Baie des cochons : le retour ?
Un (petit) débarquement avorté

On ne peut s’empêcher de penser à l’attaque de la Baie des cochons en avril 1961 en apprenant l’arraisonnement de cette embarcation par les garde-côtes cubains ce 25 février. D’aucuns diront « cela n’a rien à voir ». Certes ! Dix « terroristes » cette fois-ci contre 1400 en 1961, ce n’est pas la même chose.
Mais dans le contexte des relations Cuba-Etats-Unis d’aujourd’hui, ne faut-il pas voir la main cachée de la C.I.A. ou d’une autre agence étasunienne sous l’action de ces dix inconscients ?
Prensa Latina revient sur l’annonce officielle faite à la Télévision nationale et montre l’arsenal de ce groupe.
La 3ème photo publiée ci-dessous montre l’écusson de leur tenue militaire : le nom de Frank Pais ! Quelle morgue de récupérer le nom d’un héros de la Révolution assassiné par les troupes de Batista ! Un moyen de s’allier une partie de la population ?
Cet épisode donne à réfléchir.
GD
Cuba dénonce une tentative d’infiltration terroriste
ACN Fotos/Omara Garcia Mederos/ogm
La Havane, 28 février (Prensa Latina) Les autorités du ministère de l’Intérieur (Minint) cubain ont présenté des preuves du plan terroriste de citoyens résidant aux États-Unis qui ont récemment tenté de s’infiltrer par voie maritime sur l’île.
Les officiers de haut rang ont montré dans l’émission « Razones de Cuba » diffusée à la télévision nationale, les armes saisies après la capture du bateau, à savoir des fusils de différents calibres, un fusil Winchester, des fusils de type DB AR-15, un fusil Delta et 11 pistolets.
Ils ont également saisi un module individuel pour chacun des dix occupants, comprenant un fusil, un pistolet, un couteau, un uniforme de camouflage, des médicaments, une cagoule, un casque et d’autres accessoires, ainsi que des moyens de communication, des équipements de vision et du matériel stérile.
Ce sont 134 chargeurs et un total de 12 846 munitions de différents calibres qui ont été recensés, dont des munitions de 5,56 x 45 mm et 7,62 mm (AKM), ainsi qu’un pistolet capable de perforer des gilets pare-balles.
Selon le colonel Víctor Álvarez, commandant en second de l’Organe spécialisé dans les crimes contre la sécurité de l’État du Minint, les enquêtes en cours ont permis d’identifier la responsable intellectuelle, Maritza Lugo Fernández, résidant aux États-Unis, chef du groupe contre-révolutionnaire « Parti démocratique - 30 de Noviembre ».
« Selon les preuves et les enquêtes, l’intention était de s’infiltrer sur le territoire cubain et de commettre des actes violents, d’attaquer des unités militaires et de recruter des personnes pour commettre ces actes », a précisé le colonel Álvarez.
« Les crimes commis sont qualifiés de terrorisme et peuvent entraîner des peines sévères », a expliqué le procureur général de la République, Edward Robert Cambell, qui a souligné que les personnes impliquées avaient également enfreint la législation américaine.
« Les personnes qui ont financé l’action sur le territoire de ce pays (NdT : les Etats-Unis) sont également coupables d’infractions, c’est pourquoi les autorités américaines doivent respecter les accords internationaux et leur propre législation et traduire les contrevenants en justice », a souligné Robert Cambell.
De son côté, le chef d’état-major de la Direction des troupes gardes-frontières, le colonel Ybey Carballo, a affirmé que dès les premiers instants, les autorités cubaines ont maintenu une communication détaillée avec leurs homologues américains afin de clarifier les faits.
Il a souligné que les garde-côtes cubains ont rigoureusement respecté les protocoles établis et n’ont réagi que de manière proportionnée lorsqu’ils ont été attaqués avec des éclats d’obus qui ont blessé à l’abdomen et au bras le commandant de l’unité de surface des garde-côtes, le capitaine Yosvany Hernández.
Hernández, qui n’a pas quitté son poste malgré ses blessures, a ensuite été soigné, tout comme les blessés du bateau agresseur et il est hors de danger avec un pronostic favorable, a indiqué le chef des services médicaux du Minint, le colonel Juan Antonio Ramírez.
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