Hommage de Roger Grévoul, président fondateur de Cuba Coopération France

Partager cet article facebook linkedin email

Chère Marian,
Chers Johanna, Dimitri, Chloé, Karen,
Chers petits-enfants, famille, amis et camarades,

Désolé de ne pas être présent à vos côtés pour honorer, Victor, un des nôtres, pour moi, un jeune frère de cœur, qui il y a quelques semaines encore et, ironie du sort, depuis plus d’un an, se préoccuper plusieurs fois par semaine de l’évolution de ma santé et me donner des nouvelles de l’association. C’est une des nombreuses qualités que tout un chacun lui reconnaissait, son authentique amitié, son profond attachement aux relations humaines, sincères.

Fils d’émigrés espagnol contraints de quitter leur pays aimé, qu’ils défendaient vaillamment contre la dictature de Franco, Victor était profondément attaché à ses racines, à son pays, à « la Mancha » sa région d’origine. Très tôt, il s’est engagé dans l’action politique, antifasciste au sein du Parti Communiste Français, auquel il est resté fidèle jusqu’à ses derniers instants.

Depuis la création de notre association, sa vie était liée à la lutte que nous menons auprès de nos amis cubains. J’ai eu le privilège et l’immense plaisir de travailler quasi quotidiennement à ses côtés. Et je puis témoigner des qualités de cet homme, de son humanisme, de son engagement infatigable, de son rôle de dirigeant, rassembleur de femmes et d’hommes de toutes opinions politiques, philosophiques, épris de justice. Il a pleinement contribué à ce que notre association, ses combats soient connus et reconnus tant en France qu’à Cuba.

Roger Grévoul et Victor Fernandez
© Photo ALG

Victor a été à l’initiative de la plupart de nos actions et il a joué le rôle moteur pour leur réalisation. Son départ est une grande perte pour l’association elle-même. Elle représente, pour chacun d’entre nous un déchirement, tant il est cruel de devoir se séparer d’un être cher.

Merci à toi Marian et à ses enfants pour l’avoir accompagné si affectueusement dans sa longue et douloureuse maladie.

L’apôtre de Cuba, Jose Marti proclamait : « La mort n’est pas vrai quand l’œuvre de la vie a été bien accomplie »

Merci à toi, mon cher Victor pour l’œuvre que tu as accomplie au service du peuple cubain et de son projet de société. Tu vas cruellement nous manquer ! Notre association se fera un devoir de poursuivre et d’amplifier ce grandiose travail humanitaire.

Je t’embrasse bien affectueusement.

Roger.
Texte lu par Rémy Péterlin, Secrétaire Général de Cuba Coopération France