JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’ENVIRONNEMENT

Publié le 5 juin 2020 dans Medio ambiente (Environnement)
vendredi 26 juin 2020
par  Traduit par Danielle Bergeron

Cuba est, en tant qu’île, fortement impactée par le réchauffement climatique et se mobilise pour y faire face.
Les adaptations nécessaires passent par un changement des mentalités et des façons de faire, notamment dans le domaine agricole, ainsi qu’au niveau de l’urbanisation et même dans les relations entre hommes et femmes.

Le futur doit être vert

Aspirer au bien-être social et à un développement durable et humain implique que soit relevé le défi du réchauffement climatique à travers des politiques publiques rigoureuses et avec la collaboration de la responsabilité citoyenne.

(Photo : ACN)

Par JESSICA CASTRO BURUNATE

Ils sont de plus en plus nombreux les mouvements internationaux, les citoyens, les entreprises et les gouvernements qui réagissent à un même avertissement : quelque chose doit changer pour que l’avenir puisse encore nous appartenir.

L’année 2020 ne nous a pas beaucoup laissé le loisir de penser aux dangers environnementaux ni à quel point nous y sommes exposés du fait de nos propres agissements.

La menace du coronavirus nous a forcé à regarder en face la fragilité universelle. Il y a toutefois d’autres risques, d’autres vulnérabilités qui ont été longtemps ignorés.

Cuba est une des rares nations -elles sont à peine plus d’une dizaine- à avoir inscrit dans sa Constitution la « protection et la conservation de l’environnement et la lutte contre le changement climatique ».

Cet engagement national a pris corps en 2017 avec le plan d’Etat pour la lutte contre le changement climatique, connu sous le nom de Tarea Vida (Plan pour la vie),une politique publique qui expose les principaux axes pour atténuer le nouveau scénario climatique et s’y adapter.

Sa mise en oeuvre exige un programme d’investissements progressifs qui seront réalisés à court (2020), moyen (2030) et long (2050) termes.

Le premier de ces objectifs dans le temps a coïncidé avec une pandémie dont les conséquences économiques et sociales touchent aussi la nation caribéenne.

En pleine incertitude et avec le défi de trouver les moyens de la relance, certaines actions de Tarea vida ont été mises en place à l’ombre du COVID-19.

La province de Pinar del Rio, siège de l’évènement national de la Journée Mondiale de l’Environnement, a poursuivi la restauration des plages de sables et les plans d’ordonnancement pour la réinstallation de logements de localités côtières vulnérables.

Villa Clara est une autre province reconnue pour ses actions concernant l’environnement en 2020, particulièrement pour le travail réalisé à Caibarien et dans d’autres bourgades proches de la mer, ainsi que pour la surveillance de la plaine côtière salinisée pour assurer un usage efficace de l’eau dans l’irrigation des cultures.

La localité côtière de Caibarien est au centre des priorités de Tarea Vida à Villa Clara. (Photo : Ramón Barreras Valdés/Vanguardia)

Plusieurs projets relevant de la coopération internationale ont poursuivi, en cohérence avec les objectifs du plan d’Etat, leur travail principalement centré sur les risques et vulnérabilités face aux phénomènes climatiques extrêmes et le domaine de la souveraineté alimentaire.

¿Où en sommes-nous ?

La hausse des températures, des sécheresses intenses toujours plus fréquentes, l’érosion des plages, les bas rendements des terres agricoles et de fortes inondations côtières constituent certains des effets du changement climatique dans l’Île.

La dégradation des sols et la pénurie d’eau sont des problématiques auxquelles font face chaque jour les producteurs agricoles à Cuba

(Photo tirée de Granma)


Il y a à Cuba près de 570 localités et plus de 230 points d’alimentation en eau vulnérables à l’intrusion marine. Dans des provinces comme Artemisa y Mayabeque, cette situation peut aller jusqu’à 15 kilomètres.

De plus, l’élévation du niveau de la mer s’est accélérée au cours des dernières années et 85 % des plages de sable du pays montrent des signes d’érosion comme l’a expliqué Elba Rosa Pérez Montoya, ministre de la Science, de la Technologie et du Climat (Citma) devant l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire*.

En 2020, l’Ile a enregistré le mois de mars le plus sec depuis 1961. Au cours du premier trimestre, plus de 80% du territoire national ont été touchés par la sécheresse météorologique, et 23% ont souffert d’une sécheresse extrême.

A partir de Tarea Vida, c’est un changement de perspective qui a été tenté pour considérer le développement, mais pour que la transformation devienne effective, il faut qu’elle soit systémique.

