de Prévisions c’est de là que sont transmises les annonces et informations actualisées, en continu, tant qu’il existe un danger pour n’importe quelle région du pays. On fournit donc une information officielle à laquelle le peuple est très attentif.

La presse écrite, du fait de ses délais, n’est pas en mesure de diffuser ces annonces actualisées ; toutefois, les informations complémentaires contenues dans les articles qu’elle publie sont très utiles pour connaître plus en détail la situation météorologique générale et la menace de cyclone tropical en particulier. De plus, tous les médias participent à l’effort déployé pour protéger la population et l’économie à travers les recommandations émises par l’EMN-DC et les Conseils de Défense provinciaux.

Ces directives sont appliquées en tenant compte du fait qu’il faut finir d’évacuer les gens avant que ne commencent les fortes pluies, qui pourraient rendre les chemins impraticables, et que ne soufflent les vents d’une intensité de tempête tropicale, et non ceux d’ouragan. La DC prend aussi en compte les caractéristiques particulières du cyclone tropical (qu’il s’agisse d’une dépression tropicale, d’une tempête tropicale ou d’un ouragan) : la force maximale des vents et les zones de pluies intenses qui les accompagnent, la situation des zones côtières menacées par les inondations ou la marée cyclonique, les caractéristiques particulières du territoire menacé (côte, plaine, montagnes, rivières,etc.), ainsi que l’état des lacs de barrages et de la nappe phréatique.

Il faut insister sur le fait que Cuba, en développant la culture de la prévention, cherche à réduire la vulnérabilité et à subir moins de dégâts. L’éducation et la préparation jouent, comme on l’a dit, à cet égard, un rôle essentiel. La Directive N°1 du vice-président du Conseil de Défense National, émise en 2006 et mise à jour en 2010, représente pour ce faire un outil fondamental.

Grâce à l’aspect intégral du système de protection qui y a été développé, Cuba est le pays où il y a le moins de morts dues aux cyclones tropicaux de toute la zone de l’Atlantique, des Caraïbes et du golfe du Mexique, y compris face à des nations hautement développées. Au cours des dix-huit années de l’actuelle période d’intense activité cyclonique qui vient de s’écouler, vingt cyclones classés comme tempête tropicale ou ouragan ont frappé l’Ile, en moyenne 1,1 par an, contre un tous les deux ans auparavant. Parmi cette vingtaine, huit ont été de forte intensité, avec une fréquence annuelle record de 0,444 alors qu’elle était précédemment d’un tous les douze ans, soit 0,083 de fréquence annuelle. Cependant, cinquante-deux personnes seulement ont perdu la vie (dont 82,7% dans des ouragans de forte intensité). Au cours de douze cyclones, dont sept très puissants, il n’y a pas eu de morts.

Il est évident que l’expérience cubaine en matière de réduction des risques face aux phénomènes météorologiques peut être considérée comme une grande réussite.

Notes

* 70 « varas ». 1 vara = 0,835 905 mètre. Ancienne mesure espagnole correspondant à peu près au « yard » anglais. (NDT)

(1) Voir William M. Gray, « Forecast of Global Circulation Characteristics in the next 25-30 Years », 21st NOAA Climate Workshop, Huntsville, AL, 1996.

** William M. Gray : Professeur émérite de l’Université du Colorado, spécialiste en météorologie tropicale. (NDT)

(1) Voir William M. Gray, « Forecast of Global Circulation Characteristics in the next 25-30 Years », 21st NOAA Climate Workshop, Huntsville, AL, 1996.

(2) Gestion des risques de catastrophes et de phénomènes extrêmes pour les besoins de l’adaptation au changement climatique, Rapport spécial du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC),2012

*** Le GIEC a envisagé 6 scénarios. Série A1 : croissance économique rapide de l’économie mondiale et croissance de la population mondiale jusqu’au milieu du 21e siècle, suivie d’une légère baisse et de l’introduction rapide de nouvelles technologies énergétiques efficaces. Fort développement des économies régionales et répartition équitable de la prospérité. En A1B, le monde utilise à la fois des combustibles fossiles et d’autres. (NDT)

(3) James B. Elsner et al., « The Increasing Intensity of the Strongest Tropical Hurricanes », Nature, v. 455, n. 4, Londres, septembre 2008.


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