Cuba dénonce la menace d’un blocus naval américain comme un acte de guerre contre le peuple

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Les médias internationaux font état d’une décision imminente de Donald Trump d’en finir avec le régime cubain, soit en intervenant militairement comme au Venezuela, soit en provoquant la famine du peuple cubain en bloquant totalement l’économie.

La réaction de la direction du pays ne s’est pas fait attendre et elle est sans ambiguïté.

Fernández de Cossío a remis en question l’obsession de la Maison Blanche d’empêcher Cuba de résoudre ses problèmes sans ingérence extérieure, affirmant que l’administration américaine tente par tous les moyens de nuire à la population.

Cuba dénonce la menace d’un blocus naval américain comme un acte de guerre contre le peuple​

Cuba soutient qu’un blocus naval constitue un acte de guerre qui viole de manière flagrante le droit international et les principes de la navigation dans les eaux internationales. Foto : EFE.

Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío, a dénoncé ce vendredi 24 janvier les récentes fuites et spéculations sur la possibilité que le gouvernement de Donald Trump impose un blocus naval à l’île afin d’empêcher l’arrivée de carburant.

Le diplomate a qualifié cette intention d’attaque brutale contre une nation pacifique qui ne représente aucune menace pour les États-Unis, soulignant que de telles mesures sont la preuve irréfutable que les difficultés économiques auxquelles est confronté le peuple cubain sont principalement provoquées et orchestrées depuis Washington.

Cuba dénonce l’intensification des menaces américaines contre sa souveraineté
Il a rappelé que des personnalités telles que Marco Rubio et John Bolton avaient déjà incité Trump en 2019 à ordonner un blocus similaire, une action qui avait alors été stoppée par les agences de sécurité nationale, qui avaient jugé irresponsable et dangereuse cette voie de confrontation injustifiable.

La réactivation de ces menaces en 2026 témoigne de la recrudescence d’une politique hostile qui vise à provoquer l’effondrement énergétique du pays par le biais de la piraterie internationale. Cet avertissement intervient dans un contexte de résistance souveraine du Sud global face à l’unilatéralisme agressif de l’administration républicaine.

Cuba soutient qu’un blocus naval constitue un acte de guerre qui viole de manière flagrante le droit international et les principes de navigation dans les eaux internationales. En dénonçant ces manœuvres, le ministère cubain des Affaires étrangères réaffirme que la dignité de son peuple ne sera pas brisée par des tactiques d’étranglement économique, tout en exhortant la communauté internationale à rejeter ces actions qui mettent en péril la stabilité des Caraïbes et la sécurité des nations qui défendent leur autodétermination.

Pour sa part, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a récemment dénoncé devant le corps diplomatique accrédité à La Havane l’intensification des menaces et des agressions des États-Unis contre la souveraineté de l’île. Au cours de cette réunion, le diplomate a averti qu’après l’agression militaire et l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de Cilia Flores le 3 janvier dernier, Washington avait intensifié ses tentatives de déstabilisation dans la région.

Rodríguez a expliqué que ces actions représentent un risque imminent pour la stabilité des gouvernements souverains, tandis que l’administration de Donald Trump utilise des plateformes telles que Truth Social pour annoncer la coupure des approvisionnements en pétrole et des financements, dans une tentative délibérée d’étouffer l’économie nationale.

Les déclarations du président américain, qui a affirmé avec cynisme que Cuba semblait prête à tomber après l’attaque contre le Venezuela, ont été qualifiées par La Havane de violation flagrante des droits de l’homme et du droit international. Cuba a exhorté la communauté internationale à se prononcer fermement contre ces mesures coercitives qui visent à perturber l’ordre politique interne par la famine et la pénurie.

Dans ce contexte de siège, le gouvernement cubain a rappelé que l’agression américaine sur le territoire vénézuélien a coûté la vie à 32 membres de la sécurité présidentielle, martyrs qui symbolisent la résistance du Sud global face au fascisme et à l’imposition de la force, en signe de solidarité inébranlable avec le peuple vénézuélien et de rejet des incursions militaires.

Le ministre des Affaires étrangères Rodríguez a réaffirmé que la nation caribéenne défendra son indépendance et sa souveraineté contre toute pression extérieure, réaffirmant que la dignité de la Révolution n’acceptera pas le chantage d’une Maison Blanche qui privatise aujourd’hui le droit international. Avec cette position, Cuba se consolide comme un bastion de résistance qui ne cédera pas aux prétentions d’un nouvel ordre colonial dans les Caraïbes.