Cuba renoue avec l’industrie du sisal . . .

Cuba a l’intention de reprendre l’industrie du sisal, appelé « henequén », afin d’augmenter les productions de câbles et de cordages, parmi d’autres rubriques économiques, selon ce qu’a confirmé une information publiée dans le journal Granma.

Le journal ajoute que l’Entreprise Nationale des Fibres Naturelles, créée récemment, en a la responsabilité.

Le directeur de l’entreprise, Enrique Almeida, a par ailleurs indiqué que ce travail est fondé sur le souhait d’assurer le développement du henequén, en particulier dans la province occidentale de Matanzas, où il est cultivé.
Publié par Cubadebate.

Réussir la renaissance de cette culture dans le délai le plus bref possible, ainsi que l’a exprimé Almeida, représente une priorité pour le pays, sans écarter la recherche sur d’autres plantes fibreuses et à usages multiples telles le kenaf (une sorte de chanvre) et la noix de coco.

L’an dernier, à partir d’une production totale de câbles et de cordages de 136 tonnes effectuée, à Matanzas, dans l’industrie vétuste Julián-Alemán, ce sont à peine plus de 40 tonnes qui ont été obtenues avec de la fibre de sisal, produit écologique très apprécié sur le marché.

Almeida a indiqué que le programme de conservation et de développement de cette culture à haut potentiel représente annuellement l’ensemencement de 300 à 400 hectares. Cette année, il est prévu de planter 219 hectares et environ 260 en 2018.

Il a affirmé que pour revitaliser les semences, elles doivent pousser dans des terrains de repiquage. C’est pour cette raison qu’on renforce actuellement les pépinières dans les Unités Économiques de Base (UEB) situées à Matanzas, Mariel et Cienfuegos où se concentre aujourd’hui le développement de la plante textile.

Actuellement, a-t-il signalé, il y a 809 hectares en développement et 542 en production. C’est une culture qui a besoin d’un cycle de cinq ans de maturation pour pouvoir être coupée, ce qui est l’un des travaux des champs les plus difficiles.

La fabrication des câbles et cordages a fondamentalement pour débouché le secteur de l’agriculture, et plus particulièrement la campagne de récolte du tabac. À partir du projet de produire 532 tonnes pour l’année en cours, c’est un volume proche de 290 tonnes qui a été livré.

Le processus qui consiste à défibrer les feuilles charnues, tout comme la transformation industrielle, repose sur de vieilles machines qui, logiquement, en limitent l’efficacité et les rendements dans les deux cas.

Un autre défi pour rendre sa splendeur à cette culture à Cuba est celui de compléter l’équipe d’ouvriers pour les activités de coupe ainsi que pour certifier la qualité des semailles.
Traduction de Nicole Bedez