Combattre le terrorisme !

vendredi 7 octobre 2011
par  Roger Grevoul

Il y a trente-cinq ans, un monstrueux acte terroriste, organisé et perpétré au su du gouvernement des États-Unis, privait brutalement 73 personnes de la vie, par le sabotage en plein vol d’un avion de ligne cubain. Les Martyrs de la Barbade – c’est sous ce nom que les connaît notre peuple – s’ajoutaient ainsi aux nombreuses victimes pour lesquelles nous réclamons encore justice.

Aujourd’hui encore, le gouvernement des États-Unis refuse de juger un des principaux auteurs de cet acte criminel, Luis Posada Carriles, qui a pourtant reconnu les faits et reste un terroriste actif.

Cuba est un des pays où le fléau du terrorisme s’est déchaîné de manière brutale et impitoyable. Depuis plus de cinquante ans, il lui a fallu faire face à une politique de terrorisme d’État systématique.

Jamais nous ne renoncerons à combattre le terrorisme

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Toutes les variantes ont été appliquées contre le peuple cubain, de l’agression militaire, des bombardements, des incendies, des détournements d’avions et de bateaux, de l’enlèvement de citoyens aux attentats contre les sièges diplomatiques, à l’assassinat de diplomates, à l’attaque armée de dizaines d’installations cubaines, aux vils complots contre la santé de la population (guerre biologique, introduction de fléaux dans les principales cultures du territoire). L’ennemi a recouru aux procédés les plus immondes pour détruire la vie sociale et économique de la nation.

À ceci s’ajoutent les actions du blocus économique, commercial et financier, de nature génocide, auxquelles plusieurs générations de Cubaines et de Cubains ont dû faire face.

Cette politique s’est nourrie et se nourrit aussi des mensonges diffusés par les grands groupes de presse pour diaboliser Cuba et fabriquer des prétextes justifiant l’escalade des sanctions internationales. L’objectif est de monter de toutes pièces des situations prouvant que les gens sont mécontents, que le gouvernement ne fonctionne pas et qu’il se produit des actes de désobéissance civile, ceci pour obtenir les fameuses « aides aux populations civiles » qui, comme on l’a vu, constituent une nouvelle modalité politique d’intervention.

À ces agissements criminels s’ajoutent encore les centaines d’attentats perpétrés contre les dirigeants de la Révolution : le commandant en chef Fidel Castro et d’autres dirigeants de haut rang.

Il suffirait aussi de rappeler que, en seulement 18 mois, depuis l’approbation de l’opération Mangouste, entre 1962 et 1963, mise en œuvre par le gouvernement de John F. Kennedy, plus de 5 700 actions terroristes ont été perpétrées contre Cuba dont environ 700 contre des installations industrielles.

Cette politique de terrorisme d’Etat a coûté la vie à 3 478 Cubains et laissé 2 099 autres handicapés à vie.

En outre, le gouvernement des États-Unis persiste à faire figurer Cuba dans les pays sponsors du terrorisme, pour tenter de justifier aux yeux de l’opinion mondiale sa politique criminelle d’agression.

Cuba et sa Révolution ont fait face systématiquement et courageusement au terrorisme. Notre pays constitue un exemple de conduite sans tache face à cette politique d’agression barbare. Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour le démontrer.

Dès septembre 1973, Cuba a signé un accord sur la piraterie aérienne, maritime et autres délits avec le gouvernement des États-Unis. Le leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, affirma dans son discours d’adieux aux victimes du crime de la Barbade que « ceci représente, de la part de notre pays, une importante contribution à la solution du grave problème mondial des détournements d’avions ».

Au moment le plus tendu de l’histoire des relations bilatérales, sous l’administration Reagan, lorsque la plate-forme politique néoconservatrice connue sous le nom de Programme de Santa Fe établissait le principe selon lequel « il faut faire payer cher à La Havane le coût de son défi », les autorités cubaines ont rassemblé des preuves montrant qu’il se préparait un attentat contre le président Reagan et n’ont pas hésité un instant à mettre ces informations à la disposition des autorités des États-Unis.

Dans son discours du 20 mai 2005, publié sous le titre de « La conduite différente », le camarade Fidel a expliqué comment le gouvernement cubain a remis, le 6 mai 1998, à l’administration Clinton, par l’intermédiaire de l’écrivain et Prix Nobel Gabriel Garcia Marquez, des informations sur des plans terroristes visant des lignes aériennes commerciales desservant Cuba, depuis l’Amérique centrale.

