Cinco Palmas ou la sonnerie de clairon du « Oui, on peut le faire ! »

Une vibrante évocation, en lien avec le présent, d’un épisode célèbre de l’histoire de la révolution cubaine où les quelques troupes rescapées des assauts gouvernementaux qui les avaient dispersées se sont retrouvées à Cinco Palmas, hameau de la municpalité de Media Luna, province de Granma.

Auteur : Mailenys Oliva Ferrales | internet@granma.cu

18 décembre 2020

18 décembre 1956 : Jonction des forces rebelles à Cinco Palmas (Photo d’archives)

Un ciel étoilé, une belle lune, une petite plantation de canne à sucre et cinq palmiers furent témoins du cri prophétique de Fidel : Cette fois, nous allons la gagner, la guerre ! lors de cette nuit extraordinaire où est née pour Cuba la certitude que c’était possible, à partir de la foi inébranlable en la victoire d’une poignée d’hommes que l’histoire à transformés en milliers, en millions.

Avec Cinco Palmas, c’est une mémorable accolade de fraternité, sept fusils, quelques combattants, la précieuse complicité des paysans et la conviction qu’on ne doit pas trahir ses idéaux qui nous viennent à la mémoire.

En évoquant ces émouvantes retrouvailles entre Fidel et Raul, après le débarquement mouvementé des expéditionnaires du bateau le Granma ; la défaite d’Alegria de Pio ; la poursuite par l’ennemi ; la dispersion des troupes naissantes et la marche de plusieurs jours à travers une géographie escarpée avec, en plus, le poids de la soif, de la faim et de la fatigue, on peut difficilement ne pas être bouleversé par tant de volonté et de capacité de résistance.

Faire référence à ce 18 décembre 1956, c’est réaffirmer que ce jour-là, la continuité historique de la lutte pour l’indépendance lancée par Cespedes à La Demajagua en 1868 a germé, comme une graine féconde, dans l’esprit d’une génération rebelle et glorieuse, soutenue par un peuple qui avait hâte d’obtenir sa véritable émancipation.

Fidel le savait. Et deux ans seulement après cette jonction, ces embrassades « salvatrices » et cette phrase optimiste, le triomphe révolutionnaire du 1er janvier 1959 lui donnerait raison.

Par la suite, Cinco Palmas a représenté la sonnerie du clairon annonçant la victoire lors de nombreuses batailles livrées par les cubains, car il a été démontré en ce lieu sacré qu’il n’y a pas de buts impossibles quand on défend, au prix qui s’avère nécessaire, le droit à l’entière liberté.

C’est ce qu’avait aussi confirmé Raul, lors de l’hommage posthume au Commandant en Chef, le 3 décembre 2016, en déclarant : « L’enseignement permanent de Fidel c’est qu’on peut le faire, que l’homme est capable de surmonter les conditions les plus difficiles si sa volonté de vaincre ne faiblit pas, s’il évalue correctement chaque situation et s’il ne renonce pas à ses justes et nobles principes... Ce qui veut dire, je le répète, qu’il a démontré qu’on a pu, qu’on peut et qu’on pourra à coup sûr vaincre tous les obstacles, les menaces et les turbulences dans notre détermination sans faille à construire le socialisme à Cuba ou, ce qui revient au même, à garantir l’indépendance et la souverainté de notre patrie !. »

C’est animé de cette confiance que se lève chaque jour ce pays en Révolution, qui ne se laisse pas impressionner par les manoeuvres du puissant empire, qui est plein d’assurance malgré les difficultés, qui ne trahit pas ses principes et qui, partant de la vérité, continue à parier sur un avenir meilleur.

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