La célébration de la victoire de 1945 vue de Cuba

Chronique.
En ce 9 mai 2026, Prensa Latina publie un article qui rappelle que le combat contre les fascismes reste d’une actualité brûlante. Son auteur fait le parallèle entre les conditions de la victoire de 1945 et la situation présente notamment au Moyen-Orient.
GD
Jour de la Victoire, un message pour la paix et contre le fascisme
Prensa Latina, le 9 mai 2026 – Par Mario Muñoz Lozano
La Havane, 9 mai (Prensa Latina) Alors qu’une grande partie du monde commémore et célèbre aujourd’hui la victoire sur le fascisme allemand, les idées qui ont conduit à la barbarie de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) renaissent et s’enracinent comme jamais auparavant.
• 9 mai 2026
Par Mario Muñoz Lozano
Avec l’impérialisme américain à la tête et son président actuel, Donald Trump, lançant des flèches empoisonnées sur une carte du monde, l’histoire et l’avenir de l’humanité dépendent des caprices d’un criminel égocentrique et incontrôlable.
À cette nouvelle croisade s’est joint, une fois de plus, le gouvernement sioniste d’Israël et son ami Benjamin Netanyahu, qui, en ce 9 mai, devrait se cacher de honte face à cette commémoration qui n’oublie pas, avant tout, les millions de victimes de l’Holocauste, dont une grande partie étaient juives.
Le Jour de la Victoire devrait servir à alerter les dirigeants et les décideurs sur les dangers imminents d’une conflagration mondiale, d’une ampleur supérieure aux précédentes, qui pourrait anéantir notre civilisation.
Nous, les peuples, devons insister sur l’urgence de reprendre la voie du multilatéralisme ; l’Assemblée générale des Nations unies doit mettre un terme à l’égoïsme et à la cupidité de certains groupes de pouvoir internationaux, qui ont pour projet de redessiner le monde.
La réalité montre que le fascisme n’est pas une histoire du passé que l’on raconte aux enfants à l’école : ce sont les roquettes et les armes qui s’abattent aujourd’hui sur le peuple palestinien, au Liban, en Iran, et qui menacent Cuba comme jamais auparavant.
La famine qui a autrefois tué tant d’êtres humains dans différents pays d’Europe, dans les camps de concentration nazis, n’a pas d’âge ; c’est celle dont souffrent aujourd’hui des milliers de personnes dans la bande de Gaza, tout comme les enfants cubains n’ont pas accès à certains médicaments et soins médicaux à cause du blocus criminel imposé par les États-Unis. Cela aussi, c’est du fascisme.
La majeure partie du monde civilisé assiste froidement à l’extermination de groupes humains et de civilisations depuis le confort de ses téléphones portables et de ses téléviseurs.
Aujourd’hui est un jour pour invoquer la nécessité de vivre en paix, d’appeler au dialogue entre les pays et les gouvernements, de revenir sur les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable, de continuer à œuvrer pour ne laisser personne de côté, même si chaque jour ces rêves s’éloignent et que cet avenir semble une chimère.
kmg/mml