CUBA/TRUMP (1/2). RETOUR À LA POLITIQUE DE LA CONFRONTATION

vendredi 7 février 2020
par  Posté par Roger Grévoul, Salim Lamrani

Ci-après le premier de deux articles, publiés dans le quotidien L’Humanité, de notre ami Salim Lamrani, Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne et Maitre de Conférences à l’Université de La Réunion spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Introduction

En 2014, l’administration Obama avait pris des mesures inédites allant dans le sens d’une normalisation des relations entre les Etats-Unis et Cuba, répondant ainsi à la demande unanime de la communauté internationale, qui a toujours appelé à une solution pacifique au conflit asymétrique opposant Washington à La Havane dans un conflit asymétrique depuis près de six décennies. En mars 2016, le président démocrate avait même réalisé un voyage historique à Cuba, une première depuis la visite de Calvin Coolidge en 1928, scellant ainsi la volonté officielle de la Maison-Blanche de trouver une issue positive.

Ainsi, en l’espace de deux ans, Barack Obama avait rouvert une ambassade à La Havane, supprimé le nom de Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme, allégé quelque peu les sanctions économiques, rétabli les vols commerciaux directs entre les deux pays, élargi les catégories (12 au total) de citoyens étasuniens autorisés à se rendre dans l’île et donné son accord pour certains investissements à Cuba. Le monde entier a salué l’abandon d’une politique d’hostilité anachronique datant de la guerre froide, cruelle puisqu’elle affecte les catégories les plus vulnérables de la population cubaine et illégale car elle contrevient aux principes élémentaires du droit international public.

Quelle a été la politique de Donald Trump vis-à-vis de Cuba depuis son arrivée au pouvoir en 2017 ? Quelles décisions a-t-il prises alors qu’il s’était montré très critique vis-à-vis des mesures adoptées par son prédécesseur, qu’il considérait comme étant des concessions faites au « régime cubain » ?

Sans surprise, l’entrée en fonctions de Donald Trump en 2017 a marqué à revirement à 180° dans la politique étrangère des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba. Loin de poursuivre la politique de rapprochement initiée par Obama, il a au contraire procédé à une recrudescence des sanctions économiques contre Cuba en s’attaquant aux trois principales sources de revenus du pays : la coopération médicale internationale, les transferts d’argent en provenance de la communauté cubaine installée aux Etats-Unis et le tourisme. En outre, l’administration Trump a décidé d’appliquer le Titre III de la loi Helms-Burton qui permet que les entreprises étrangères ayant des intérêts à Cuba soient poursuivis devant les tribunaux étasuniens, dans le but de priver La Havane de tout investissement étranger. La Maison-Blanche a également pris des mesures pour priver Cuba de ressources énergétiques en sanctionnant les entreprises pétrolières ainsi que les transporteurs ayant des rapports commerciaux avec la nation caribéenne, engendrant d’importantes pénuries pour la population.

1 - Pressions sur la coopération médicale cubaine
La coopération médicale cubaine : un pilier de la politique étrangère de l’île

Depuis 1960 et l’envoi de la première brigade médicale au Chili suite à un tremblement de terre, Cuba a fait de la solidarité internationale avec les peuples du Sud un pilier de sa politique étrangère. Depuis cette date, 407.000 professionnels de la santé ont œuvré dans 164 pays de tous les continents. En 2019, plus de 29.000 d’entre eux se trouvaient dans 66 nations. La solidarité et le bénéfice mutuel sont les deux principes qui régissent cette coopération. Ainsi, le service est gratuit pour les pays aux ressources limitées, notamment certains pays d’Afrique. En revanche, il est payant pour les nations disposant des moyens de rétribuer cette coopération, tel que le Brésil par exemple. Au fil du temps, la coopération internationale cubaine, notamment d’ordre médical, est devenue la première source de revenus de l’île, à hauteur de sept milliards de dollars par an[i].

En plus de cette coopération basée sur l’envoi de personnel médical, Cuba a mis en place depuis 1998 le Programme intégral de santé pour les pays d’Amérique centrale et de la Caraïbe, suite à l’ouragan Mitch qui avait ravagé la région, et s’est ensuite étendu aux autres continents. Avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé, Cuba a lancé des campagnes de vaccinations dans le monde entier afin de protéger les populations les plus vulnérables. Au total, 44 pays ont bénéficié de ce programme qui a offert une couverture médicale intégrale à des dizaines de millions de personnes[ii].

