Silvio Rodríguez. « On peut trouver de la poésie en toutes choses »

Par Sahily Tabares – Revista bohemia – 16 octobre 2020
samedi 7 novembre 2020
par  Traduit par Nicole Bedez

En exclusivité avec BOHEMIA, le trovador [1] partage ses souvenirs, ses pensées et ses réflexions sur les dangers du monde dans lequel nous vivons, où les puissants bloquent.

Silvio Rodríguez Domínguez (né en 1946 à San Antonio de los Baños, province de La Havane) est considéré par plusieurs générations comme l’un des plus grands compositeurs et interprètes de la Nueva trova [2] cubaine au vaste retentissement international. Il excelle dans le domaine de la chanson contemporaine en ce qui concerne la veine poétique et les sonorités.

L’engagement et la passion le distinguent. (Photo : YASSET LLERENA)

Une fois encore, il provoque une infinité d’émotions. Nous découvrons avec lui des pouvoirs impalpables dans le secret de l’âme. Il prend plaisir à chanter les idées, il est séduit par les élans et la quête de l’individu, les évènements, et c’est peut-être pour cela qu’il ne néglige jamais les souvenirs, les nouveaux projets, l’approche de la complexité de la vie.

Silvio Rodríguez Domínguez (né en 1946 à San Antonio de los Baños, province de La Havane) est considéré par plusieurs générations comme l’un des plus grands compositeurs et interprètes de la Nueva trova (1) cubaine au vaste retentissement international. Il excelle dans le domaine de la chanson contemporaine en ce qui concerne la veine poétique et les sonorités.
Lorsque nous revisitons son vaste répertoire, nous y percevons un ton intimiste dans lequel la parole combative est prédominante. En ces temps de Covid-19, le dérangeant trovador précise plusieurs questions : comment se développent ses processus créatifs, textes, musiques et orchestrations ? De quelle manière le contexte sanitaire difficile influe-t-il sur l’inspiration et l’art de la composition ?

Au travers de réponses virtuelles, il comble l’écart : « Dans ces conditions, on dispose de beaucoup de temps pour élaborer des œuvres et aucun pour les réaliser. Pour la première fois depuis que j’ai l’âge de raison, la planète entière attend la même chose. Ce serait formidable si c’était une déclaration de paix universelle ou de respect de la nature. De nombreux mythes s’écrouleraient. »

Je recherche dans les enregistrements les plus récents l’album Para la espera, amplement diffusé à la radio et sur les réseaux sociaux. Il fait ce commentaire : « Ce que je publie précède la pandémie, ce n’était même pas un disque en préparation, c’est la matière première, les premiers documents des premières versions enregistrées de thèmes composés ces dix dernières années. J’ai l’habitude de les retravailler ensuite et d’en faire d’autres, parfois partagées avec des musiciens. J’ai décidé de présenter ce disque à l’heure actuelle pour tenter de proposer quelque chose. »

Couverture du récent album de Silvio. (Photo : avec l’aimable autorisation du bureau de Silvio Rodriguez)

« Sur la note de présentation, je dédie ce disque à la mémoire de plusieurs amis, d’excellents créateurs que le monde a perdus récemment. Je les présente dans l’ordre de leur disparition : Túpac Pinilla Núñez, psychologue, cinéaste et éditeur (28 août 1972 / 17 mars 2020) ; Juan Padrón Blanco, dessinateur et cinéaste (29 janvier 1947 / 24 mars 2020) ; Luis Eduardo Aute, peintre, auteur-compositeur et cinéaste (13 septembre 1943 / 4 avril 2020), pour qui j’ai chanté Noche sin fin y mar à l’hôpital quand il traversait un moment très difficile, sa réaction positive m’incitant à la lui dédier ; César López, poète, écrivain, essayiste (25 décembre 1933 / 7 avril 2020) ; Luis Sepúlveda, écrivain, journaliste et cinéaste (4 octobre 1949 / 16 avril 2020) ; Marcos Mundstock, présentateur, écrivain et humoriste (25 mai 1942 / 22 avril 2020) et Óscar Chávez, chanteur, acteur, compositeur (20 mars 1935 / 30 avril 2020). »
Je me souviens de lui nous disant, à une autre occasion, que chanter est source de souffrances, de joies, et en même temps nous enseigne beaucoup sur la vie. D’abord et avant tout, il repousse les sourires de complaisance, il est un artiste qui a les pieds sur terre et qui observe la réalité quotidienne. « Chaque matin, je lis la presse sur Internet. Je me rappelle les nombreuses discussions avec des camarades sur la partialité de l’information dont nous avons souffert pendant des années. Internet a des défauts, c’est un outil, tout dépend de la façon dont on l’utilise, c’est pour cela qu’il est aussi émetteur de mensonges, mais il a considérablement accompagné l’accès au savoir. Comme en toutes choses, il faut faire preuve de méthode, lire de manière critique. Pour moi, la variété et la confrontation de points de vue sont importantes ; cela fait réfléchir. »

