En Italie, on condamne la résolution du Parlement européen contre Cuba

Rome, 19 juin (Prensa Latina) L’Association Nationale d’Amitié Italie-Cuba (Anaic) a condamné la résolution contre le pays antillais adoptée ce jeudi par le Parlement européen, qu’elle qualifie comme un acte d’agression politique, indique aujourd’hui un communiqué.
Dans cette déclaration, l’Anaic expose que cette résolution est une manifestation du servilisme des forces de droite européennes face aux diktats des États-Unis, action qui contrevient aux normes les plus élémentaires du droit international, qui interdisent l’ingérence dans les affaires intérieures des nations.
L’association solidaire déplore que le Parlement européen adopte une telle position anti-cubaine, « précisément alors que l’administration américaine durcit le blocus économique, commercial et financier criminel qui depuis plus de soixante ans étrangle illégalement le peuple cubain ».
Ils considèrent comme « un acte d’hypocrisie intolérable », que les eurodéputés de droite ignorent dans leur résolution que les difficultés économiques que souffre aujourd’hui la population cubaine sont le résultat direct d’une guerre économique impitoyable et asymétrique déclenchée par les États-Unis contre ce pays.
Avec ses dernières mesures de ce type, le gouvernement américain « étend les sanctions secondaires pour frapper même les entreprises européennes qui commercent avec l’île », souligne le document intitulé « Ne touchez pas à Cuba ».
En demandant la révision de l’accord de dialogue politique et de coopération avec Cuba (ADPC), qui établit le cadre juridique pour les relations bilatérales, la résolution « Il choisit de s’aligner sur les diktats de la Maison-Blanche plutôt que de défendre l’autonomie économique de notre continent et le droit international », indique le texte.
« L’Europe qui aujourd’hui prétend donner des leçons de démocratie et demande la fin de l’ADPC est la même que celle qui oublie l’extraordinaire solidarité internationale de Cuba », déclarent-ils, et donnent l’exemple aux brigades médicales cubaines qui ont soutenu l’Italie pendant les mois les plus sombres de la pandémie de Covid.19, et celles qui servent maintenant en Calabre.
La Anaic réaffirme dans sa note que « la souveraineté, l’autodétermination et le modèle social de Cuba appartiennent exclusivement au peuple cubain » et qu’aucun parlement étranger n’a le droit d’interférer dans les processus politiques internes d’un État souverain.
En ce sens, indique le communiqué, « nous exhortons le gouvernement italien et l’Union européenne à rejeter les mesures de sanction contenues dans cette résolution, à maintenir leur engagement ferme au dialogue bilatéral et au respect mutuel, et à exiger la fin immédiate du blocus américain,véritable et unique cause de la souffrance du peuple cubain".
arc/ort
