L’EXPOSITION « AFFICHES CUBAINES, REVOLUTION ET CINEMA »

L’EXPOSITION « AFFICHES CUBAINES, REVOLUTION ET CINEMA »

Un Catalogue avec 120 affiches

Posté par Michel Porcheron

A l’occasion de l’exposition « Affiches cubaines. Cinéma et révolution », présentée au Musée des Arts décoratifs (MAD) à Paris, du 31 octobre 2019 au 2 février 2020, est édité un Catalogue de 144 pages, ouvrage collectif sous la direction d’Amélie Gastaut, conservatrice en chef au MAD, chargée des collections de design graphique et publicité.

Ce livre (dimensions 19,5 x 28,5 cm, prix 35 euros) présente 120 affiches de l’âge d’or de l’affiche cubaine et la période de renouveau depuis le début des années 2000, renouant avec une dimension expérimentale et artistique Après l’effondrement du bloc de l’Est, la production fut moins féconde

Au Sommaire

Cuba si, Cuba si Olivier Gabet, directeur général adjoint du MAD

Introduction  : Amélie Gastaut

Histoire de la révolution cubaine par l’affiche, Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine de l’université Paris-III-Sorbonne nouvelle (6 pages)

Le cinéma, support de prédilection des affiches Jorge R. Bermudez, essayiste cubain, poète et critique d’art (9 pages)

Les affiches pour l’OSPAAAL : un graphisme de diffusion massive Cécile Tardy conservatrice de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine de l’université de Nanterre (6 pages)

Tinta Fresca. La nouvelle génération des graphistes cubains Luigi Bardellotto président du Centro Studi Cartel Cubano à Venise (4 pages)

Thèmes des affiches Les événements de la révolution/ Les héros de la révolution/Les affiches politiques/Les affiches de cinéma/Le renouveau de l’affiche cubaine/ Biographies de 7 graphistes cubains : René Azcuy Cardenas, Eduardo Munoz Bachs, Félix Beltran, Félix René Mederos Pazos, Antonio Pérez Gonzalez, Antonio Fernandez Reboiro, Alfredo Gonzalez Rostgaard/ Bibliographie, 14 références.

Descriptif

Le renversement de la dictature du général Batista en janvier 1959, à laquelle succède le gouvernement révolutionnaire présidé par Fidel Castro, amorce de profonds changements dans la société et l’esthétique cubaines.

D’une logique capitaliste, avec ses codes visuels empruntés aux États-Unis, Cuba se tourne vers un système socialiste où prédominent les commandes publiques.

Alors que la rareté de l’électricité rend la télévision et la radio peu accessibles, l’affiche devient le mode de communication le plus efficace.

Pour le cinéma, des affiches spécifiquement cubaines sont créées pour chaque film diffusé. Grâce aux festivals de cinéma, elles sont connues et collectionnées dès les années 1960.

Durant les années 1960-1970, les graphistes créent un style en rupture avec la manière hollywoodienne et qui s’éloigne aussi de la propagande soviétique, pour puiser son inspiration dans les courants artistiques contemporains comme l’op art et le pop art.

La pénurie en papier et en encre stimule la créativité, tandis que la sérigraphie impose ses contraintes : solides contours noirs et choix restreint de couleurs appliquées en aplats.

(mp)