Des mesures positives dans le secteur agricole

samedi 30 janvier 2010

Utiles pour les producteurs et pour la population en général !

SANTIAGO DE CUBA (Reuters) - Témoin de la modeste libéralisation du secteur agricole cubain, les producteurs de fruits et légumes de certaines régions de l’île ont cessé la vente à la sauvette et ont désormais pignon sur rue.

Si les vendeurs des bords de grands axes routiers ou des rues de La Havane restent une institution cubaine, ils sont remplacés par des kiosques reconnus par l’Etat dans les provinces de l’est et du centre, sous l’impulsion du président Raul Castro.

Cette légère concession à l’entreprise individuelle, dans un pays à l’économie administrée par l’Etat, s’explique par la volonté de Raul Castro d’améliorer la production et la distribution de nourriture dans le pays.

C’est par ce genre de réforme qu’il espère diminuer la dépendance de Cuba, qui importe 60 à 70% de sa nourriture, sans trop s’éloigner du modèle mis en place par son frère, Fidel Castro, après la révolution de 1959.

Si le gouvernement a peu commenté ces changements locaux, il semble cautionner leur mise en place progressive dans tout le pays, à la grande joie des producteurs et consommateurs.

Depuis qu’il a remplacé Fidel il y a deux ans, Raul a pris d’autres mesures pour remanier le secteur agricole : multiplication des distributions de nourriture, décentralisation des prises de décision, augmentation des prix d’achat aux producteurs et allocation de terres en crédit-bail à 100.000 agriculteurs.

DES BUISSONS AUX KIOSQUES

Le long de l’autoroute qui traverse l’île d’est en ouest, dès que le vrombissement d’un moteur se fait entendre, des hommes surgissent des buissons et brandissent fruits, volailles, tiges d’ail ou d’oignon, fromages et pâte de goyave.

Tandis qu’ils marchandent avec les clients, d’autres surveillent l’arrivée des jeeps vertes de la police, faciles à repérer en raison du maigre trafic sur les voies.

Mais le jeu du chat et de la souris s’arrête dans les montagnes de la Sierra Maestra, à 100 km à l’est de Santiago de Cuba, grande ville de l’est de Cuba. Là, des dizaines de kiosques poussent sur le bord d’une petite route, vendant toutes sortes de produits tropicaux.

Les vendeurs ne se cachent pas, les clients dégustent devant un paysage spectaculaire, la police se mêle d’autre chose et le gouvernement collecte des impôts sur ceux qu’il avait pris l’habitude de harceler.

Lazaro Esposito Canto, chef du parti communiste de Santiago, est devenu par cette réforme le héros de la population locale.

"Vous devez vous représenter ce que cela signifie pour nous de pouvoir amener nos fruits ici et de ne pas avoir à nous battre" avec les autorités, dit Edilberto Fernandez, tenancier d’un des kiosques.

"Les fruits ne pourrissent plus sur les arbres, ce ne sont plus les animaux qui les mangent mais les Cubains", ajoute-t-il.

Son kiosque est ouvert 24 heures sur 24 et la demande est si importante que lui et ses voisins se sont mis à planter le plus d’arbres possibles, raconte Edilberto Fernandez.

Des mesures similaires ont été prises dans les montagnes des provinces voisines de Granma et Holguin, et des fermiers rassemblés en coopérative dans le centre de Cuba affirment qu’ils vont pouvoir ouvrir des kiosques le long des autoroutes de leur région.



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