Vers l’autonomie de l’Ile en matière énergétique

samedi 26 novembre 2011

Un article de Jacques LANCTOT, journaliste québécois, qui compare l’expérience, en matière énergétique, de son pays avec son presque voisin CUBA...Il s’appuie dans sa démonstration sur les réelles perspectives qu’offre l’exploration pétrolière off-shore dans les eaux territoriales cubaines pour les toutes prochaines années.
Sa conclusion :
Décidément, le Québec a beaucoup à apprendre de l’expérience cubaine.

LE PLAN NORD DE CUBA

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Tandis que le Québec semble s’embourber de plus en plus dans l’aventure improvisée du Plan Nord, lancé à toute vapeur par un gouvernement paniqué et en perte de confiance (on ne sait vraiment pas d’ailleurs à qui va profiter ledit développement du nord québécois), la petite île de Cuba, elle, avance petit à petit, sans tambour ni trompette, vers son autonomie en matière énergétique.

Les nombreux touristes québécois qui s’aventurent hors des plages de Varadero pour se rendre à La Havane pour y découvrir ce musée à ciel ouvert qu’est la Vieille Havane, auront sûrement remarqué depuis quelques années les dizaines de derricks où l’on pompe du pétrole dans des puits forés à même les battures rocailleuses qui baignent dans l’Atlantique, cette même mer qui touchent les côtes floridiennes, à cent quarante-cinq kilomètres plus au nord.

Actuellement, le pays produit, bon an mal an, 53 000 barils de pétrole par jour et il en importe 100 000, principalement du Venezuela. Auparavant, c’est-à-dire avant l’avènement du gouvernement socialiste d’Hugo Chavez au Venezuela, l’île importait principalement son pétrole de l’ex-Union soviétique. Les pétroliers qui arrivaient tous les jours de la Russie devaient parcourir près de 11 000 kilomètres, alors que ceux qui arrivent du Venezuela doivent franchir moins de 2000 kilomètres.

Mais une grande nouvelle risque de changer la donne prochainement. Avant la fin de cette année, une plateforme d’exploration pétrolière off-shore, de fabrication chinoise, sera installée en haute mer, dans les eaux territoriales cubaines, pour y forer des puits de pétrole, au grand dam du gouvernement de Washington qui rêvait et rêve toujours de voir le gouvernement socialiste de l’île des Caraïbes s’effondrer et hisser enfin le drapeau blanc.

Les calculs les plus modestes, provenant des États-Unis, indiquent qu’il y aurait ainsi, dans ce bassin nord cubain, des gisements pétroliers de 4 milliards 600 000 barils de pétrole, sans parler des immenses réserves de gaz naturel, tandis que les autorités cubaines estiment qu’il y en aurait cinq fois plus.

Vous vous rendez compte ? Non seulement Cuba deviendrait un pays indépendant au plan énergétique mais elle pourrait, en outre, exporter cet or noir à d’autres pays dans le besoin. « Le problème n’est pas de savoir s’il y a du pétrole, affirme un dirigeant de l’industrie pétrolière nationale cubaine, mais bien quand nous commencerons à l’extraire. » Cette richesse, contrairement à celle générée par le Plan nord québécois, profitera à toute la population cubaine et lui permettra de pallier aux désastres causés par l’archaïque blocus économique et financier imposé par les États-Unis depuis plus de 50 ans.

Les groupes anticastristes commencent à s’agiter à Miami. C’est qu’ils entrevoient maintenant le commencement de la fin de leur rêve absurde d’un retour à la situation qui prévalait avant le triomphe de la Révolution, en 1959. À quoi va servir le blocus honteux que s’évertue à maintenir le gouvernement Obama, si déjà la liste des compagnies pétrolières internationales désireuses de profiter de cette manne et provenant d’une dizaine de pays comme l’Espagne, la Norvège, la Russie, l’Inde, le Vietnam, la Malaisie, l’Angola, le Venezuela, la Chine et même le Canada, ne cesse de s’allonger ? Seul le grand voisin étasunien est absent pour l’instant.

Mais pour d’évidentes raisons de sécurité et de protection de l’environnement, le géant étasunien devra, tôt ou tard, négocier d’égal à égal avec le gouvernement cubain, parce qu’il ne voudrait certainement pas voir se produire, à 80 kilomètres des côtes de la Floride, un désastre semblable à celui qui s‘est produit lorsque la plateforme Deepwater Horizon de la compagnie BP a explosé en 2010, spoliant les côtes de la Louisiane pour de nombreuses années.

Décidément, le Québec a beaucoup à apprendre de l’expérience cubaine. Mais il faudrait d’abord qu’on sache à qui va profiter ce développement majeur du Nord québécois qu’on nous fait miroiter.


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