Il mentionne avec enthousiasme son blog Segunda cita (blogspot.segundacita.com). « Je l’utilise depuis dix ans pour échanger avec des amis ; j’ai aussi un compte sur Facebook sur lequel je publie des choses du blog. Ma relation avec les réseaux est assez précaire du point de vue de la vitesse et à cause des coupures. Ma musique est mise en ligne par une compagnie qui s’en occupe. »

Il a toujours été préoccupé par la perte de la mémoire musicale du présent. « J’ai soutenu l’idée de construire les studios d’enregistrement Abdala et j’espère qu’ils contribueront au développement de l’ensemble de notre musique, car tel fut son objectif dès le début », précise-t-il.

En ce qui concerne le marché, la standardisation des goûts imposés par les monopoles et les effets de chacun d’entre eux sur le progrès de la musique, il dit : « Tout ce qui peut être vendu finit par se transformer en industrie. L’état d’esprit de gagner de l’argent avec tout l’emporte, jusque dans le traitement des maladies. La musique aussi peut faire l’objet d’un commerce, elle a gonflé un monde fabuleux basé sur l’illusion, même si à l’intérieur de celui-ci il y a aussi des expressions véritablement de qualité. Aujourd’hui, beaucoup d’artistes qui sont conscients dans le monde prennent parti pour les causes justes, pour la dignité des personnes. Cela nous sauve. »

La veille de toujours

Lors d’un des concerts de la tournée des quartiers. (PHOTO : twitter.com/clio1968otra vez)

Il est impossible d’échanger avec Silvio sans lui proposer de réfléchir sur la façon d’affronter la pseudo culture, l’influence de l’industrie hégémonique du divertissement, leurs principales faiblesses.

Selon lui, « la principale force de la culture cubaine est son existence propre, son origine, son authenticité et son éclectisme. Sa principale faiblesse consiste en ce que les media qui la diffusent ne peuvent pas échapper à l’imitation de la culture hégémonique. Tous les programmes super stellaires qui apparaissent sont des décalques des shows à la mode dans le monde. Il y a une sorte de complexe du provincial que même les plus ardents endoctrinements n’ont pas réussi à réduire. Pour quelle raison ? »

« Les indépendances commencent toutes par l’autosuffisance économique, l’éducation scientifique et culturelle. Quand on est capable d’auto-approvisionner sa table, de lire et d’écrire, on a l’essentiel pour être autonome quel que soit le terrain. Ensuite, il s’agit d’observer de façon critique ce qui nous entoure et d’apprendre en pleine conscience ce qui en vaut la peine. »

Pour qui mérite de l’amour

De multiples expériences nourrissent le trovador, dont font partie les visites effectuées dans les quartiers les plus humbles de La Havane : « Elles sont l’occasion de se rendre dans des lieux vers lesquels il est difficile de se déplacer, que ce soit à cause de leur éloignement, du manque de transports ou des habitudes enracinées chez ceux qui habitent à l’écart ; elles offrent la possibilité de se connecter directement avec des quartiers populaires et de leur apporter ce que l’on est capable de faire, de le leur donner sans intermédiaires, sans but lucratif, seulement à travers l’amour et le respect du prochain ».

Je lui demande comment il assume le financement, la stratégie de chaque concert, les répertoires, le travail de création aux côtés de la flutiste Niurka González et du trio Trovarroco.

Avec Niurka González. (Photo : YASSET LLERENA).

