J’en suis ! Pour des écoles sans homophobie ni transphobie


A la suite du Gala dont l’article ci-après rend compte, avait lieu le samedi la "Conga" contre l’homophobie et la transphobie organisée comme chaque année dans les rues de La Havane, par Mariela Castro.

Pendant 1 heure et demie, homosexuels, lesbiennes, bisexuels, transsexuels et travestis ont défilé et dansé en costumes de carnaval.

Miguel 24 ans, fils du Président Diaz Canel et sa fille Jenny participaient au concert qui clôturait la manifestation.

Libre orientation sexuelle comme droit de chaque être humain. Auteur Laz

L’homophobie et la transphobie sont enracinées dans la culture, dans les dynamiques institutionnelles et dans les relations entre les personnes, ce qui rend difficile leur mise en évidence comme problème social et leur prévention. Ces deux phénomènes sont présents dans les écoles, comme reflet d’une réalité sociale en transformation et ils requièrent une action sociale plus efficace.

C’est pourquoi Cuba a ouvert ce vendredi une autre voie pour continuer de nous éduquer, en mettant en évidence et en débattant sur le respect de la libre et responsable orientation sexuelle et sur d’identité sexuelle, comme exercice de justice et d’équité sociale.

C’est ce qu’a reconnu Mariela Castro Espín, directrice du Centre National d’Education Sexuelle (Cenesex), en présentant la 11ème édition des journées cubaines contre l’homophobie et la transphobie « J’en suis ! Pour des écoles sans homophobie ni transphobie », qui maintient pour la deuxième année consécutive nos institutions éducatives comme principal centre d’action, parce qu’elles sont indispensables pour générer des connaissances qui nous éloignent de préjugés qui persistent encore dans notre société.

En ce sens, elle a expliqué qu’il s’agit de plaider pour la formation des élèves dans les écoles au respect et à l’acceptation des différences des autres, de préparer les éducateurs pour qu’ils transmettent avec efficacité des messages d’humanisme, et de créer une conscience pour éliminer la violence sexiste dans les établissements scolaires.

Castro Espín a souligné qu’avec le soutien du Ministère de l’Education (Mined) et des différentes organisations de la société civile se développe un ensemble de stratégies destinées aux écoles. Celles-ci doivent être l’un des espaces les plus sûrs où évoluent nos enfants, dans lequel toutes les personnes se sentent accueillies, respectées, aimées et bien traitées et où elles apprennent aussi ces valeurs.

Pour l’île il est fondamental de motiver le changement dans les consciences et dans les attitudes des personnes qui excluent, rejettent et isolent ceux qui possèdent une orientation sexuelle ou une identité sexuelle non hétéro-normative. C’est pour ça que depuis onze ans se tiennent les journées cubaines contre l’homophobie et la transphobie.

« Je crois que nous avons progressivement appris et trouvé une voie, pas toujours pleinement satisfaisante, mais on a avancé »
, a affirmé la directrice du Cenesex, qui a reconnu, en outre, le soutien du Parti, du Gouvernement et de l’Etat cubains dans la mise en œuvre de ces journées et dans les activités communautaires, académiques et artistiques pour l’échange d’expérience entre activistes, professionnels et membres de la communauté.

Depuis deux ans précisément, elle nous a placés face à l’opportunité de (nous) regarder dans l’espace fondamental de la société que sont les institutions éducatives.

Et elle l’a fait parce que la violence homophobe et transphobe qui s’exerce dans les écoles touche toutes les personnes qui sont plongées dans cette situation : victimes, bourreaux et témoins, a-t-on indiqué dans la conférence de presse.

On a également souligné qu’elle a un impact significatif sur la santé physique et mentale et sur le bien-être de la communauté éducative.
Ces situations créent aussi un climat d’insécurité, de peur et de mécontentement dans la communauté scolaire, elle diminue la confiance dans le personnel éducatif et dans l’institution, elle augmente le risque de conduites autodestructrices et elle entrave la construction de relations enrichissantes et libres de préjugés.

Une école inclusive

Prévenir et affronter l’homophobie et la transphobie dans les écoles contribue à garantir l’un des principes de notre Système National d’Education : l’accès à l’éducation libre de discrimination ; c’est la raison pour laquelle il est nécessaire de promouvoir non seulement des politiques et des normes spécifiques, mais aussi des changements sociaux et culturels qui s’expriment dans les subjectivités et dans les relations entre les personnes.

Sur ce point, Irene Rivera Ferreiro, vice-ministre de l’Education, interrogée par Juventud Rebelde, a expliqué que l’école cubaine est inclusive et que les sujets abordés lors de ces journées ont beaucoup à voir avec la formation, la préparation, la culture et avec un changement de regard et de conception des personnes qui éduquent nos enfants et nos adolescents.

Le centre de notre attention est maintenant la préparation que doivent recevoir les enseignants, car c’est d’abord parmi eux que doivent se générer les possibilités de transformation, de soutien, de compréhension et chez eux qu’il ne doit pas exister de comportements qui stigmatisent et discriminent, a-t-elle souligné.

Rivera Ferreiro a précisé que le Ministère dispose depuis plusieurs années du Programme d’Education à la Sexualité du Point de vue du Sexe et des Droits, qu’on est en ce moment en train de le perfectionner pour que d’une manière plus claire et plus précise on aborde les questions de la violence d’une façon générale et en particulier celle qui est générée par l’orientation sexuelle et par l’identité sexuelle.

« Nous sommes en train de dispenser des cours, des habilitations spécifiques, des séminaires et d’autres actions pour tous les enseignants du pays sur la prévention éducative. Nous travaillons également à la révision de la résolution ministérielle 139/20011 pour la gestion du programme et des modules de formation et d’habilitation des enseignants à l’éducation intégrale à la sexualité », a-t-elle dit.

Comme le disait la vice-ministre, si nous n’obtenons pas que le professeur ait cette conception, soit capable de la transmettre et de le faire pour un objectif commun dans le travail des élèves, il est très difficile d’entamer un dialogue dans la salle de classe.
En outre, comme l’a indiqué Castro Espín, l’école, comme centre culturel le plus important de la communauté, doit parvenir avec son travail éducatif à l’ensemble de la population.


http://www.juventudrebelde.cu/suplementos/sexo-sentido/2018-05-04/me-incluyo


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