Hommages et protestations : des manifs monstres dans tout Cuba
« L’affaire Venezuela » mobilise la population

Cuba se sent en danger. Certainement à juste titre. Entre les déclarations de Trump et celles de Rubio, l’île est dans le collimateur de celui que certains chroniqueurs, à Cuba comme ailleurs, nomment « le psychopathe de la Maison Blanche ».
Toute la presse cubaine fait une très large place à cette affaire « Venezuela » et ce week-end, elle relate l’hommage rendu aux 32 cubains qui ont laissé la vie dans l’attaque à Caracas.
Diaz-Canel y a lancé un appel à l’unité de la population et à la résistance à l’impérialisme, à la souveraineté nationale.
Car la terrible situation économique du pays mécontente la population et il n’est pas surprenant qu’une partie d’entre elle soit sensible aux chants des sirènes venus du nord en oubliant les causes de leur mal être. Les opposants de l’intérieur reprennent du poil de la bête…
La boussole doit rester alignée sur ce qui a fait et fait de Cuba et son peuple des exemples de lutte et de détermination contre ce qui détruit l’humanité : le capitalisme impérialiste.
GD
Díaz-Canel : l’unité du peuple cubain est essentielle pour lutter contre l’impérialisme
La Havane, 16 janvier (Prensa Latina) Le président Miguel Díaz-Canel a souligné aujourd’hui la vocation anti-impérialiste du peuple cubain et a rappelé l’importance de maintenir l’unité de la nation face aux menaces.
Au cours de la deuxième journée d’hommage aux 32 combattants tombés au Venezuela, le chef de l’État a souligné que l’agression américaine confirmait le caractère prédateur de l’impérialisme.
« Le peuple cubain n’est pas anti-impérialiste par principe, c’est l’impérialisme qui a fait de nous des anti-impérialistes », a déclaré le président devant la Tribune anti-impérialiste.
« Mais il n’y a pas que Cuba, le monde sera de plus en plus anti-impérialiste à partir de cet acte contraire à toutes les normes internationales », a-t-il déclaré.
Díaz-Canel a souligné le lien historique entre unité et victoire : « Toutes les victoires du peuple cubain sont liées à la solidité de l’unité. Chaque fois que les forces patriotiques se sont divisées, nous avons perdu. Chaque fois qu’elles se sont unies, nous avons gagné ».
Le président a averti que les ennemis de la nation connaissent cette dynamique et « parient sur la rupture de cette unité ».
Leurs menaces actuelles, a-t-il souligné, rappellent celles de presque toutes les administrations américaines contrôlées par les faucons partisans de la guerre.
Dans son discours, Díaz-Canel a souligné comment les jeunes Cubains ont rendu virale sur les réseaux sociaux l’anecdote racontée par Fidel Castro, dans laquelle le leader historique a affronté un poisson agressif qui nageait directement vers lui au lieu de reculer.
« C’est ainsi qu’il faut agir face à l’empire qui est un poisson agressif, un piranha, un requin et une vermine », a déclaré le président. « Mais j’insiste et je répète une chose : ce sont les jeunes Cubains qui ont rendu cette vidéo virale sur les réseaux sociaux ».
Le président a interprété ce phénomène comme une preuve que les nouvelles générations assimilent et projettent les enseignements de la Révolution, perpétuant ainsi la tradition de résistance face aux agressions extérieures.
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