Au début du mois de juin de cette année-là, une délégation d’officiers du Bureau fédéral d’investigations (FBI) est venue à La Havane, à qui ont été remises des informations et des témoignages précieux, abondants et détaillés sur les agissements de terroristes sur le sol nord-américain, avec des ramifications en Amérique centrale. Le FBI a constaté les inestimables renseignements contenus dans ces quelque 200 dossiers.

Néanmoins, aucun terroriste n’a été détenu. Aucun signe d’action. La seule réponse, en moins de trois mois : l’arrestation des cinq Héros, la principale source de cette précieuse information, qui par leur conduite courageuse, humaine et éthique au service d’une cause juste et nécessaire, ont évité que beaucoup d’autres crimes comme celui de la Barbade ne soient perpétrés, et qui ont sauvé la vie de centaines de Cubains, de Nord-américains, et de personnes d’autres nationalités.

L’injuste emprisonnement, le procès arbitraire et truqué, la façon inhumaine dont ils ont été traités, les dangers et les tensions dans les prisons, sont de cruelles évidences de la politique étasunienne de deux poids deux mesures dans sa soi-disant lutte contre le terrorisme. Sa plus récente expression apparaît dans le traitement que l’on prétend imposer à René Gonzalez, en lui ordonnant une mise en « liberté surveillée » pendant 3 ans, après sa sortie de prison demain, alors qu’il a déjà passé 13 ans sous les verrous.

Ce gouvernement a très peu de respect pour lui-même ; il respecte très peu ses propres morts du 11 septembre, en maintenant ces hommes en prison, alors qu’ils n’ont rien fait d’autre qu’empêcher que ne se produisent des événements comme ceux de ce jour-là, et en leur imposant, comme le prescrit le texte de la sentence de la juge de Miami : « comme une condition spéciale supplémentaire à la liberté surveillée, il est interdit à l’accusé de s’approcher ou de se rendre dans des lieux spécifiques ou l’on sait que se trouvent ou que fréquentent des individus ou des groupes terroristes » ; c’est-à-dire qu’une autorité judiciaire reconnaît que dans une ville (Miami) du pays qui a lancé la croisade contre le terrorisme, des individus d’une extrême violence vivent et continuent de conspirer sans la moindre interdiction des autorités.

DES ACTES CONCRETS

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Nous les Cubains, sommes fiers d’être solidaires. La coopération de Cuba avec les États-Unis en matière de terrorisme a été permanente. Au moment où se sont produits les faits criminels de cet acte monstrueux du 11 septembre 2001, Cuba a été parmi les premiers pays qui, quelques instants plus tard, ont réagi en condamnant cet acte barbare. Notre pays a offert au peuple nord-américain sa coopération immédiate en proposant des facilités pour l’utilisation de tous ses aéroports face à la gravité de la situation du contrôle du trafic aérien étasunien à ce moment-là ; également par l’envoi de plasma sanguin et de médecins spécialistes.

Le 6 octobre a été déclaré officiellement à Cuba : Journée des victimes du terrorisme d’État, afin de donner sens et rendre un hommage éternel aux victimes, et affirmer la position inébranlable et ferme de ce bout de terre des Caraïbes : Le gouvernement et le peuple cubains réitèrent leur détermination de condamner et de faire face au terrorisme sous toutes ses formes et toutes ses manifestations, en particulier le terrorisme d’État, quels qu’en soient les auteurs, les lieux et les buts.

Notre pays a souscrit aux 13 conventions internationales existantes dans ce domaine, et il respecte strictement les engagements et les obligations émanant des résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies ; l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire a approuvé en 2001 la Loi contre les actes de terrorisme ; la même ligne de conduite de coopérer avec les États-Unis dans cette matière a été suivie, et a été ratifiée en novembre et décembre 2001, en mars 2002 et en juillet 2009. Elle a été exprimée de nouveau dans plusieurs discours du président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, et encore une fois récemment par le ministre des Relations extérieures devant l’Assemblée générale des Nations unies. Cuba n’a reçu aucune réponse de la part du gouvernement des États-Unis.

C’est pourquoi on ne peut que s’indigner de l’attitude du gouvernement des États-Unis face aux assassins qui se promènent librement dans les rues de Miami, notamment Luis Posada Carriles après le scandaleux procès que a abouti à son acquittement et à sa protection par les États-Unis, comme auparavant Orlando Bosch Avila, à qui George Bush père avait accordé la grâce présidentielle malgré toutes les preuves de son activité terroriste.

La douleur causée à notre peuple se multiplie face à l’impunité. Aujourd’hui encore, nous pleurons avec les êtres chers des victimes de l’abominable crime, mais nous continuerons de faire valoir la phrase de Fidel lors des obsèques des victimes : Quand un peuple énergique et viril pleure, l’injustice tremble !

source : granma


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