Rêver Cuba sans blocus

lundi 10 décembre 2012

SEPT cubains sur dix sont nés et ont grandi sous les effets de la politique nord-américaine du blocus commercial, financier et économique, qui a déjà coûté 66 milliards de dollars.

Pourtant au-delà de ces chiffres et des frustrations occasionnées, les nouvelles générations assurent que rien n’arrêtera leur rêve, leur projet et leur désir d’aller de l’avant pour développer leur pays.

Une politique complètement obsolète !

NYLIAM VAZQUEZ et MAYTE MARÍA JIMÉNEZ

Yanae Naredo, étudiante en Sciences de l’information, de la Faculté de Communications de l’ Université de la Havane, souligne que, au-delà de tout ce qui peut être dit quotidiennement sur le blocus, cette politique menée par les États Unis a des conséquences terribles pour le pays. « Nous le constatons dans les limitations que nous, étudiants, subissons, dans nos enseignements ; la pénurie des technologies, des bibliographies. »

Malgré les réclamations chaque jour plus importantes de la communauté internationale auprès du gouvernement des États-Unis pour un changement de sa politique envers Cuba et la levée définitive du blocus, la Maison-Blanche ne varie pas d’un iota sa politique et persiste dans son objectif de nous faire plier.

« En effet, ce blocus affecte tous les citoyens. Les étudiants le subissent quotidiennement dans l’impossibilité d’accéder à l´information et d’échanger leur matériel didactique avec les facultés et universités du pays et déployer ainsi une éducation plus complète », précise Camilo Serrallonga, étudiant en Économie.

Point de vue partagé par Jessica Dominguez étudiante en Journalisme de l’Université de la Havane. Malgré tout, « nous ne plierons pas, nous continuerons de faire preuve de cette même audace et de cette même créativité qui nous caractérisent tant, et de la même force de volonté nécessaire à la réalisation de nouveaux projets sociaux ».

LA RAISON EST DE NOTRE CÔTÉ

Conséquence de la stricte et agressive application des lois et réglementations qui caractérisent le blocus, notre pays ne peut toujours pas exporter ni importer librement produits et services vers ou depuis les États-Unis, il ne peut pas non plus utiliser le dollar nord-américain dans ses transactions financières internationales, ni même ouvrir des comptes bancaires dans cette monnaie depuis un pays tiers, comme l’explique le rapport présenté par Cuba devant l’Organisation des Nations Unies qui exige la fin du blocus économique financier et commercial sur l’Ile.

Dans cette perspective, Yoandry Ferraris, étudiante en Langues étrangères, déclare qu’il est difficile de voir qu’en plein XXIe siècle soient encore en vigueur des politiques d’ ingérence aussi nuisibles que celle du blocus, qui est en soi un dispositif d’asphyxie économique, n’ayant cessé un seul instant de freiner le développement économique de notre pays.

José Francisco Cuza, étudiant en Tourisme et président de la Fédération des étudiants (FEU) de l’Université de la Havane, a ajouté que le blocus est ressenti à tout moment dans la vie d’un étudiant, «  quand par exemple il s’agit de se rendre dans un laboratoire ou une salle de classe et ne pas avoir le nombre d’ordinateurs nécessaires. »

DES RÊVES AU COMPTE GOUTTES

Carlos Rafael, Erick, Yaima, Daniel, Manuel Alejandro, et Camila ont en commun d’être de jeunes universitaires cubains, certains sont sur le point de finaliser leurs études à l’Institut supérieur polytechnique Jose Antonio Echevarria. Comme de nombreux jeunes de leur génération, ils ont été les victimes des restrictions imposées par le blocus des États Unis, mais ils ne cessent de songer à comment serait leur pays si Washington faisait ce que tous les ans la communauté internationale lui réclame.

Dès le plus jeune âge, comme l’explique Daniel Vazquez, étudiant en ingénierie civile, les effets du blocus sont ressentis. «  Pourtant plus tu grandis, plus tu comprends que tout est beaucoup plus complexe, notamment sur des questions vitales, comme la pénurie en médicaments ».

Pour Yaima Alfonso, 25 ans, qui est à quelques mois de son diplôme d’ingénieur en mécanique, les principales conséquences du blocus dans sa vie d’étudiante sont liées à l’impossibilité de réaliser certaines recherches bibliographiques et échanges scientifiques, «  Dans le secteur des technologies, par exemple, l’impact est plus important encore car de nombreux logiciels appartiennent à des compagnies nord-américaines et nous ne pouvons ni les télécharger ni même les acheter » .

Erick Brito, de la Faculté d’Ingénierie Industrielle, estime qu’au niveau professionnel le blocus constitue une ombre constante. «  Je me forme actuellement au métier d’ingénieur et lorsque je me déplace dans les entreprises gouvernementales. Je constate l’impact du blocus sur le prix des matières premières, qui sont importées depuis des marchés plus lointains, ce qui a pour conséquence l’augmentation des prix de fret et des taxes douanières ».

Camila Pedrouzo, future ingénieure, imagine Cuba sans cette menace comme un pays plus avancé dans tous les secteurs.

D’autres ont du mal à imaginer le pays sans blocus bien qu’ils souhaitent vivement la disparition de cette politique génocidaire. «  Je suis né avec le blocus, je ne connais pas autre chose. J’ai du mal à imaginer les choses autrement  », explique Manuel Alejandro Vazquez Villegas, étudiant en 4e année de Télécommunications et président de la FEU à la l’Institut polytechnique.

Le jeune homme explique avec amertume les conséquences du blocus dans le quotidien de son école, l’une des plus importantes du pays. « Des représentants de prestigieuses universités nord- américaines n’ont pas pu participer à des colloques ici à Cuba, la même interdiction a touché dans l’autre sens nos enseignants cubains...quant à nous, étudiants, nous souffrons aussi des nombreux effets du blocus, conséquences technologiques, même si l’ Etat nous garantit gratuitement le minimum »

Carlos Rafael Gomez, étudiant en Ingénierie biomédicale, signale que lors de tentatives de connections à certaines pages internet l’accès leur est refusé . « Ce service n’est pas disponible pour Cuba ». Ce message apparaît dans un fenêtre de Google, sur laquelle l’étudiant recherche la documentation scientifique.

Ce jeune homme précise que les étudiants nord-américains subissent aussi les conséquences du blocus, puisqu’ il leur est interdit de voyager dans notre pays. Il en va de même pour les entreprises de ce pays, auxquelles l’on interdit d’établir des relations commerciales normales avec leurs homologues dans l’île.

«  Il s´agit d’une politique complètement obsolète qui prétend nous maintenir à l’écart du monde, malgré les efforts de nombreux pays pour nous aider. C’est un thème qui n’a aucune justification, ni politique ni sociale ni même économique ». (Extrait de Juventud Rebelde).


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