A Cuba, la tension monte d’un cran (au moins !)

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Décidément, Trump et sa troupe n’en finissent pas de vouloir dicter au monde ce qui doit être ou pas. Il conviendrait, avant même de lui donner des cours de diplomatie ou de respect de la législation internationale, de lui donner des cours de savoir-vivre, de politesse élémentaire !
Ces derniers jours, les menaces d’une intervention militaire sont devenues extrêmement plausibles et sont venues s’ajouter ces dernières heures des poursuites judiciaires contre Raul Castro au motif que celui-ci, en 1996, alors Ministre de la défense, aurait fait abattre deux petits avions qui ont violé l’espace aérien cubain. Quel dirigeant, de quelque pays que ce soit, pourrait accepter cela ? Cela me rappelle l’affaire de l’île de Sakhaline où les impérialistes n’ont pas hésité à mettre en jeu la vie d’un avion de ligne sud-coréen et ses centaines de passagers.
A l’heure où ces lignes sont écrites, un appel aux cubains à manifester devant la représentation diplomatique étasunienne (ce n’est pas une ambassade au sens propre du mot) a été lancé pour soutenir Raùl Castro mais surtout le droit à l’autodétermination pour leur pays.
Monsieur Trump ! Entendez-vous cette clameur ? Y compris dans votre propre pays ? Qui pourra vous faire taire ?

GD

Les citoyens cubains défendent la Révolution et son chef Raùl Castro

La Havane, 22 mai (Prensa Latina) Des milliers de citoyens se réuniront aujourd’hui à la tribune anti-impérialiste pour rejeter la tentative du gouvernement de Donald Trump de judiciariser le dirigeant Raúl Castro, répudier le blocus économique américain et réaffirmer son soutien à la révolution cubaine.

Ils répondent ainsi à l’appel lancé par l’Union des jeunes communistes aux côtés d’organisations de masse, d’étudiants et de mouvements de jeunesse, dans le but également de renforcer l’unité nationale et de soutenir la récente déclaration du gouvernement.

« Lors de la Journée pour les 95 ans de notre général d’armée, le peuple cubain réaffirme que ni les menaces, ni le blocus, ni le siège énergétique, ni les fausses accusations ne seront capables de faire plier la volonté de tout un peuple en défense de sa révolution », proclame le texte diffusé dans toute l’île.

L’exhortation a été soutenue par les autorités partisanes et gouvernementales, en particulier par le président de la République, Miguel Díaz-Canel, qui a dénoncé l’agression contre le leader cubain et a invité à organiser une grande concentration dans la Tribune anti-impérialiste.

Par un message sur X, Díaz-Canel a réaffirmé ce jeudi l’engagement du pays dans la défense de ses héros et de l’histoire nationale, en réponse à ce qu’il a qualifié comme une nouvelle agression des ennemis historiques de la nation.
« On ne manque pas de respect aux héros de la patrie ; on n’offense pas l’histoire et les traditions sans réponse. Pas à Cuba », a souligné le président, selon la déclaration diffusée par les médias et les plateformes numériques du pays.

Il a également souligné que, malgré les difficultés et les carences quotidiennes provoquées principalement par le blocus étasunien, le peuple cubain a su surmonter et rester uni face aux prétentions de judiciariser devant les tribunaux des États-Unis le leader de la révolution.

« La nouvelle agression nous a plus unis et a élevé l’honneur, la dignité et le sentiment anti-impérialiste d’un peuple déjà reconnu dans le monde entier pour sa résistance courageuse à toute forme de subordination à l’empire », a-t-il souligné.

Le chef de l’État a conclu son message en appelant à la mobilisation populaire : « Le général de l’armée est Cuba et Cuba est respecté. Nous nous retrouvons dans la « Tribune anti-impérialiste », invitant les citoyens à participer à la journée de protestation et de réaffirmation révolutionnaire.

Cette déclaration maintient la pratique historique du gouvernement cubain de rejeter toute tentative de judiciarisation de ses dirigeants à l’étranger et de dénoncer l’impact du blocus économique américain contre Cuba.

mpm/raj