En 1998 également, Cuba a créé l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM) dont le rôle est de former les étudiants en médecine en provenance des pays du Tiers-monde et même des Etats-Unis. Ainsi, en 2019, Cuba a formé au sein de ses différentes universités plus de 35.000 personnels de santé de 136 nations du monde. Selon les Nations unies, « l’ELAM est l’école médicale la plus avancée au monde[iii] ». Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, a salué le travail réalisé par l’ELAM et a fait l’éloge de la politique cubaine et de son engagement dans la coopération Sud-Sud : « Je ne connais aucune autre école de médecine avec une politique d’admission qui donne la priorité aux candidats en provenance des communautés pauvres et qui savent, de première main, ce que signifie vivre sans avoir accès à des soins médicaux de base. Pour une fois, si vous êtes pauvres, si vous êtes une femme ou si vous venez d’une population indigène, vous disposez d’un avantage précis. C’est une éthique institutionnelle qui fait de cette école une entité unique[iv] ».

En 2004, Cuba a lancé conjointement avec le Venezuela l’Opération Miracle qui consiste à opérer les personnes atteintes de cataractes et autres maladies oculaires et n’ayant pas les moyens de recevoir des soins. Depuis cette date, plus de six millions de personnes en provenance de 34 pays ont pu retrouver la vue grâce aux médecins cubains. Aucun autre pays au monde n’a lancé une opération humanitaire d’une telle envergure avec des résultats aussi tangibles[v].

En 2014, les médecins cubains ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l’épidémie de l’Ebola en Afrique de l’Ouest, notamment au Liberia, en Guinée et au Sierra Leone. Suite à l’appel lancé par l’Organisation mondiale de la santé, La Havane a dépêché 168 médecins de la Brigade Henri Reeve, créée en 2005 suite à l’ouragan Katrina qui avait ravagé les Etats-Unis, pour venir en aide aux victimes des catastrophes naturelles. L’île de la Caraïbe avait envoyé autant de médecins que la somme de ceux envoyés par tous les autres pays du monde réunis[vi].

Les Etats-Unis, par la voix du Président Barack Obama, avaient salué l’engagement humanitaire de Cuba dans la lutte contre l’Ebola : « Je souhaite exprimer ma gratitude aux médecins cubains qui se sont portés volontaires et qui se sont engagés dans des missions très difficiles pour sauver des vies en Afrique de l’Ouest en partenariat avec nous et d’autres pays. Nous apprécions énormément le travail effectué[vii] […] Personne ne peut nier le service que des milliers de médecins cubains ont apporté aux pauvres et aux populations en souffrance », avait-t-il ajouté[viii].

En 2017, l’OMS a remis à Cuba le Prix de Santé Publique, la plus importante distinction octroyée par l’institution, pour son œuvre dans la lutte contre l’Ebola. Elle en a expliqué les raisons :

« L’expérience internationale de Cuba en matière d’urgences médicales a débuté plus de 50 ans avant la création du contingent Henry Reeve […]. Cela a marqué le début de la perspective internationaliste et de la coopération sanitaire de Cuba. Depuis sa création […], 24 contingents intégrés par 7.000 équipes ont prêté volontairement leur soutien dans 21 pays […].

Plus récemment, en 2014, le Contingent Henry Reeve a soutenu la réponse au virus de l’Ebola en Afrique occidentale, où plus de 250 professionnels de la santé ont travaillé avec les communautés affectées du Sierra Leone, du Liberia et de la Guinée.

Le Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon et la Directrice générale de l’OMS, Dr. Margaret Chan, avaient demandé au Général Raúl Castro Ruz, Président de Cuba, de déployer du personnel médical pour lutter contre l’épidémie de l’Ebola. La réponse positive de Cuba a été immédiate.

L’assistance internationale prêtée par Cuba ne diminue pas l’attention offerte par le pays à sa propre population, qui bénéficie d’un système national de santé universel et gratuit […] qui compte un total de 493.368 agents de santé et un ratio de 80.2 médecins, 15 dentistes et 79,3 infirmières pour 10.000 habitants[ix] ».

Le Contingent Henry Reeve est également intervenu lors du tremblement de terre en Equateur en 2016, lors des inondations au Pérou en 2017, lors de l’Ouragan María dans la Caraïbe et du tremblement de terre au Mexique en 2017, parmi de multiples urgences à travers le monde[x].