« Le projet Ojalá ne dispose pas de certains moyens (le plateau, les lumières), l’État nous aide. Nous nous occupons de tout le reste, y compris une petite incitation économique pour les ouvriers qui montent et démontent la scène et ceux qui assurent la surveillance. Les musiciens et les artistes qui participent aux concerts ont toujours fait don du montant de leurs prestations. »

« Les répertoires ne sont pas complètement élaborés. Il existe un noyau de chansons qui nous sont généralement demandées et qui sont plus ou moins invariables dans les divers formats dans lesquels nous nous présentons ; le reste évolue au fil du temps. Cela fait tant d’années que nous travaillons que nous sommes étonnés lorsque nous faisons un inventaire des musiques ; nous y passerions des heures si nous les rassemblions. Personne ne peut supporter un concert d’une telle longueur, à commencer par nous-mêmes. »

La poésie de ce disque a motivé plusieurs générations. (Photocopie : YASSET LLERENA)

Et il ajoute que les tournées dans les prisons lui ont donné de grandes satisfactions : « Ce qui dans la rue est un rapprochement, une option culturelle, en prison représente surtout une manifestation de soutien. Personne n’apprécie autant la solidarité que celui qui n’a pas de liberté. Nous avons connu des expériences très émouvantes, par la suite ; lorsque nous avons retrouvé, au fil des années, d’anciens détenus et d’anciens gardiens de prison, nous avons vécu des moments d’émotion pleins d’enseignement. »
Que vienne l’espoir

À certaines époques, on l’a appelé l’homme aux mille chansons, le trovador des foules, peut-être à cause de son bagage culturel très riche. Selon notre perception, des concepts forts sont prédominants.

« José Zacarias Tallet a dit qu’il y a de la poésie jusque dans un pédalier de bicyclette ; je crois qu’on peut trouver de la poésie en toutes choses. »

Sa discographie met cela en évidence, nous n’oublions pas la qualité de l’album Días y flores qui a captivé, il y a longtemps, plusieurs générations.

« Je suis certain que vous dites cela à votre sujet. Je le comprends et je vous en sais gré. Mais je reviens très rarement sur mes disques ; il y en a certains que je n’ai pas écoutés depuis des dizaines d’années. Ce doit être ainsi parce que je les travaille longuement et que je les prends en grippe », confesse-t-il.

J’ajoute, d’ailleurs, qu’il est des jeunes chanteurs qui enregistrent leurs sujets et tentent un processus de rénovation des textes et des musiques. La trova est-elle toujours la Cendrillon en termes de présence, de promotion et de diffusion dans les media audiovisuels ?

« Avant toute chose, je tiens compte de ceux qui m’ont précédé, les grands de la trova. Par exemple, le vieux Rosendo Ruiz Suárez ; c’est son fils Rosendito qui me l’a présenté lors d’un festival de la trova à Santiago de Cuba. Celui-ci s’est déroulé dans une usine de spiritueux. Lui, évidemment, était déjà une légende vivante. Son écoute et ses mots d’encouragement ont été très stimulants pour moi. J’ai vécu un moment inoubliable. »

La rencontre avec l’ancien trovador Rosendo Ruíz Suárez et son fils Rosendo Ruíz Quevedo a été mémorable. (Photo : auteur non identifié)

« Revenons au présent : j’ai vu plusieurs jeunes gens avec une guitare, en général dans des groupes musicaux et dans des vidéoclips de bonne facture. Il y a quelques duos et trios acoustiques, mais en général, on voit de moins en moins la figure austère du trovador. C’est assez logique car ce qui est spectaculaire est plus éblouissant. Savourer la nudité d’un texte et d’une musique a toujours été d’un accès plus difficile, plutôt unique, même s’il y a eu des exceptions. »

Quand je lui demande s’il a imaginé des programmes pour la radio et la télévision dans lesquels il partagerait avec le public ses points de vue et les inspirations qui le nourrissent, il précise : « Je pensais ainsi il y a plusieurs années et à vrai dire j’allais le faire, mais Jorge Gómez m’a devancé (ça, c’est une plaisanterie entre nous). J’aimerais le faire pour non pas proposer ma musique mais celle qui me plaît et que j’écoute toujours, ou bien celle que je découvre par hasard et qui m’intéresse. »

Il est captivé par son amour de la photographie. (Photo : JORGE VALIENTE).

« À l’âge de vingt ans, j’ai été le protagoniste de l’espace Mientras tanto. Ça a été un succès car il a réuni plusieurs créateurs : Eduardo Moya, son directeur, Víctor Casaus, René Azcuy. Des personnalités des arts de la scène, de la musique et des lettres faisaient partie du programme. Quelque temps après, Julio Pulido et Danilo Sirio ont voulu que je fasse quelque chose de semblable, mais à cette époque-là moi je voyageais beaucoup. »
Et de la musique pour le cinéma ?

