LA MARSEILLAISE DE CUBA !

lundi 10 septembre 2007

L’Hymne National à Bayamo

Par : Rafael Lam

L´Hymne National de Bayamo fêtera son 140ème anniversaire en août 2008. Il a traversé comme un éclair les temps de notre patrie, les rêves, les espoirs et les triomphes.

Trois amis patriotes, Francisco Vicente Aguilar, Francisco Maceo Osorio et Pedro Figueredo (Perucho), ont décidé de constituer un Comité Révolutionnaire. En août de 1867, à la fin de l´assemblée, Francisco Maceo Osorio a suggéré à Perucho qui, en outre d’être avocat était aussi musicien, de composer « la Marseillaise de Cuba ». De retour chez lui, Pedro Figueredo a écrit l´Hymne de Bayamo, qu’il a intitulé La Bayamesa en hommage à sa ville natale
Afin d´orchestrer son Hymne, il a demandé et a obtenu la collaboration de Manuel Muñoz, chef d´un orchestre de Bayamo et musicien de grande habilité et de grande expérience. Un jour de mai 1868 les patriotes Maceo de Osorio, Francisco Vicente Aguilera, Manuel Anastasio Aguilera et Figueredo se sont réunis chez Muñoz. En sourdine, l´orchestre de Muñoz a interprété pour la première fois cette émouvante conception.

Perucho vivement ému, a souhaité écouter son œuvre pleinement et dans un lieu public. Après avoir médité sur l´affaire, le musicien a décidé que le lieu et la ate la plus adéquate pour ses buts étaient l´Église Majeure de Bayamo, durant la procession qui avait lieu généralement en juin, à l´occasion du Corpus Christi

Figueredo est allé discuter avec son grand ami le Père Diego José Batista et Rodriguez de Orellano, prêtre appartenant à une famille distinguée de Cuba, grand orateur et irréprochable patriote.

Le Père Batista a accueilli avec chaleur le projet risqué de Figueredo et, sans se conformer aux craintes de Muñoz, qui rappelait que le Gouverneur serait présent dans l´Église, il a été décidé que La Bayamesa serait interprétée lors du Te Deum durant la procession du Corpus Christi.

La nouvelle se propagea comme par enchantement parmi les familles de Bayamo. Et, quand le jour arriva, l´Église s’est remplie de fidèles et de patriotes. À la fin de la messe, le Père Batista a entamée le Te Deum. En arrivant au lieu convenu à l´avance, Muñoz a saisi la baguette et l´Hymne a été entendu dans toute sa splendeur.

Le Gouverneur – le Lieutenant-colonel Julian Udaeta – se trouvait là, Il s´est immédiatement rendu compte que cette musique n´avait aucune relation avec un hymne religieux, mais avait plutôt un sentiment guerrier. À la fin du Te Deum, Udaeta rentra chez lui. La procession dirigée par le Père Batista, a parcouru les rues de Bayamo aux accords de l´œuvre de Figueredo, étant écouté et acclamé par toute la population.

De retour à son domicile, à la fin de la procession, Muñoz fut arrêtée par deux gardes civiles et il fut conduit en présence du Gouverneur, lequel a dû lui demander qui lui avait fourni cette musique rebelle.

  • Monsieur, cette musique m’a été remise par Monsieur Pedro Figueredo.
  • Monsieur Figueredo est aussi l’auteur d´hymnes guerriers, rétorqua le Gouverneur Udaeta.

UN CHANT PATRIOTIQUE ...

Muñoz objecta alors que cette musique n´avait rien de guerrière et qu’il s´était limité à faire plaisir à Figueredo. Le Gouverneur ordonna que Perucho soit arrêté et conduit devant lui et il l´a accusé d´avoir fourni à Muñoz « une marche qui n’avait rien de religieuse mais qui était patriotique ». Figueredo lui a répondu :

  • Monsieur le Gouverneur, je ne me trompe pas en assurant que vous n´êtes pas musicien. Par conséquence, rien ne vous autorise à me dire que ceci est un chant patriotique.
  • Vous avez raison. Je ne suis pas musicien. Mais ayez la sécurité que je ne me trompe pas. Vous pouvez vous retirer convaincu de cela.

Dans la nuit du 20 octobre 1868, après que Bayamo capitula devant les troupes Luis Marcano, le Gouverneur Udaeta – depuis la maison dans laquelle il était arrêté – a clairement pu entendre les notes martiales de La Bayamesa. Mais pour cette occasion l’Hymne était accompagné des vers que Figueredo avait écrits Ce fut à ce moment que le Gouverneur a prononcé ces célèbres paroles : « Je ne m´étais pas trompé ! C´était une musique de guerre !… »

Lors du Te Deum chanté à Bayamo le 22 octobre 1868, pour fêter la prise de la ville par les cubains, l´Hymne National a été chanté par un chœur de plusieurs jeunes femmes, parmi elles figurait Elisa Figueredo, la fille du compositeur.

L´Hymne – a expliqué Orlando Martínez – a souffert de nombreuses et importantes transformations. À l´origine, il contenait un bref fragment musical de La Marseillaise – dans la seconde partie –, qui a été ensuite supprimée. Antonio Rodriguez Ferrer a été celui qui lui a ajouté l´introduction connue aujourd´hui. Gaspar Agüero et Eduardo Sánchez de Fuentes ont publié des monographies sur l´Hymne National.

Durant toutes ces années l´Hymne National a accompagné les cubains lors de moments mémorables, pendant les jours de guerre, les jours de douleur, les jours de triomphe et les jours d´espoir.



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