CUBA OU L’ILOT BIOLOGIQUE

samedi 24 mars 2007

Cuba est aujourd’hui un des pays les plus en pointe dans le développement de l’agriculture biologique.

« La nécessité est la mère de toutes les inventions », dit-on à Cuba. En effet, si la démarche ne partait pas d’une conscience et d’une volonté écologique, l’île est désormais un modèle.

Avec l’effondrement du bloc soviétique, Cuba n’a pas pu importer de la nourriture ou des engrais chimiques et des pesticides que le pays utilisait pour produire. Dès lors, le grand défi est devenu celui de l’autosuffisance alimentaire qui a dû passer par le réapprentissage des méthodes traditionnelles et qui a transformé Cuba en véritable laboratoire biologique. Des associations sont donc nées pour encourager la formation de paysan à paysan dans la voie du développement durable. Mouvement qui a été encouragé par l’arrivée ponctuelle d’étrangers, comme ces Australiens qui, en 1993, ont fait découvrir aux Cubains la permaculture peu gourmande en énergie. Travail à la main, rotation des cultures, associations de plantes, traction animale, irrigation par goutte-à-goutte et compostage se sont développés. Seules les cultures de la pomme de terre et du tabac sont passées à côté de cette reconversion.

Outre les cultures biologiques, Cuba a développé des énergies renouvelables comme l’énergie solaire, éolienne ou microhydraulique. Cuba a également encouragé les transports propres et le covoiturage et instauré un vaste réseau de protection avec la création de réserves et de parcs marins.

Ce processus est passé par le développement des « organoponicos », ces petits jardins urbains qui ont fleuri sur les terrasses, les terrains vagues et les parkings et qui permettent d’économiser le transport autrefois nécessaire au déplacement des produits des champs vers la ville. La ville a été littéralement réquisitionnée pour subvenir aux besoins de tous. Ces produits permettent notamment d’alimenter écoles, hôpitaux, maisons de retraite ou entreprises. A La Havane, par exemple, on compte près de 62 000 de ces jardins qui produisent 90 % des produits consommés.

Ces techniques qui n’étaient que des solutions d’urgence ont permis une sortie de crise et ont désormais convaincu les Cubains car elles ont également permis de créer des emplois, d’augmenter la productivité agricole et de nouer des liens sociaux en créant une interdépendance entre tous les individus, née avec l’économie locale.

A ce jour, on compte près de deux cents laboratoires cubains qui fabriquent des antiparasitaires biologiques. Cuba consomme 21 fois moins de pesticides qu’avant la chute du grand frère russe et exporte des fertilisants biologiques vers tout le sud du continent.

Cuba a donc beaucoup à nous apprendre sur la manière de gérer la crise énergétique. Car si le monde change, il est nécessaire que nous changions notre vision de voir le monde. Ce développement écologique va cependant être confronté à de grands enjeux tels que l’accroissement massif du tourisme dans l’île (1 700 000 touristes en 2002), la hausse du modèle consumériste, l’inondation des capitaux américains qui sont prêts à se déverser sur l’île dès la fin de l’embargo, ou encore l’enjeu pétrolier.

Article rédigé par Hugo Bréant et présenté par AgoraVox.



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