Cuba horizon 2030

Par Yaimi Ravelo, Correspondante de Resumen latino-américain à Cuba
9 mars 2021

En lançant la campagne Cuba horizon 2030 le vice premier ministre Alejandro Gil Fernández déclara en conférence de presse « Nous ne restons pas les bras croisés face au contexte compliqué auquel sont confrontés Cuba et le reste du monde, nous sommes en train de prendre des mesures pour améliorer notre situation ».
En réalité Cuba n’est jamais restée les bras croisés ; si aujourd’hui elle se trouve en position de leader par rapport à d’autres pays du monde elle le doit au travail réalisé par le gouvernement révolutionnaire dans les politiques sociales depuis plus de 60 ans, associé à l’effort et à la résistance de son peuple.

Le ministre de l’Economie et de la Planification précisa que « pour l’indice de développement humain Cuba occupe la 70ème place sur 189 pays (classé comme un pays au développement humain élevé), si l’on tient compte de nos conditions difficiles et du blocus cruel et inhumain ; quant à l’indice de pauvreté Cuba se situe entre la 7ème et 10ème place sur 104 pays ».

" L’objectif principal de la campagne Cuba horizon 2030 est de contribuer et renforcer la mise en oeuvre de l’Agenda 2030 pour le Développement Durable approuvé par les Nations Unies et le Programme National de Développemnt Economique et Social (PNDES) de Cuba ".

Selon l’économiste cubain il est fondamental d’améliorer le travail indépendant sans gestion étatique, l’un des facteurs complémentaires de l’actuel modèle économique cubain pour mettre en oeuvre et évaluer le Plan Economique et Social.

« Le travail de réorganisation nous permet d’enrichir les pratiques gouvernementales, d’échanger des expériences avec les localités ; il constitue une autre façon d’avancer dans la bonne direction, ne laisser personne de côté et envisager concrètement les problèmes, selon l’exigence de notre gouvernement ».

Alejandro Gil insista « la campagne renforce notre identité sur la base de nos principes, nos valeurs et la fierté d’être cubains, notre capacité à résister. c’est pourquoi on doit profiter de ces circonstances pour renforcer la créativité et l’innovation, la capacité de chercher et trouver des solutions endogènes aux problèmes et ainsi avancer dans les situations les plus complexes. Nous aimons raconter l’histoire de notre pays et les petites histoires locales qui constituent l’identité des localités et des municipalités et qui mettent en évidence le potentiel des cubains ».

Concernant l’articulation agenda 2030, le vice premier ministre indiqua que l’on doit multiplier les alliances entre les différents acteurs ; le gouvernement central, les gouvernements locaux ; entre les institutions et les citoyens ; entre le secteur étatique et le privé et intégrer tout le potentiel susceptible d’atteindre les objectifs proposés pour développer le pays.

Il affirma aussi que c’est un engagement envers le peuple d’avancer d’un pas responsable, dynamique, en renforçant les transformations actuellement en cours dans le pays (…), nos pas vers 2030 doivent avoir des objectifs à atteindre et des défis à relever, en tenant compte de l’important potentiel de nos ressources nationales ».

Gil Fernández affirma que dans le contexte de la Covid-19 le pays réussira à aller de l’avant, à se redresser et se développer sur la base des principes du peuple cubain et sa capacité à résister.