L’Assemblée nationale du pouvoir populaire en session

Que se passe-t’il à Cuba pour que la Ministre du travail et de la sécurité sociale démissionne ou soit remerciée ?

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Notre site va publier dans les heures qui viennent deux articles sur le travail de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, le Parlement cubain, qui s’est réuni en session ordinaire. Il a tout d’abord adopté ce jeudi 17 juillet, après un large processus de consultation populaire, un nouveau Code de l’enfance, de l’adolescence et de la jeunesse, visant à protéger de manière renforcée les mineur·es contre toutes formes de violences, y compris celles liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre ou aux caractéristiques sexuelles.

Il s’agit de la volonté du gouvernement de renforcer l’inclusion sociale. Une avancée rare, voire unique dans la région. Un deuxième point concerne l’amélioration du transport, passagers mais aussi le fret, fortement dégradés par les conditions du blocus sur lesquelles nous revenons souvent. Il ne s’agit là que d’exemples de prise en charge par l’Etat cubain des conditions de vie de la population.

Les débats ont été ardus, semble-t’il, car tous n’ont pas le même angle d’approche des problèmes qui pourrissent la vie quotidienne de la population.

Mais une question a été abordée dans la presse : le départ de la Ministre du travail et de la Sécurité sociale, Marta Elena Feito. Cela a notamment été rapporté en France par le journal Le Monde.

La Ministre a déclaré devant une commission parlementaire « qu’il n’y avait pas de mendiants » sur l’île, seulement des gens « déguisés en mendiants ».

Sa déclaration a immédiatement donné lieu à une réaction du Président Diaz-Canel lui-même qui a déclaré sur X « Le manque de sensibilité dans l’approche de la vulnérabilité est très discutable ».

Miguel Diaz-Canel est revenu à la charge un peu plus tard, pendant une vingtaine de minutes, lors d’une session parlementaire. « Aucun d’entre nous ne peut agir avec arrogance, avec suffisance, déconnecté des réalités que nous vivons », a-t-il insisté.

Le Président a reconnu que « ces personnes, que nous décrivons parfois comme des mendiants ou liées à la mendicité, sont en réalité les expressions concrètes des inégalités sociales et des problèmes » auxquels Cuba est confrontée.

La Ministre a présenté sa démission (a-t-elle été suscitée ?). Le fait est qu’elle a été acceptée.

A Cuba Coop’, avec tout notre soutien et notre amitié pour ce peuple et sa volonté de décider de son destin, nous ne pouvons que condamner l’attitude et la déclaration de l’ex-Ministre et saluer le courage, la volonté des responsables du pays pour faire la transparence sur la situation socio-économique, sans faux-fuyant.

Bien sûr qu’à Cuba, des opposants pilotés par leur « Nord magnétique », peuvent fomenter des actions de déstabilisation politique. Ce n’est pas nouveau !

Mais les réalités viennent frapper à chaque instant aux portes du pays tout entier : manque de nourriture, trafics, système « D », manque de carburants, de pièces détachées, etc…

Les nier, voire les déguiser, c’est servir la propagande venue du Nord et ce n’est pas seulement une faute politique, c’est indigne.

GD