Cuba se précipite  : Vers où ?

lundi 17 août 2020
par  Traduit par Pascale HEBERT

Article de Ricardo Ronquillo, Cubadebate (Juventud Rebelde), 22 juillet 2020, traduit par Pascale Hébert.

Des oiseaux de mauvais augure se complaisent à prédire la catastrophe pour leur pays et ils semblent même déçus que les mesures prises par le gouvernement cubain enrayent ce risque. Face à cela, l’auteur proclame que la grande leçon de l’histoire de Cuba n’est pas celle de l’échec, mais celle de la régénération. P. Hébert

Venta de comida en el Consejo Popular Atarés. Foto : Thalía Fuentes Puebla/ Cubadebate.

Bien que ne soit pas la précipitation qui distingue l’action politique cubaine, mais plutôt la mesure et la prudence, remises en question il y a quelques années par leurs partisans et leurs adversaires, il ne manque pas de gens pour faire remarquer, avec un certain piquant, que maintenant oui, c’est ce que nous faisons.

Bien sûr qu’ils ne veulent pas parler de cette relation inquiétante entre politique et vitesse qu’ont caractérisée, jusqu’à aujourd’hui, les changements qui ont commencé dans le sillage de l’actualisation et se sont terminés par la reconstruction des Directives de la Politique Economique et Sociale du Parti et par la Révolution du 7e Congrès, la Conceptualisation de Modèle Economique et Social Cubain de Développement socialiste et les Bases du Plan National de Développement Economique et Social jusqu’en 2030.

Ceux qui sortent des tiroirs de la manipulation, la précipitation, après les mesures de l’Exécutif national pour stimuler l’économie et affronter la crise mondiale post-COVID-19, ne veulent pas parler des pieds nécessaires pour appuyer sur l’accélérateur des transformations - comme on l’a tant souhaité dans une bonne ambiance- mais au destin qu’ils veulent que celles-ci nous réservent.

Ce qui les intéresse ce n’est pas de faire pression pour que nous avancions avec agilité et précision dans le sens économique et social correct, mais d’attirer l’attention sur le fait que nous fonçons en arrière à toute vitesse, tête baissée vers la chute définitive vers cet abîme que, semble-t-il, nous frôlons toujours et que nous esquivons si souvent

Pour parvenir à leurs fins, ils cliquent avec enthousiasme -comme sur une amphore maligne de la loterie en ligne- sur, parmi d’ autres dispositions, celle qui consiste à ajouter la commercialisation d’ aliments et d’autres biens de première nécessité au système de vente des appareils électriques et des articles qui avait déjà été approuvée avant l’expansion meurtrière du coronavirus, et qui, alors, ne répondait pas aux mêmes urgences qu’en ce moment.

Ce qui les dérange vraiment c’est que la Révolution avance à contre-courant de leurs présages. Hébétés par l’implacable réponse à la pandémie de COVID-19, à tel point que ces jours-ci Cuba est devenu l’un des pays qui a aplani sa courbe de la façon la plus éclatante, ils braquent leurs prédictions sur l’impossibilité que nous puissions supporter la crise économique mondiale, dont certains prédisent déjà qu’elle sera « la mère de toutes les crises ».

Ils aspirent à ce que ce soit l’inanition qui réussisse ce que la fatalité du virus n’a pas pu obtenir sur l’archipel. C’est pourquoi, ils ne souffrent pas de la pénurie et des files d’attentes exténuantes que nous endurons, qu’ils propagent aux quatre vents médiatiques comme des feux d’artifice, précisément parce qu’ils craignent que les conséquences explosives qu’ils espèrent de cette situation s’évanouissent avec le plan anticrise conçu par le Gouvernement Révolutionnaire.

Autrement, comment pourrions-nous comprendre leur propagande insistante sur le thème d’un pays brisé, avec un système économique qui n’est pas viable, imposé par une dictature répressive, appauvrissante et paralysante, tandis qu’ils laissent de façon perverse aux oubliettes le blocus criminel et ses conséquences.

En faisant allusion à ce qu’on a appelé la période spéciale comme au fantôme politique de service, ils oublient que, bien que ce qui a été le plus commenté de cette étape c’est l’agonie supportée avec une force de caractère poétique et douloureuse par les Cubains, on peut en faire d’autres lectures, comme celle d’un peuple dont l’épopée lui assigné de sauver son destin et d’en faire quelque chose de beaucoup plus prometteur.

Regardons notre passé, si on veut, pour le vérifier. Le coûteux revers de Céspedes lors du premier combat, la mort précoce de Martí, le coup du sort d’Alegría de Pío, la Révolution de 1930 qui est allée à l’échec, la frustration tactique des actions du 26 juillet 1953.

La grande leçon de l’histoire de Cuba n’est pas celle de l’échec insistant, mais celle de la résurrection, celle de la régénération persistante, croissante et continue.

Notre salut comme peuple se trouve dans cette constance régénératrice, dans cette compréhension que la Révolution qui a commencé avec Carlos Manuel de Céspedes en 1868 et qui s’est réveillée avec le centenaire de José Martí contre les murs des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, portant sur ses épaules autant de martyrs que d’obstacles, a remporté la victoire, mais qu’il reste encore en suspens beaucoup des contours définitifs du triomphe, dont une partie dépend de l’intrépidité, de la profondeur et de la rapidité avec lesquelles nous nous disposerons à accomplir les changements prévus.

Ce qui précède donne de l’importance au fait que, même si l’on suspendait les activités centrales du 26 Juillet, sur décision du Bureau Politique du Parti, l’ensemble de mesures annoncé est la grande célébration, la magnifique invitation pour une date à laquelle nous sollicitons à nouveau toute la force apostolique des Cubains pour surmonter l’adversité et en sortir grandis.

Cela nous l’apprenons mieux ces derniers temps. Déjà à la veille du 26 juillet 2019, alors que même une certaine psychologie sociale se résignait au fait que ce n’était pas le moment pour des aspirations longuement différées, face aux durs tours de vis de l’Empire, comme celui d’empêcher l’entrée de bateaux chargés de combustible, s’est produite la secousse qui s’est terminée par une augmentation de salaires inattendue dans le secteur public.

Il ne sera pas facile d’enrayer l’inertie et la démobilisation par de nouveaux et audacieux stimulants, ni de surmonter les coûteux vestiges de déformations structurelles et de crise continue, mais le triomphe définitif exige d’avancer vers le pays que nous voulons et que nous concevons, sans nous résigner à celui que nous ont imposé les circonstances et autres vilenies extérieures et intérieures.

Le destin vers lequel nous devons nous précipiter, tandis que certains nous poussent vers leurs abîmes, est celui-ci et pas un autre.

www.cubadebate.cu/opinion/2020/07/22/cuba-se-precipita-hacia-donde/


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