LE JOUR OÙ MISS MONDE LEVA LE POING !

Publié par Venezuela infos le 11 janvier 2013. Un écho de l’imposante manifestation qui a eu lieu à Caracas. Le peuple vénézuélien est descendu dans la rue, immense foule pour défendre sa révolution.

Ce 10 janvier cette multitude a célébré le premier jour du nouveau mandat de six ans de Hugo Chavez, réélu en octobre dernier avec 54 % des suffrages. La prise de fonctions officielle se fera au terme de sa convalescence comme l’y autorise la Constitution

Caracas le 10 janvier, une image que vous ne verrez hélas pas dans les médias de notre pays...

Isidro López est un jeune au visage creusé par le soleil et par l’adversité, avec un air de vieux sage. Pour ce paysan venu du Paraguay et qui fend la foule en portant son « mate » (thé) à la main, « le peuple vénézuélien descend dans la rue pour défendre sa révolution ». Puis, rapidement, d’une voix douce : « parce que ce n’est pas sa révolution ; c’est la révolution du continent « . Il y a quelques années il débarquait au Venezuela, postulé par les organisations paysannes de son pays, pour étudier à l’Institut Universitaire d’Agro-écologie Paulo Freire (projet initié par Chavez, Via Campesina et les Sans Terre du Brésil). Il reprend la phrase qui court de bouche en bouche : « Nous sommes tous Chávez. Tous les paysans du Paraguay nous appuyons la Révolution Bolivarienne ».

Walterio Lanz, lui, a toutes les années de la terre, du « llano » précisément. Né dans l’Orient vénézuélien, il vit sur les rives du fleuve Apure. Visage aimable, barbe blanche, il a semé aux quatre coins du pays. Il marche, attentif à ne piétiner aucune plante, livrant de brèves explications sur leur capacité à pousser malgré les habitants de Caracas. En souriant, il jette un regard à la ronde : « C’est un message fort que les gens envoient au Département d’État des États-Unis. Bien sûr que les idiots de certains secteurs ne comprennent pas ce langage ». Voir des centaines de milliers de personnes déborder l’avenue Urdaneta alors que sur le podium tout au fond, Chavez n’est pas là, ne le surprend pas. Pour lui c’est une preuve de la maturité politique que les vénézuéliens ont forgée en une décennie. « Le peuple montre la voie. Il a compris et assumé le fond de cette lutte : marcher vers le socialisme. Il n’y a pas d’autre voie. »

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