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dimanche 22 octobre 2006

L’exemple de la lutte contre le SIDA

Malgré les pénuries, Cuba est souvent donnée en exemple, dans l’arène internationale, pour ses efforts dans le domaine de la santé et singulièrement dans la lutte contre le VIH/Sida. Preuve que combattre la maladie, ce n’est pas qu’une question d’argent.

"Il y a beaucoup d’ignorance sur ce qui se passe à Cuba et on ne veut jamais rien leur reconnaître. Si d’autres avaient fait ce que Cuba a fait [pour lutter contre le SIDA], ils seraient admirés par le monde entier", a déclaré un jour une représentante de UN-AIDS, Peggy McEvoy, en poste à Cuba de 1996 à 2001. Comment résister au plaisir de faire hurler les fanatiques anticastristes lorsque une institution internationale fonctionnant sur des fonds des Nations-Unies reconnaît publiquement la qualité du système de santé à Cuba, en particulier la qualité des soins dans la lutte contre le VIH/Sida - des soins gratuits dans la plus grande des îles caraïbes.
La Caraïbe : 2ème région la plus touchée Il ne s’agit pas là d’un jugement isolé. L’Office UNAIDS a répété ce jugement chaque fois qu’elle l’a pu, soulignant par exemple en novembre 2004 "l’exception cubaine" dans la région des Caraïbes, la deuxième région la plus touchée du monde par la pandémie, après l’Afrique subsaharienne. En 2004, 440.000 personnes vivaient avec le VIH Sida dans la Caraïbe, où la quasi-totalité des pays connaissent un taux de contamination de plus de 2% de leur population. Un peu plus de 1.400 Cubains sont atteints de la maladie, sur une population de 11,1 millions d’habitants. Au 1er décembre 2005, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre le Sida, le directeur du Programme de l’ONU contre le VIH/Sida, Peter Piot, soulignait dans les statistiques mondiales "des signes d’espérance", à condition que le niveau des investissements permette de contrer l’expansion de la pandémie.
Tri-thérapie gratuite pour tous À l’époque où il faisait cette déclaration, il manquait encore 3 milliards de dollars à l’organisation mondiale pour les campagnes 2006 et 2007 : les promesses du G8 de Gleneagles s’étaient définitivement envolées. Tous les responsables mondiaux soulignent l’importance de pouvoir généraliser la distribution des antirétroviraux, seuls capables de bloquer la production du VIH dans les cellules. En restaurant le système immunitaire, ils entravent le développement des maladies opportunistes, sans guérir définitivement du virus. À Cuba, les quelque 1.400 personnes porteuses de la maladie reçoivent gratuitement ces antirétroviraux.
Des moyens d’action, mais pas l’argent du G8 "Cuba s’est doté des moyens de produire cinq antirétroviraux, garantissant une couverture totale des traitements dus aux malades du VIH/Sida" déclarait José Ramón Balaguer, membre du Conseil d’Etat cubain, lors de la Table Ronde ministérielle du Programme de Prévention et de Traitement du SIDA organisée pour la 57ème assemblée de l’OMS, qui se tenait à Genève en mai 2004. Le dirigeant cubain avait alors rappelé l’offre du vice-président cubain, Carlos Lage, devant l’assemblée générale des Nations Unies en 2001, d’envoyer quatre mille médecins en Afrique pour soigner les malades du SIDA. En décembre de l’année suivante, le président Fidel Castro répéta cette offre pour la Caraïbe et en février 2004, 558 professionnels cubains de la Santé se retrouvaient à Haiti pour coordonner des actions de lutte contre le SIDA.
Les Cubains solidaires Le chef de la délégation cubaine devant l’OMS devait, à l’occasion de cette 57ème assemblée, exposer comment travaillait à Cuba le Groupe opérationnel créé au sein du ministère de la Santé pour orienter la lutte contre le Sida et coordonner les actions conduites avec la participation de larges secteurs de la population. Le Sida est un problème minoritaire à Cuba, mais pas un problème oublié ou délaissé par la majorité. Ce programme de lutte établi par l’OMS inclut, depuis 1986, l’action éducative, la veille épidémiologique, les soins et le diagnostique ainsi que la recherche. La poursuite constante de ce programme, l’accès universel à la tri-thérapie et une politique de "quarantaine" appliquée à Cuba dès les années 80, ont limité l’impact de la maladie dans l’île de Cuba. C’est ce que soulignent généralement les observateurs, de passage dans cette île, lorsqu’ils sont de bonne foi.



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