« L’homme qui a sauvé le monde » (Thomas Blanton)
Chaque année, depuis 1962, les médias du monde entier revienne sur la crise d’octobre, où la planète est passée au bord de l’explosion. Nous nous permettons de publier à nouveau l’article rédigé en novembre 2017 par notre ami Michel Porcheron, qui a assuré différentes fonctions importantes à Cuba : Directeur du Bureau de l’AFP à La Havane de 1974 a 1979, puis après son départ de l’Agence en 1998, il a été journaliste a Granma International, alors dirigé par Gabriel Molina et à Cubarte, site du Ministère de la Culture de Abel Prieto, entre 2000 et 2015.
RG.
« L’homme qui a sauvé le monde » le 27/10/1962, au large de Cuba Grâce à Oliver Stone, le sous-marinier Vassili Arkhipov refait surface
Vassili Aleksandrovitch Arkhipov, né le 30 janvier 1926 dans la région de Moscou, de parents paysans, servit de nombreuses années comme officier sous-marinier. En 1975, nommé contre-amiral, il dirige l’École navale de la Caspienne. Le 10 février 1981, il est élevé au rang de vice-amiral et prend sa retraite en novembre 1985. Il meurt quelques années plus tard, sans cérémonie particulière.
Il fallut attendre une intervention de Noam Chomsky à La Havane, en 2002, pour qu’on sache que cet officier soviétique Vassili Arkhipov eut un rôle historique et plus encore lors de la Crise d’Octobre 1962.
Dans sa toute récente série « L’autre histoire de l’Amérique » (sur la chaîne Planète +), Oliver Stone, après avoir souligné que « les générations futures doivent beaucoup, peut être même leur existence à ces deux hommes courageux [Kennedy et Khrouchtchev] qui ont vu le précipice s’ouvrir à leurs pieds et ont eu la sagesse de reculer », rend hommage à la mémoire de Arkhipov :« Elles doivent aussi leur vie à cet obscur officier russe qui au fond des mers a réussi à éviter seul la guerre atomique ».