« J’ai commencé à m’y exercer quand je faisais partie du Groupe de musique expérimentale de l’ICAIC [3]. J’ai arrêté pour des raisons particulières. C’est compliqué de conserver un rythme de concerts tel que celui auquel j’étais parvenu et, en même temps, composer et enregistrer de la musique pour le cinéma. Ça a été difficile pour quelqu’un qui n’a pas de formation académique, comme c’est mon cas. Je l’ai fait à nouveau de façon isolée ; ça me plaît car on y apprend toujours. Inventer des chansons est un jeu divertissant, tout comme dessiner ou faire des photos. Ce sont d’autres jeux, peut-être moins visibles, mais qui m’accompagnent. »

Je lui demande d’avancer dans le temps et j’évoque un concert mémorable au Pic Turquino.

« C’était le 28 janvier 1989, au début d’une tournée dans tout le pays que nous avons faite avec le groupe Afrocuba. Nous devions donner une trentaine de représentations. Plusieurs centaines de jeunes ont grimpé sur la montagne, et même une dame âgée avec des chaussures à talons. Jamais auparavant on n’avait réalisé une émission télévisée depuis le sommet du Turquino et je crois que ça ne s’est jamais reproduit. Vicente Feliú et moi, nous avons chanté pendant une heure. Dès que nous avons eu terminé, un grand nuage tel un manteau blanc a envahi le ciel à la manière d’une toile de fond. »

Différentes scènes doivent lui lancer d’autres défis. Certaines le séduisent-elles, même s’il ne s’y est jamais rendu ?

Concert au Pico Turquino. (Photo : auteur non identifié)

« Disons que les circonstances m’ont amené à aller sur des scènes mais je ne me suis jamais senti une bête de scène. Cependant, il me semble avoir vu une photo de Víctor Jara une guitare à la main et le Machu Picchu en arrière-plan. Je n’imagine pas un décor plus impressionnant. »

Peut-être n’est-il pas surpris lorsqu’il entend notre question provocatrice : après avoir fait autant d’allers et retours dans le monde entier, n’avez-vous jamais pensé vivre en dehors de Cuba ?

« La première fois que j’ai visité Guanajuato au Mexique, je me suis dit : je pourrais vivre ici. Ensuite, je me suis trouvé dans d’autres beaux endroits, agréables, et il se peut que j’aie ressenti à nouveau quelque chose de semblable. Entre 1996 et 1997, je suis souvent allé à Paris parce que Niurka [4] étudiait là-bas ; j’y ai passé de bons moments, j’y ai appris des choses, et surtout j’y ai vécu l’existence d’une personne normale, ce qui est très séduisant. Mais là-bas, au fond, je savais que j’allais revenir. Je suis comme le chien Buck [5] qui répond à l’appel de la forêt. »

La mémoire, le présent, la philosophie aiguisée de l’auteur donnent lieu à la question suivante : comment rêvez-vous, pensez-vous et imaginez-vous le monde dans les prochaines années ?
« Rêver et imaginer ont quelque chose à voir, mais si nous nous mettons à penser, alors c’est autre chose. Nous vivons dans un monde chaque jour plus chaotique dans lequel les plus puissants, au lieu d’organiser un système fondé sur la justice, volent, tuent, font blocus, donnent de très mauvais exemples. Et les gens semblent s’inspirer plus rapidement de ce qui est mauvais que de ce qui est bon. À ce sujet, je me souviens toujours d’un jour, tout au début, un 4 avril, quand Fidel s’adressait aux jeunes et leur disait que l’oisiveté était spontanée alors qu’il fallait cultiver la vertu. Nombreuses sont les choses qu’il nous reste à tous à cultiver. Plus nombreux nous serons et plus difficile ce sera d’y parvenir. »

Luis Eduardo Aute, un ami inoubliable. (Photo : auteur non identifié).


http://bohemia.cu/cultura/2020/10/s...

[1Vers 1850, à Santiago de Cuba apparaissent les trovadores, auteurs-interprètes qui chantent seuls, en duo, ou en trio [NDT].

[2La Nueva trova est un genre musical ayant émergé lors du premier congrès culturel à La Havane dix ans après la révolution cubaine, influencé par la Nueva canción chilienne (musique protestataire folk) et des artistes comme Violeta Parra et Víctor Jara. À l’écoute de la jeunesse, de la quotidienneté, de la vie sociale, la Nueva trova se caractérise par une recherche littéraire, poétique et par un langage musical influencé par différents styles : trova, son cubain, variété, folk, jazz, pop, et rock [NDT].

[3Institut cubain des arts et de l’industrie cinématographiques [NDT].

[4Niurka González Núñez, son épouse [NDT].

[5Dans « L’appel de la forêt » écrit par Jack London [NDT].


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