Cuba, relation entre science et agriculture, échanges agro-écologiques . . .


Un débat sur la relation entre la science et l’agriculture a eu lieu au sein de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire le 20 décembre dernier.

Parallèlement l’Agence pour l’Energie Nucléaire et les Technologies Avancées (AENTA) déclarait avoir enregistré des succès scientifiques avec des technologies nucléaires qui ont permis d’obtenir de nouvelles variétés végétales capables de s’adapter au changement climatique. Dans un autre type de réalisation, des agriculteurs cubains et mexicains ont échangé des pratiques agro-écologiques . . .
Paula Lecomte.

Les députés débattent de la relation entre science et agriculture.

« Il faut chercher des mécanismes pour garder le professionnel formé, parce qu’autrement l’investissement réalisé dans sa formation est perdu » (photo : radiorebelde.cu).

Les députés de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, réunis dans le Palais des Conventions de La Havane, ont débattu le 20 décembre dernier, du lien entre la science, la technologie, l’innovation et la production alimentaire comme moyen de promouvoir le développement durable du pays.

Les membres de la commission permanente éducation, culture, science, technologie et environnement ont pris connaissance du rapport du Ministère de l’Agriculture (MINAG), dans lequel on admet que « la capacité d’absorption de la science et de la technologie dans le secteur » constitue encore un défi.

Idaliena Diaz, députée de la commune de Guantánamo a remercié le rapporteur pour l’exactitude de la présentation car il s’agit « d’une question vitale pour notre pays ». Cependant, elle a souhaité savoir quel pourcentage des investissements a été réalisé pour que la recherche scientifique soit appliquée dans le secteur agricole et pour l’évaluation de la science à l’heure de faire face au changement climatique.

En réponse, Julio Andres Perez, premier vice ministre du MINAG a affirmé que les investissements augmentent et que le soutien de l’État est supérieur à celui des autres ministères.

Miguel Enrique Charbonet, originaire de Caimito (province d’Artemisa) a demandé que les résultats des laboratoires parviennent aux agriculteurs, car il n’est pas concevable que « la technologie et l’innovation aillent d’un côté et la production de l’autre ».

« Nous devons parvenir à ce que la science s’introduise dans une augmentation productive qui satisfasse les besoins de la population », a-t-il affirmé.

Andres Erasmo Ares, député de San Luis (province de Pinar del Rio) a souligné la cohérence du document et la position du MINAG « d’être ouvert à l’échange avec d’autres organisations et à l’application des innovations ».

Il rappelle que de nombreux professionnels ont été formés aux métiers de l’agriculture, mais qu’il y a eu une forte migration de ceux-ci vers d’autres secteurs pour diverses raisons. « Il faut chercher des mécanismes pour garder le professionnel formé, parce qu’autrement l’investissement réalisé dans sa formation est perdu », a-t-il déclaré.

Yanet Caceres, députée de la commune Habana del Este, a souligné les résultats de sa localité en matière d’agriculture urbaine et suburbaine, lesquels ont contribué à diminuer les importations et a déclaré que de grands pas ont été faits, mais qu’il est urgent d’être courageux pour avancer beaucoup plus.

Miguel Limia pour celle de Campechuel (province de Granma) a considéré, que bien que le rapport expose les principales limites de l’agriculture, il devrait être illustré par des expériences locales et individualisées « pour mieux comprendre comment impulser le développement depuis les territoires ».

La députée de la commune de Palma Soriano (province de Santiago de Cuba), Martha del Carmen Mesa, a déclaré que dans sa commune, on configure les programmes de formation académiques en fonction du progrès local d’où la nécessité de « faire un diagnostic dans chaque endroit pour identifier sur quels aspects il y a des avancées et sur quels aspects il n’y en a pas et connaître des expériences déterminées ».

En conclusion, le vice ministre a déclaré que pour avancer le principal est de parvenir à l’intégration avec d’autres organismes, car il est le seul moyen pour que les connaissances acquises par diverses institutions du pays parviennent à l’agriculture.

Il a ajouté que les plans d’études des carrières universitaires doivent répondre aux nécessités du pays, que des mécanismes doivent être recherchés et l’offre diversifiée afin que « nos produits soient inclus dans le marché international de manière compétitive ».

