Au Parlement européen, une voix s’élève en faveur de Cuba

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La Havane, 24 juillet (Prensa Latina) La députée européenne espagnole du Bloc nationaliste galicien, Ana Miranda, a affirmé que les actions des États-Unis contre Cuba, menées dans le cadre d’une politique de pression économique maximale, constituent un crime contre l’humanité.

Dans des déclarations exclusives à Prensa Latina, Mme Miranda a affirmé que l’extrême droite européenne cherche à ignorer la position extrémiste de Washington à l’égard de La Havane, qui vise à plonger le peuple cubain dans la précarité.

« En tuant des enfants, comme nous venons de le voir dans les informations que nous avons reçues du vice-ministre, et comme nous le savons également de la part du personnel de santé. Face à cela, qu’ils aient honte ! », a-t-elle déclaré.

À cet égard, elle a vivement critiqué les positions adoptées par certains gouvernements européens, qui font preuve d’inaction pour défendre les intérêts de leurs propres citoyens résidant sur le territoire cubain.

« Il y a ici (Ndt : dans cette assemblée) des citoyens de Galice, d’Italie, d’Espagne. Or, ils (Ndt : ces gouvernements) ne défendent même pas les leurs », a-t-elle souligné.

Lors d’une récente visite des locaux de l’hôpital pédiatrique Juan Manuel Marques, dans la capitale cubaine, la députée européenne a pu constater les conséquences du blocus sur les enfants atteints de cancer.

La représentante du Bloc nationaliste galicien a souligné le rôle des ONG européennes dans leurs actions visant à briser le blocus énergétique imposé par l’administration de Donald Trump, en mettant en avant le rôle d’Open Arms.
« Ces actions, comme celle d’Open Arms et celles des 150 organisations qui dénoncent cette situation dans le cadre de cette campagne en direction de Cuba, sont extrêmement importantes », a-t-elle souligné.

La première mesure proposée par Mme Miranda consistera à demander à la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, de s’opposer aux mesures américaines et de défendre les intérêts de l’Europe dans ce pays des Antilles.

Open Arms est une organisation non gouvernementale à but non lucratif dont la mission principale est de protéger en mer les personnes qui tentent de rejoindre l’Europe pour fuir les conflits armés, les persécutions ou la pauvreté.

À bord de son voilier « Astral », qui a pris la mer en mai et parcouru 6 200 milles, elle a acheminé à Cuba une cargaison composée de panneaux solaires, de batteries de rechange et de matériel sanitaire, qu’elle a fait don à l’hôpital pédiatrique Juan Manuel Marques.

oda/wch