José WHITE, célèbre violoniste cubain...

samedi 4 août 2012

José White, considéré comme un des plus célèbres violonistes de son siècle, était réellement étonnant et insurmontable quant à sa technique, son bon goût, son affinage, son élégance et son sens interprétatif.

Un article de Jesus Risquet Bueno traduit par Alain de Cuillant pour la revue digitale cubaine LETTRESDECUBA

Entre Paris et Cuba !

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Fils d’un commerçant français cultivé et d’un Cubaine noire, il est né dans la ville de Matanzas le 17 janvier de l’année 1836 où, sans avoir aucune notion technique de la musique, il a montré son désir de jouer du violon, comme son meilleur jouet, dès l’âge de quatre ans.

À huit ans il étudiait déjà les éléments de l’art musical et il a composé sa première œuvre : une messe pour orchestre, à quinze ans. À dix-neuf ans, ce génie musical connaissait et jouait seize instruments de musique, entre eux, le violon, la viole, le violoncelle, la contrebasse, le piano, la guitare et la flûte.

Il a offert son premier concert le 21 mars 1855, dans la ville de Matanzas, accompagné par le célèbre pianiste nord-américain Luis M. Gottschalk. L’année suivante, au mois de juillet, il a remporté le premier prix de violon au Conservatoire de Paris, entrant définitivement dans l’aristocratie des virtuoses de cet instrument.

José White a fréquenté les plus grandes célébrités musicales de son époque, et il a mérité l’admiration et l’amitié de son maître, Alard, de Thomas, de Rossini, de Gounod, de Sarasate, de David, de Saint-Saëns, et de nombreux autres grands musiciens.

José White a été acclamé par le public et la critique à Paris, Madrid, New York et dans d’autres grandes villes. Il a eu aussi l’honneur d’être invité à jouer son Stradivarius dans le Palais des Tulleries, de Paris, devant l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie ; dans le Palais Royal, de Madrid, devant la reine Isabel II, qui lui a accordé la Grande Croix de Carlos III et qui lui a donnée une garniture de boutons en brillants, ainsi que dans d’autres palais de l’aristocratie européenne.

José Silvestre White Laffite, tel était son nom de baptême, a été honoré avec la nomination de directeur du Conservatoire Impérial de Rio de Janeiro au Brésil et il a été le professeur des fils de l’empereur don Pedro II de Braganza ; des charges qu’il a occupé jusqu’en 1889. Suite à la chute de l’Empire carioca, White a démissionné et est retourné à Paris où il a été professeur dans le Conservatoire de la ville et, ensuite, il a continué à transmettre ses enseignements à quelques disciples, dans sa maison parisienne.

Malgré les nombreux lauriers et la distance, il n’a jamais oublié sa patrie, dont il a contribué à sa libération ce pour cette raison qu’il a été poursuivi en 1875 jusqu’à son expatriation.

Il a dédié une de ses dernières créations à sa lointaine Cuba ; la Marche cubaine, écrite en 1909.

Son admirable talent créatif a été avalisé pour toujours dans ses diverses œuvres, entre elles, des œuvres pour piano, pour clavecin et orchestre, et pour quatuor à cordes.

Sa renommée comme compositeur s’établie principalement sur l’excellent Concerto pour Violon et Orchestre ; sur la toujours populaire Bella Cubana, pour violon et piano, transcrite postérieurement pour voix et piano ; sur ses Six grandes études de violon, approuvées par le Conservatoire de Paris ; plusieurs fantaisies, des œuvres de musique religieuse et de très belles danses de concert comme Juventud, dans lesquelles vibre le tempérament cubain avec de chaudes ondes de mélodies exquises.

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José Martí ressentait une grande admiration et un grand respect envers ce notable violoniste et compositeur, qu’il a pu apprécier quand il s’est présenté dans la capitale mexicaine au mois de mai 1875.

L’érudit maître des maîtres est décédé à Paris le 15 mars 1918, à l’âge de quatre-vingt-deux ans.

Maintenant, des écoles, des institutions et des conservatoires de l’Île portent son nom. Un prix à l’excellence interprétative pour les violonistes a été institué pour le commémorer et il a servi d’inspiration pour la création d’œuvres notables, telles que Tributo a José White, un ballet inspiré par le Concerto en Fa mineur pour violon et orchestre, une œuvre qu’il a composée en 1864.

La partition de ce concert a été perdue pendant plus d’un siècle, elle a été restituée au répertoire international par Ruggiero Ricci en 1974, quand il l’a interprété dans l’Avery Fisher Hall du Lincoln Center de New York. Elle a aussi été enregistrée par la maison discographique Columbia, en 1975, interprétée par Aaron Rosand et l’Orchestre Symphonique de Londres, sous la direction de Paul Freeman.

Le chorégraphe part aussi bien de la structure et de l’atmosphère mélodique du concert que de sa volonté d’exalter, au moyen de la danse, l’intrinsèque cubanité du compositeur, dans le style cosmopolite de l’œuvre musicale.


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