La présidente de l’Union des écrivains et artistes de Cuba (UNEAC), s’est exprimé à Genève

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La présidente de l’Union des écrivains et artistes de Cuba (UNEAC), Marta Bonet de la Cruz, a pris la parole lors de la 61e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, qui se tient à Genève, en Suisse.

Source : journal « 5 septiembre »

En tant que représentante de la société civile cubaine, Bonet de la Cruz a participé à la table ronde consacrée aux droits économiques, sociaux et culturels, lors du dialogue interactif tenu lors de ce forum international.

En prenant la parole la présidente a expliqué le travail de l’UNEAC, composée de 7 850 écrivains et artistes, dont le but est de promouvoir la collaboration et l’intégration du travail créatif à travers le pays, ainsi que de protéger les droits fondamentaux des créateurs, et également la liberté d’expression et d’association.

Bonet de la Cruz a également souligné que la défense des droits économiques, sociaux et culturels est une condition indispensable à la pleine réalisation des Cubains. Dans ce contexte, elle a mis en avant le rôle de la culture comme composante essentielle de la vie spirituelle et de la préservation de l’identité nationale.

Elle a également dénoncé les effets du blocus économique, commercial et financier imposé pendant plus de soixante ans par le gouvernement des États-Unis contre Cuba, une politique qui s’est intensifiée sous l’administration de Donald Trump. Une mesure qui touche directement les créateurs, la production artistique et le fonctionnement des institutions culturelles et éducatives.

Cuba maintient un large réseau d’institutions culturelles, malgré ces limites, a-t-elle déclaré, et des lois existent pour la sauvegarde du patrimoine et la subvention de la production culturelle, en plus de garantir des prix subventionnés pour la pratique des arts. Des politiques qui témoignent de la volonté de la plus grande des Antilles de démocratiser l’accès à la vie culturelle.

Elle a également rappelé que les projets culturels cubains sont conçus dans une perspective inclusive, sans discrimination fondée sur le sexe, la race, l’âge, les croyances ou capacités religieuses. Et ils encouragent la participation de tous les citoyens, tant en tant que spectateurs que pour la création elle-même.

La responsable de l’organisation qui rassemble le meilleur de l’art et de la littérature du pays a souligné que des espaces multilatéraux comme celui-ci constituent une plateforme importante pour dénoncer l’impact du blocus sur la culture et, en même temps, permettre le partage avec la communauté internationale des politiques publiques garantissant le respect des droits que représente l’UNEAC dans tout le pays.