Les mesures hostiles de l’administration Trump

Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a décidé de revenir à une politique agressive contre Cuba et a ciblé sa principale source de revenus, à savoir la coopération médicale internationale. Le 20 juillet 2019, Washington a décidé d’inclure l’île dans la liste des pays responsables de trafic d’êtres humains. Selon la Maison-Blanche, la coopération médicale cubaine à travers le monde équivaut à un trafic d’êtres humains et à des « travaux forcés[xi] ».

Le 26 septembre 2019, le Département d’Etat a lancé un appel public à tous les pays leur demandant de mettre un terme à leur coopération médicale avec Cuba, accusant l’île de « trafic de médecins » et « d’esclavage moderne ». Les Etats-Unis n’ont pas occulté leur véritable objectif qui est de porter atteinte à l’économie du pays en faisait pression sur les nations bénéficiant de ces services : « Ces programmes emploient jusqu’à 50.000 professionnels de la santé dans plus de 60 pays, et sont une source majeure de revenu pour le régime cubain. […] Le gouvernement a collecté 7,2 milliards de dollars en un an[xii] ».

Auparavant, Washington avait exercé une pression sur plusieurs pays d’Amérique latine afin de mettre un terme aux accords de coopération. Le premier pays à se plier à ces injonctions a été le Brésil du Président d’extrême-droite Jair Bolsonaro qui a décidé de rompre en novembre 2018 de manière unilatérale l’accord tripartite signé en 2013 par son prédécesseur Dilma Roussef, Cuba et l’Organisation panaméricaine de la santé. En cinq ans, les 20.000 professionnels de santé cubains ont réalisé plus de 113 millions de consultations dans plus de 3.600 municipalités et ont offert une couverture de soins permanente à 60 millions de Brésiliens. Par ailleurs, Cuba a formé un total de 1.214 médecins brésiliens. La décision prise par Brasilia sous influence de Washington, prive Cuba d’importantes ressources, mais prive surtout des dizaines de millions de personnes d’assistance médicale[xiii].

En mai 2019, les Etats-Unis ont exigé de l’Equateur qu’il leur fournisse une liste complète des accords signés avec Cuba. Quelques mois plus tard, en octobre 2019, le gouvernement de Lenin Moreno a décidé de mettre un terme aux accords de coopération médicale avec Cuba quelques jours avant leur date d’expiration. Depuis le début de la collaboration initiée sous le gouvernement de Rafael Correa, 3.565 médecins cubains ont œuvré dans le pays andin et ont réalisé 6,7 millions de consultations médicales, offrant une couverture médicale à plusieurs centaines de milliers de personnes issues des couches populaires. Par ailleurs, 2.093 Equatoriens ont obtenu leur diplôme de médecin à Cuba[xiv].

En Bolivie, suite au coup d’Etat orchestré contre Evo Morales en novembre 2019, le régime putschiste a ordonné à l’ensemble des coopérants cubains de quitter le pays dans les plus brefs délais. Cuba a dénoncé un total de 26 incidents graves contre son personnel médical, des actes de violence contre deux d’entre eux et la détention de 50 collaborateurs. Cuba s’est vue dans l’obligation de rapatrier en urgence son personnel médical pour des raisons de sécurité. La brigade médicale cubaine en Bolivie était composée de 54% de femmes pour un total de 406 médecins et 208 professionnels de la santé. Depuis leur arrivée sur le territoire bolivien, les médecins cubains ont réalisé 73 millions de consultations médicales et 1,5 million d’interventions chirurgicales. Par ailleurs, 5.184 médecins ont obtenu leur diplôme dans les universités cubaines[xv]. Le secrétaire d’Etat étasunien Mike Pompeo n’a pas manqué de féliciter la junte militaire bolivienne : « Le Gouvernement de Bolivie a annoncé vendredi l’expulsion de centaines de fonctionnaires cubains de son pays. C’était la bonne décision à prendre. Bravo la Bolivie ! La Bolivie rejoint le Brésil et l’Equateur[xvi] ».

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a également alloué un budget de trois millions de dollars afin de mener une campagne internationale auprès des gouvernements des nations ayant signé des accords de partenariat avec Cuba dans le domaine de la coopération médicale[xvii]. L’objectif est de « promouvoir à Cuba, en Amérique latine et auprès des organismes régionaux et internationaux, tels que la Commission interaméricaine des droits de l’homme et le Conseil des droits de l’homme des Nations unies [une politique destinée] à faire pression sur le régime cubain afin qu’il améliore les conditions de vie des docteurs et autres travailleurs[xviii] ».

