Cuba en danger
Quelle frustration peut obséder Trump pour qu’il développe une telle agressivité ?

Chacun apportera sa réponse à cette question.
En ce 1er mai 2026, Prensa Latina publie un article au sujet d’une déclaration que Trump a faite en Floride et qui doit nous inquiéter. Après avoir manipulé, via ses « Agences » telle la CIA, les conflits ici où là sur la planète, s’être lancé dans un conflit ouvert aux côtés de sa marionnette Netanyahou contre l’Iran mettant le feu au Moyen-Orient, avoir kidnappé le Président vénézuélien Nicolas Maduro et procédé à des déclarations plus tonitruantes les unes que les autres pour bien montrer que c’est lui qui a les plus gros muscles, voilà qu’il renouvelle ses menaces contre Cuba. Se croit-il dans un western ? On pourrait prendre cela pour une nouvelle incartade mais vu ce qu’on lui voit faire, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter et de continuer avec encore plus de force à développer et participer au soutien international de Cuba.
GD
Trump hausse le ton de ses menaces contre Cuba
Washington, 1er mai (Prensa Latina) Le président américain, Donald Trump, a durci aujourd’hui le ton de ses menaces contre Cuba en déclarant en Floride son intention de prendre le contrôle de cette nation des Antilles « presque immédiatement ».
Trump, qui avait déjà annoncé vendredi dernier de nouvelles mesures coercitives contre ce pays des Caraïbes, a déclaré lors d’un dîner privé au Forum Club de West Palm Beach qu’il s’occuperait de Cuba, mais qu’il mettrait d’abord fin à sa guerre en Iran, car il aime « finir le travail ».
Le président républicain a déclaré qu’il enverrait peut-être le porte-avions USS Abraham Lincoln à environ 100 yards (91,44 mètres) de la côte (dans le but évident d’intimider) et qu’il s’attendait alors à ce qu’on lui dise à Cuba « merci beaucoup, nous nous rendons ».
Depuis qu’il a entamé son deuxième mandat à la Maison Blanche le 20 janvier de l’année dernière, le président Trump a redoublé d’efforts contre Cuba. Dès son premier jour au pouvoir, il a signé un décret annulant les mesures tardives, mais allant dans la bonne direction, prises par son prédécesseur démocrate, Joe Biden.
Biden, qui pendant ses quatre années au Bureau ovale s’était aligné sur la politique de Trump envers Cuba, a toutefois décidé, une semaine avant la fin de son mandat, de retirer le pays de la liste unilatérale et arbitraire des États-Unis des prétendus sponsors du terrorisme.
C’est ainsi que, les unes après les autres, les mesures se sont succédé, toutes visant à étrangler la nation antillaise par un renforcement sans précédent du blocus économique, financier et commercial le plus long de l’histoire, dans le but de renverser la Révolution cubaine.
Il s’en est pris aux transferts de fonds (suspendus depuis le 31 janvier 2025) ; il a intensifié la persécution de la coopération internationale de Cuba dans le domaine de la santé par le biais de campagnes de pression qui ont fait céder certains pays, lesquels ont abandonné ce programme.
De même, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a intensifié la répression contre les opérations financières de La Havane ; il a mis fin au programme de libération conditionnelle humanitaire ; il a suspendu les visas pour les échanges culturels, sportifs et scientifiques, et, dans un revirement sans précédent, après 23 ans de suspension, il a activé le titre III de la loi Helms-Burton.
Le 29 janvier dernier, un an après son retour au pouvoir, il a signé un décret déclarant l’état d’urgence national concernant Cuba, au motif que ce pays constituait une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis.
De plus, il a imposé un blocus énergétique et menacé de droits de douane punitifs et de sanctions secondaires tout pays, entreprise ou compagnie maritime qui tenterait de vendre du pétrole à Cuba, ce qui constitue une violation flagrante de la souveraineté d’États tiers.
Ce vendredi, Trump a publié un décret qui renforce les mesures coercitives unilatérales de son gouvernement à l’encontre de Cuba, dans le prolongement de celles annoncées en janvier, sans toutefois mentionner d’entité ou de personne en particulier.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a rejeté ce récent décret de Trump. Dans un message publié sur X, il a qualifié de « condamnable, mais curieuse et ridicule » l’intensification des pressions économiques exercées par la Maison Blanche sur ce pays des Caraïbes.
Mardi, par 51 voix contre 47, le Sénat américain a rejeté une initiative démocrate sur les pouvoirs de guerre visant à limiter les éventuelles opérations militaires que Trump pourrait ordonner contre Cuba sans l’autorisation du Congrès.
arc/dfm