Pourquoi devons-nous protéger les mangroves à Cuba.

samedi 24 février 2018
par  Osca Figueredo Reinaldo, Traduit par Suzanne Dejours

Près de 20% de la zone boisée à Cuba est occupée par la mangrove.

5% de ces écosystèmes sont présents sur la côte, ils constituent une barrière naturelle remarquable contre les ouragans, la hausse du niveau de la mer et la progression de la salinité dans les aquifères et les terres cultivables.

Le 8 février 2018, lors de la « Mesa redonda » (« Table ronde » émission télévisée), des spécialistes et dirigeants du Ministère des Sciences, Technologie et Environnement (CITMA) ont débattu sur ce thème  :

 « Quelle est la situation des mangroves à Cuba et quelles actions sont en cours pour leur conservation ? »

M.SC José Manuel Guzman Ménendez, directeur technique et chercheur auxiliaire de l’Institut d’Écologie de CITMA a expliqué que les bois des marécages constituent les principales zones humides qui permettent le maintien de la vie sur les côtes.

« Longtemps les mangroves ont été considérées comme inutiles et pour cette raison elles étaient détruites surtout avant le triomphe de la Révolution, exploitées de façon intensive par les charbonniers. »

Néanmoins, la nation est en pointe pour la conservation de cette ressource naturelle dans les Caraïbes, parce que les premières recherches ont commencé dans les années 70 dans « la plus grande des Antilles ».

« Les mangroves hébergent une biodiversité extraordinaire. Refuge pour les oiseaux de la côte, elles sont aussi le lieu de ponte des espèces de vertébrés et invertébrés.

Avec les stratégies déployées par le Ministère des Sciences,Technologie et Environnement (CITMA) pour l’adaptation au changement climatique et les données recueillies par la « Tarea Vida », la récupération de ces ressources naturelles est prioritaire » note le dirigeant.

Le projet impulse la préservation de cet important écosystème.

Avec l’engagement d’appuyer les communautés de la côte sud d’Artemisa et Mayabeque pour récupérer leurs écosystèmes côtiers, avec l’aide du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Cuba, le CITMA a présenté un projet au Fond d’Adaptation : il propose de recevoir le financement pour la réhabilitation des zones de mangroves sur une bande de 84 km entre les deux provinces les plus affectées par le changement climatique.

Approuvé par le Fond en février 2014 « Mangrove Vivante » aspire à protéger les communautés côtières des inondations, de l’érosion et de l’intrusion saline et donner plus de pouvoirs aux acteurs locaux pour appliquer les mesures d’adaptation au changement climatique.

À ce propos Lic.David Almeida Famada, directeur général du projet Mangrove Vivante et spécialiste d’Ecologie et Systématique du CITMA a affirmé que la priorité est la récupération de l’écosystème.

Il a ajouté :
« Nous voulons aussi que la population prenne conscience de ce problème, c’est l’unique manière de réussir la soutenabilité dans le temps. Nous aspirons à ce que les communautés avec leurs gouvernements soient les gestionnaires de ces activités ».

Le spécialiste a déclaré que ces provinces sont les plus exposées au changement climatique étant donné que c’est une zone basse et que les mangroves y sont très endommagées.

Expériences à Artemisa y Mayabeque

Les mangroves à Cuba. photo : Granma.

Au sud des provinces de Mayabèque et Artemisa la côte rétrocède environ 1,2 mètre chaque année si bien qu’en 2050 pourraient disparaître 5 communautés de la côte à cause du changement climatique.

D’où l’importance de la protection des mangroves, des actions dans lesquelles les relations des différentes entités engagées avec les gouvernement locaux ont eu un rôle clé.

Elenne Quiñones Etchevarria, qui est le chef de la section du Citma de Batano, croit que la prise de conscience de la population en ce qui concerne la protection des écosystèmes côtiers a augmenté significativement. «  Par exemple à Surgidero elle sait que si on ne récupère pas la ligne rouge de la côte elle devra se déplacer à cause de la vulnérabilité de la zone » a-t-il signalé.

Les écoles de Batabano et Le Surgerido en particulier mettent en oeuvre des stratégies pour que les étudiants dans leurs études travaillent pour trouver des solutions aux différentes problématiques écologiques de la communauté et parviennent ainsi à impliquer la famille.

La mangrove rouge une des espèces les plus importantes pour ses propriétés médicinales a été utilisée de manière indiscriminée. Elenne explique que « Les personnes l’ont exploitée et la plante est morte, mais aujourd’hui son utilisation est contrôlée. »

La spécialiste a ajouté qu’aujourd’hui « le conflit entre l’utilisation et la conservation de l’écosystème a diminué bien qu’il reste beaucoup à faire pour que la population et notamment les pêcheurs prennent conscience du problème ».

Dans la province d’Artémisa le projet a eu un grand impact grâce à l’implication directe des 3 municipalités : Artemisa, Alquizar et Güira de Melena. Alexis Argudin Pereira coordinateur du projet « Mangrove Vivante » de la province a expliqué « qu’ici les hommes sont en grande partie
responsables de la dégradation des mangroves, surtout avec la construction de la digue Sud
 »

Il a signalé aussi que ces territoires ont une grande importance pour la production agricole et la majorité des terres cultivables qui se trouvent dans sur la côte. « A Cajio, zone durement affectée par l’ouragan Charley en 2004, et à Guanimar la population, au début, a rejeté le projet par méconnaissance mais aujourd’hui on note un changement , les personnes y adhèrent ».

José Manuel Guzman Menendez, directeur technique et chercheur auxiliaire de l’Institut d’Ecologie et Systématique du CITMA propose qu’à Cuba, compte-tenu de son importance, on célèbre en septembre la Journée Nationale de la Mangrove.

En 2016 L’Unesco a déclaré le 26 juillet : Jour de l’Ecosystème de la Mangrove en honneur d’un activiste indonésien.

Gusman Menendez explique que « À Cuba, nous célébrons cette date en diffusant les connaissances et les différentes activités des communautés pour diminuer la vulnérabilité côtière face aux effets du changement climatique » et il souligne que « maintenir la vie sur les côtes est important parce que c’est fondamental pour le développement de notre pays. »

http://www.cubadebate.cu/especiales/2018/02/09/por-que-debemos-proteger-los-manglares-en-cuba-video/

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