En octobre 2019, Washington a refusé d’accorder des visas à la délégation cubaine, menée par le Ministre de la Santé Publique José Angel Portal, invitée au 57e Conseil directeur de l’Organisation panaméricaine de la santé. Cette décision, en violation des conventions internationales, a empêché Cuba de participer au plus important congrès régional en matière de santé et de présenter son point de vue sur la coopération médicale[xix].

En décembre 2019, l’Organisation des Etats américains, entité notoirement sous influence des Etats-Unis dont le siège se trouve à Washington et dont Cuba n’est plus membre depuis son expulsion en 1962, a organisé un forum intitulé « L’obscure réalité derrière les missions médicales cubaines », promouvant ainsi la campagne de discrédit lancée par la Maison-Blanche. La Havane a condamné cette nouvelle attaque orchestrée par l’administration Trump[xx].

Washington envisage de rétablir le Cuban Medical Professional Parole Program (CMPP), en vigueur de 2006 à 2017, dont l’objectif est d’inciter les médecins en service à l’étranger à déserter en leur offrant la possibilité de venir exercer leur profession aux Etats-Unis, et de priver ainsi Cuba d’un précieux capital humain[xxi]. Selon les autorités étasuniennes, « en vertu du programme CMPP, les médecins et autres professionnels du secteur de la santé, envoyés par le Gouvernement de Cuba pour travailler ou étudier dans les pays du Tiers-monde, pourront demander l’asile aux Etats-Unis[xxii] ». Ainsi, de 2006 à 2017, près de 8.000 professionnels cubains ont choisi de bénéficier de ce programme – qui incluait le paiement des billets d’avion, des frais d’avocat et la remise d’un visa de voyage – et d’émigrer vers les Etats-Unis[xxiii].

Réaction de La Havane

Le Ministère cubain des affaires étrangères a dénoncé la politique interventionniste et la campagne de discrédit menée par les Etats-Unis. Selon La Havane, Washington a exercé des pressions sur le Guatemala afin que le pays mette un terme à sa coopération médicale avec Cuba. « La persécution et la recherche d’information ont inclus des tentatives de la part de ‘diplomates’ des Etats-Unis d’interroger le personnel cubain dans les centres de santé à l’étranger, y compris en Afrique du Nord et au Moyen Orient », ont déclaré les autorités de l’île. La diplomatie cubaine a rejeté en bloc les accusations de la Maison-Blanche :

« A Cuba, 35.613 professionnels de la santé de 138 pays ont été formés de manière gratuite. Pour les nations disposant de conditions économiques défavorables, Cuba assume pratiquement les coûts de la collaboration. De la même manière et en ligne avec les conceptions des Nations unies sur la coopération entre pays en développement, celle-ci est offerte dans d’autres nations sur la base de complémentarité et de compensation partielle pour les services fournis.

Les techniciens et professionnels cubains qui participent à ces programmes le font de manière absolument libre et volontaire. Durant la réalisation de leur mission, ils perçoivent intégralement leur salaire à Cuba et disposent, en outre, d’émoluments dans le pays de résidence, ainsi que d’autres prestations. Quand Cuba reçoit une compensation pour la coopération prêtée, ces collaborateurs ont le mérite d’offrir un apport juste et totalement légitime pour le financement, la durabilité et le développement du système de santé massif et gratuit, accessible à tous les Cubains, ainsi que pour les programmes de coopération développés, sans aucune contrepartie pour notre pays, dans de nombreux endroits du monde[xxiv] ».

Une coopération médicale saluée par les institutions internationales

La coopération internationale de Cuba a en effet été saluée par les différents organismes internationaux. « Sauver des vies : c’est ce que fait Cuba dans le monde », notent les Nations unies qui ajoutent que l’île « dispose d’une longue histoire de coopération » avec les pays du Tiers-monde. « Les médecins cubains sont les premiers à arriver et les derniers à quitter les lieux » lors des catastrophes naturelles, note Ban Ki-moon, alors Secrétaire général de l’ONU[xxv].

Selon José Di Fabio, représentant de l’OMS, « Cuba est un cas à part en raison de sa capacité de réponse rapide, de sa volonté politique et de l’expérience de ses médecins. Ce que Cuba est capable de réaliser est incroyable. Il y a à la fois la volonté politique [des dirigeants] et la volonté humaine de la population. Quand il y a eu un tremblement de terre au Pakistan, 2 000 médecins ont été dépêchés en 48 heures. Ils ont été les premiers à arriver au Pakistan et les derniers à quitter le pays. Ils sont restés près de six mois. Ce fut la même chose en Haïti[xxvi] ».

