"La Habana de las tertulias”
Jeudi 19 février, le Comité des Yvelines de Cuba Coopération France, a organisé "La Habana de las tertulias", un espace pour découvrir la poésie, la chanson, la musique cubaine des 19ème et 20ème siècle.
Compte rendu de cette soirée.

Accueillis par la librairie coopérative JMS de Fontenay-le-Fleury, la soirée s’ouvre par la projection d’une représentation de la Camerata Romeu, lors des commémorations des 500 ans de la fondation de La Havane et dédiée à Eusebio Leal, Historien de la ville. Réalisé par Alejandro Reyes, à partir d’un medley des meilleures oeuvres orchestrales, de Guido Lópe Gavilán, Mario Romeu et José White.
Remontant à l’histoire de las « tertulias de La Havana », parmi les rencontres littéraires au début du 19ème siècle, se distinguent celles créées par le Vénézuélien Domingo Delmonte, qui a promu une génération ayant représenté l’élément fondateur de la littérature cubaine. José Martí qualifiait Del Monte ainsi : « plus authentique et plus utile des Cubains de son époque ».
Le public a pu apprécier des poèmes en espagnol et en français : « La canción del bongó » et « La Muralla » de Nicolás Guillén, qui a inscrit son oeuvre dans le contexte de la négritude, des processus de métissage et de transculturation, qu’il a qualifié de « couleur cubaine ». « Me desordeno, amor, me desordeno », « Discours d’Eva » de Carilda Oliver, poétesse de l’amour vu sous un angle jovial, de plénitude et une tendance érotique ; « Mi caballero », « El alma tremula y sola », de José Martí, poète, écrivain, héros national de l’indépendance cubaine, dans ses nombreux exils forcés, il rencontra Victor Hugo à Paris en 1874 ; « Retrato », « Adios a Cuba » de Luisa Pérez de Zambrana, José Marti disait d’elle : « Luisa Pérez est une âme pure, sensible à toutes les peines, d’une grande délicatesse et générosité », et « On écrit des vers sur la grandeur, mais la poésie ne naît que du sentiment ».
Pendant les moments musicaux, le public vibrait au son de la chanson « Veinte años », paroles de Guillermina Arrambaru et musique de María Teresa Vera, l’excellence de la chanson traditionnelle cubaine, de la vieille trova ; « La Bella Cubana » par le virtuose du violon José White, que José Martí a honoré, « White ne joue pas, il subjugue, les notes glissent sur ses cordes, elles se plaignent, elles glissent, elles pleurent, elles résonnent l’une après l’autre comme des perles qui tombent » (essais publiés dans « La Revista Universal » du Mexique en 1875) ; « Drume negrito » d’Eliséo Grenet et arrangements pour guitare de Léo Brouwer, la clôture s’est effectuée sur la « Guantanamera » de Joseíto Fernández Díaz.
Cette présentation d’oeuvres cubaines, de leurs autrices et auteurs, resitués dans le contexte historique, a été appréciée et nous avons reçu trois propositions pour rééditer ce moment de partage de la culture cubaine.
Elle a permis à notre comité de rencontrer de nouvelles personnes, de parler de l’actualité réelle cubaine, de mobiliser les gens pour accompagner les Cubaines et les Cubains.
Les dons et ventes de produits représentent 430 euros, gageons que cette initiative aura des suites positives !...
Nous remercions pour leurs interprétations les acteurs locaux : Mario Urbanet, Véronique-Héléna Malvoisin, Olivier Teboul, Lourdes Olivera.
Luc Miserey, pour le comité des Yvelines.