Au début de 2020, le scientifique Orlando Rey Santos, conseiller du Citma, informait l’Agence de Nouvelles Cubaines des progrès réalisés en trois ans de mise en oeuvre du plan Tarea vida. D’après son décompte, les 112 établissements humains côtiers existant sur l’Île sont dotés de règles d’urbanisme visant à freiner les constructions dans les zones fortement exposées à la montée du niveau moyen de la mer.

Sur ce total, les 35 qui se trouvent dans les zones jugées prioritaires par Tarea vida possèdent leur propre réglementation et, dans chaque cas, le type de mesures d’adaptation les plus appropriées a été identifié.

Rey Santos a précisé que les directions provinciales et municipales de l’Institut de Planification Physique, liées aux zones prioritaires, ont des études et des dispositions spéciales d’urbanisme pour les établissements côtiers, parmi lesquelles des interdictions de croissance, une limitation des agrandissements et de l’affectation de nouveaux investissements.

Sur le plan juridique, on progresse dans l’élaboration d’une nouvelle Loi sur l’Environnement (la loi actuelle -Loi 81- date de juillet 1997) qui soit en phase avec les exigences actuelles et les projections de Tarea vida, a indiqué le spécialiste.

Parmi tous les problèmes qui, d’une façon ou d’une autre, ont un lien avec Tarea vida et qui, pour le pays, représentent des priorités, l’un des plus pressants et des moins avancés si on considère le panorama actuel est celui de l’obtention de la sécurité alimentaire, ou si nous visons plus haut, de la souveraineté.

Celle-ci implique nécessairement un changement de culture et de modèle agricole pour aller vers des pratiques plus durables et écologiques, ainsi que des investissements en technologie et un renforcement du système de soutien aux petits producteurs.

La dégradation des sols et la pénurie d’eau frappent quotidiennement ceux qui travaillent une terre toujours plus épuisée. Le changement climatique est une réalité qu’ils touchent du doigt tous les jours, surtout ceux qui vivent dans des endroits vulnérables.

Il est chaque année plus difficile d’obtenir des récoltes ce qui implique que le secteur de l’agriculture et de l’élevage doive prendre en compte les risques environnementaux dans sa planification et élargir l’aide aux paysans, sous forme de formation et de moyens.

Le changement climatique sous le projecteur de l’inégalité

A la fin de 2018, la titulaire du Citma a, dans un exposé aux députés de l’ANPP, présenté les éléments qui influent de façon négative sur le développement de Tarea vida, comme par exemple la faible uniformité dans les réponses des différents secteurs et territoires, le manque de connaissances scientifiques au niveau local et le fait que de nombreuses mesures ont un caractère réactif, et non préventif et qu’elle sont formulées pour le court terme.

D’après certaines études, les sécheresses intenses causées par le changement climatique global, ont un impact différencié sur les femmes (photo : Empruntée à Invasor ).

Dans ce domaine, l’autonomie territoriale et la décentralisation du développement, qui constituent également des objectifs pour notre pays, sont essentielles. Les territoires doivent continuer à créer des capacités pour autogérer leurs vulnérabilités particulières.

Toutefois, d’autres problématiques potentielles doivent être indiquées. Il faut reconnaître que même si le changement climatique nous menace tous, de même que le coronavirus, certains sont plus vulnérables que d’autres.

Pour une réponse efficace, il faut augmenter la capacité d’adaptation et de résilience de tout un chacun ; et il est pour cela indispensable de traiter, en les regardant de près, les fractures socio-économiques et de genre qui influent sur le niveau d’exposition au danger.

Comme les rôles de genre traditionnellement attribués veulent que ce soient les femmes qui se chargent des travaux ménagers et qu’il leur est quasiment impossible de les accomplir du fait du manque d’eau, leur capacité à organiser le changement et à y prendre part est constamment mise en défaut.

Il y a une grande différence entre ceux qui peuvent transformer leur réalité et ceux qui dépendent des autres pour que quelque chose change. Il y a des différences entre ceux qui possèdent les connaissances et les moyens de faire face à l’adversité, de renouveler leurs pratiques, d’innover et de continuer à être productifs et ceux qui sont happés par les circonstances.

Le terme de justice climatique, de plus en plus utilisé par les militants de l’environnement, reflète la compréhension de cet impact différencié et tend à aborder la dimension politique de ce changement qui aura sans nul doute pour conséquence de grands défis sociaux et économiques pour l’humanité

* Le Parlement cubain. (NDT)

http://bo/medio-ambiente/2020/06/el-futuro-debe-ser-verde/


http://bohemia.cu/medio-ambiente/20...

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