Le Programme des Nations unies pour le développement note dans un rapport que

La coopération offerte par Cuba s’inscrit dans un contexte de coopération Sud-Sud. Elle ne poursuit pas d’objectif lucratif mais elle est au contraire offerte comme l’expression d’un principe de solidarité et, dans la mesure du possible, à partir de coûts partagés. Néanmoins, durant des années, Cuba a fourni de l’aide en qualité de dons aux pays les plus pauvres, et a été très flexible quant à la forme ou à la structure de la collaboration […]. Dans la quasi-totalité des cas, l’aide cubaine a été gratuite, même si à partir de 1977, avec certains pays à hauts revenus, principalement pétroliers, une coopération sous forme de compensation s’est développée. Le développement élevé atteint à Cuba dans les domaines de la santé, de l’éducation et du sport a fait que la coopération a concerné ces secteurs, bien qu’il y ait eu une participation dans d’autres branches comme la construction, la pêche et l’agriculture[xxvii].

En s’attaquant à la principale source de revenus de l’île, l’administration Trump porte gravement atteinte au bien-être de la population de Cuba, dont l’économie dépend grandement de la coopération médicale. De la même manière, Washington prive des millions de personnes à travers le monde du seul accès à la santé dont elles disposaient, mettant ainsi leur vie en danger.

A suivre deuxième partie

[i] Laydis Milanés, « Claves para entender la colaboración médica cubana”, Cubahora, 8 octobre 2019. https://www.cubahora.cu/politica/claves-para-entender-la-colaboracion-medica-cubana (site consulté le 31 décembre 2019).

[ii] Fidel Castro, “Programa Integral de Salud”, 29 mars 2014. http://www.fidelcastro.cu/es/internacionalismo/programa-integral-de-salud (site consulté le 2 janvier 2020).

[iii] Salim Lamrani, “Cuba’s Health Care System : A Model for the World”, The Huffington Post, 8 août 2014. http://www.huffingtonpost.com/salim-lamrani/cubas-health-care-system-_b_5649968.html (site consulté le 1er avril 2016).

[iv] Dr. Margaret Chan, “Remarks at the Latin American School of Medicine”, World Health Organization, 27 octobre 2009. http://www.who.int/dg/speeches/2009/cuba_medical_20091027/en/ (site consulté le 30 avril 2016).

[v] Prensa Latina, “Venezuela potencia programa asistencial de salud oftalmológica”, 3 octobre 2019.

[vi] Cuba Debate, « Apoyo de Cuba a la lucha contra el ébola responde a la solidaridad de su Revolución », 13 septembre 2014. http://www.cubadebate.cu/noticias/2014/09/13/apoyo-de-cuba-a-la-lucha-contra-el-ebola-responde-a-la-solidaridad-de-su-revolucion/#.VBSAxVd42So (site consulté le 14 septembre 2014).

[vii] Barack Obama, “Remarks by President Obama and President Raul Castro of Cuba in a Joint Press Conference”, The White House, 21 mars 2016. https://obamawhitehouse.archives.gov/the-press-office/2016/03/21/remarks-president-obama-and-president-raul-castro-cuba-joint-press (site consulté le 3 janvier 2020).

[viii] Barack Obama, “Remarks by President Obama to the People of Cuba”, The White House, 22 mars 2016. https://www.whitehouse.gov/the-press-office/2016/03/22/remarks-president-obama-people-cuba (site consulté le 4 avril 2016).

[ix] Organisation mondiale de la santé, « Premio de Salud Pública en memoria del Dr. Lee-Jonk Wook 2017 – Contigente Henry Reeve (Cuba)”, 26 mai 2017. https://www.who.int/mediacentre/events/2017/wha70/lee-jong-wook-prize/es/ (site consulté le 31 décembre 2019).

[x] Organización Panamericana de la Salud & Organización Mundial de la Salud, “Estrategia de cooperación País OPS/OMS. Cuba 2018-2022”, 2018, p. 1. https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/275329/ccs-cub-2018-2022-spa.pdf?ua=1 (site consulté le 2 janvier 2020).

[xi] U.S. Department of State, “Trafficking in Persons Report”, juin 2019, p. 162. https://www.state.gov/wp-content/uploads/2019/06/2019-Trafficking-in-Persons-Report.pdf (site consulté le 2 janvier 2020).

