L’Etat cubain autorise la création d’un secteur privé pour la prise en charge des personnes âgées ou en situation de handicap

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L’article ci-dessous commente un texte paru au Journal Officiel de la République de Cuba début mars 2026.
C’est une étape de plus vers la dynamisation de l’économie. On avait connu cette démarche avec les Mipymes principalement dans le secteur de la restauration mais aussi dans d’autres activités.
Toutefois, dans le cas présent, le texte précise que les tarifs pratiqués devront être identiques à ceux du secteur étatique.
Souhaitons que cela soit une véritable amélioration du service rendu en ces temps incertains.

GD

Autorisation des services de soins aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap par le secteur non étatique

Extrait de Granma

Mardi 3 mars 2026

Cette mesure vise à étendre la couverture de la protection sociale et instaure l’obligation de réserver des places aux personnes vulnérables.

Afin d’élargir la couverture et d’améliorer la qualité de vie des bénéficiaires, en garantissant leur intégration et leur participation sociale, l’accord n° 10249 a été publié au Journal officiel de la République. Il autorise la prestation de services de soins aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap par des acteurs économiques non étatiques.

La réglementation établit un cadre réglementaire pour la création de résidences gérées par le secteur privé qui viendront compléter le réseau d’établissements publics tels que les maisons de retraite et les foyers pour personnes âgées.
Selon le texte, les services pourront être proposés sous trois formes : des résidences de soins de jour, des résidences de soins permanents ou une combinaison des deux.

Les personnes souhaitant exercer cette activité devront obtenir l’agrément de l’autorité compétente, pour lequel il sera indispensable de disposer de l’aval du directeur général de la santé municipale, qui certifie le respect des exigences établies par le ministère de la Santé publique (Minsap).

Un autre aspect essentiel de l’accord est la coresponsabilité sociale en tant que principe directeur. À cet égard, la réglementation prévoit que les prestataires de ces services — qu’il s’agisse de travailleurs indépendants ou d’autres formes de gestion non étatique — doivent consacrer au moins dix pour cent de leurs capacités d’accueil à la prise en charge de personnes en situation de vulnérabilité, considérées d’intérêt social.

Dans ces cas, le tarif approuvé pour les maisons de retraite et les établissements pour personnes âgées publics s’appliquera et il est prévu qu’en cas d’insolvabilité financière du bénéficiaire, le paiement total ou partiel soit pris en charge par l’aide sociale.

Par ailleurs, le Minsap est chargé de définir les exigences relatives aux installations, de garantir les soins médicaux et dentaires des personnes accueillies, et de mettre en place une formation obligatoire dans les écoles pour les aidants, dont le coût sera réglementé par le ministère des Finances et des Prix.

Ce dernier ministère évaluera et proposera également des avantages fiscaux et des incitations économiques pour stimuler le développement de ces services, notamment en fonction du nombre de personnes vulnérables prises en charge.