  • 20 décembre 2017 sur Bohémia par Claudia Gonzalés Corrales

Succès scientifiques avec des technologies nucléaires.


En 2017, des résultats scientifiques et technologiques émanant de l’Agence pour l’Energie Nucléaire et les Technologies Avancées (AENTA) ont mis leur valeur en évidence dans la pratique socio-économique.

L’un d’entre eux a consisté en l’introduction de techniques biotechnologiques et nucléaires pour l’induction de mutations végétales, avec des méthodologies pour obtenir de manière accélérée de nouvelles variétés résistantes principalement aux températures élevées, à la salinité et à la sécheresse.

Martha Alicia Contreras Izquierdo, coordinatrice du Réseau des Communicateurs Nucléaires de Cuba (RECNUC) a informé l’Agence de presse cubaine que quatre mutants de riz ont été obtenus, dont l’un occupe 40% de la superficie rizicole nationale, trois de tomates y d’autres comme l’Hibiscus Sabdarrifa (fleur de Jamaïque).

  • 23 janvier 2018 Portal Cuba.cu par Lino Luben Pérez (extrait)

Des agriculteurs mexicains et camagüeyens échangent des pratiques agro-écologiques.


La filiale camagüeyenne de l’Association Cubaine des Techniciens Agricoles et Forestiers (ACTAF) et les membres de l’organisation paysanne Emiliano Zapata, coordinatrice nationale du Plan de Ayala à Chiapas au Mexique, mènent dans cette province une action commune de systématisation et d’apprentissage sur l’utilisation de l’agro-écologie pour atteindre la sécurité alimentaire.

Odalis Marrero Vallina, présidente de l’ACTAF à Camagüey a déclaré que ce processus de recherche et d’action participative est un outil de formation qui se réalise entre agriculteurs des deux nations dans le but de socialiser les meilleures pratiques, méthodes et techniques agro-écologiques visant à obtenir des produits sains, cultivés dans le respect de l’environnement.

Conception Merida Altuzar, agricultrice à la tête de la délégation mexicaine, a souligné que ce groupe impulse à Chiapas un modèle de développement libre de produits chimiques, sur la base des valeurs et des principes agraires indigènes, appliqués aux différentes plantations, avec l’objectif d’améliorer la qualité de vie et préserver les semences indigènes dans le cadre du patrimoine culturel alimentaire.

Noemie Lopez Gonzalez, coordinatrice de l’agro-écologie à la direction provinciale de l’ANAP, a expliqué que dans les fermes intégrales se réalisent des travaux agro-techniques dans les zones de cultures fruitières, et l’application de cette science est une pratique nécessaire pour atténuer les effets négatifs des changements climatiques, parce que la terre est une entité qui vit, respire et que nous avons la responsabilité de la préserver pour les générations futures.

Des membres de l’Association Nationale des Petits Agriculteurs (ANAP) participent au programme ainsi que des chercheurs de l’université de Camagüey avec l’objectif de contribuer au développement agricole local, au programme de l’agriculture urbaine, suburbaine et familiale et au renforcement des chaînes de production de légumes, d’oléagineux, de racines et de tubercules.

L’échange de connaissances liées à l’application de l’agro-écologie qu’effectuent des agriculteurs camagüeyens et mexicains fait partie des actions de formation que réalise l’ACTAF sur le territoire, pour une meilleure utilisation de la ressource sol et pour offrir à la population des produits de grande qualité sanitaire et nutritionnelle.

Ce processus d’intégration latino-américaine pour obtenir plus d’aliments concrétise la pensée du leader de la révolution cubaine Fidel Castro lorsqu’il déclara : 

« Hier, nous étions une immense colonie, nous pouvons être demain une grande communauté de peuples étroitement unis ».

  • 26 janvier 2018 Radio Vertientes, publié par Radio Cadena Agramonte

Debaten diputados sobre la relación entre ciencia y agricultura

Sobresalen en 2017 logros científicos con tecnologías nucleares

Intercambian prácticas agroecológicas campesinos mexicanos y camagüeyanos– Emisora Vertientina


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