[xii] U.S. Department of State, “A Call to Action : First-Hand Accounts of Abuses in Cuba’s Overseas Medical Missions”, 26 septembre 2019. https://www.state.gov/a-call-to-action-first-hand-accounts-of-abuses-in-cubas-overseas-medical-missions/ (site consulté le 31 décembre 2019).

[xiii] Ministerio de Relaciones Exteriores de la República de Cuba, “Minrex : La cruzada de Estados Unidos contra la cooperación médica internacional de Cuba”, 5 décembre 2019. http://www.minrex.gob.cu/es/la-cruzada-de-estados-unidos-contra-la-cooperacion-medica-internacional-de-cuba (site consulté le 31 décembre 2019).

[xiv] Ministerio de Salud Pública de la República de Cuba, “Firman Cuba y Ecuador acta de terminación de los convenios de cooperación”, 19 novembre 2019. https://salud.msp.gob.cu/?p=2882 (site consulté le 31 décembre 2019).

[xv] Ministerio de Relaciones Exteriores de la República de Cuba, “Minrex : La cruzada de Estados Unidos contra la cooperación médica internacional de Cuba”, op. cit.

[xvi] Jim Wyss & Nora Gámez Torres, “’Bravo Bolivia,’ Washington Says, But Violence Persists Amid Elections Worries”, The Miami Herald, 20 novembre 2019. https://www.miamiherald.com/news/nation-world/world/americas/article237547904.html (site consulté le 2 janvier 2020).

[xvii] Lise Alves, “Cuba’s Doctors-Abroad Program Comes Under Fire”, The Lancet, 28 septembre 2019. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(19)32214-7/fulltext (site consulté le 4 janvier 2020).

[xviii] Tracey Eaton, “USAID Plans to Spend Up to $3 Million to Investigate Cuban Doctors”, Cuba Money Project, 6 août 2019. http://cubamoneyproject.com/2019/08/06/doctors/ (site consulté le 31 décembre 2019).

[xix] France 24, « EEUU niega visa a ministro de Salud de Cuba para reunión de OPS”, 1 octobre 2019. https://www.france24.com/es/20191001-eeuu-niega-visa-a-ministro-de-salud-de-cuba-para-reuni%C3%B3n-de-ops (site consulté le 2 janvier 2020).

[xx] Organización de Estados Americanos, “OEA acogerá conferencia ‘La oscura realidad detrás de las misiones médicas cubanas”, 16 décembre 2019. https://www.oas.org/es/centro_noticias/comunicado_prensa.asp?sCodigo=AVI-265/19 (site consulté le 2 janvier 2020).

[xxi] Marion Smith, “Communist Cuba Enslaves Physicians”, The Wall Street Journal, 25 décembre 2019.

[xxii] U.S. Citizenship and Immigration Services, “Cuban Medical Professional Parole (CMPP) Program”, 12 janvier 2017. https://www.uscis.gov/humanitarian/humanitarian-parole/cuban-medical-professional-parole-cmpp-program (site consulté le 31 décembre 2019).

[xxiii] Mario J. Pentón, « Cuban Physicians Still Abandoning Missions Abroad Despite End to U.S. Parole Program”, The Miami Herald, 12 mars 2018.

[xxiv] Ministerio de Relaciones Exteriores de la República de Cuba, “Minrex : La cruzada de Estados Unidos contra la cooperación médica internacional de Cuba”, op. cit.

[xxv] Ricardo López Hevia, “En fotos, Ban Ki-moon visita la Escuela Latinoamericana de Medicina (ELAM)”, Cubadebate, 28 janvier 2014.

[xxvi] Diario do Centro de Mundo, “Entrevista : ‘é incrível o que Cuba pode fazer’, diz OMS sobre ajuda contra ebola”, 23 octobre 2014. http://www.diariodocentrodomundo.com.br/entrevista-e-incrivel-o-que-cuba-pode-fazer-diz-oms-sobre-ajuda-contra-ebola/ (site consulté le 4 janvier 2020).

[xxvii] Programme des Nations unies pour le Développement, Investigación sobre ciencia, tecnología y desarrollo humano en Cuba, 2003, p.117-119. http://hdr.undp.org/en/content/investigaci%C3%B3n-sobre-ciencia-tecnolog%C3%ADa-y-desarrollo-humano-en-cuba-2003 (site consulté le 4 janvier 2020).


https://www.humanite.fr/cubatrump-1...

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

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