La semaine de la francophonie à la Maison Victor Hugo de La Havane

Si la crise énergétique a contraint les autorités cubaines à annuler ou reporter de grands événements culturels, telle la Foire du livre en février, elle n’a pas pour autant entraîné la mise à l’arrêt de ce secteur. Au plus près de la population, dans les quartiers, concerts, représentations, expositions, fêtes diverses n’ont pas cessé, la culture cubaine est bien vivante et toujours essentielle dans cette période difficile.
C’est dans ce cadre que s’est tenu à La Havane et à Santiago de Cuba, du 16 au 22 mars la semaine de la francophonie avec une programmation variée axée sur la diffusion de l’héritage culturel francophone dans l’île. L’ambassade de France, avec le soutien du réseau des pays francophones à Cuba, du ministère de la Culture et du Bureau de l’historien à La Havane et à Santiago a pu ainsi proposer des projections, concerts, récitals de poésie, expositions, présentation de livres, etc. avec un travail particulier auprès des enfants et des adolescents, des personnes âgées, du Réseau collaboratif des femmes de la Vieille Havane. La Maison Victor Hugo, dont nous saluons le travail obstiné de toute l’équipe, a comme les années précédentes été un partenaire central, accueillant plusieurs initiatives. Nous vous en présentons quelques-unes.
En ouverture une conférence de presse suivie de la première activité de la journée : une conférence magistrale sur Lidia Cabrera et les Cuentos Negros de Cuba, au cours de laquelle le groupe Akorín a enchanté l’assistance avec un patakín faisant allusion à l’œuvre de l’écrivaine.
Pour marquer le 21ème anniversaire de la Maison, était proposée une exposition « Hériter de l’émerveillement », réalisée par les élèves de l’École nationale de sculpture et de peinture de San Alejandro, avec la présence des enfants de la Scola Cantorum Coralina, l’occasion de remercier tous ceux qui contribuent au travail de l’institution, le Bureau de l’historien, Cuba Coopération France et Roger Grévoul, et de saluer la mémoire de Eusebio Leal.
Le 17 mars, la Maison a accueilli une autre conférence en prélude à l’exposition « Restaurer la mémoire, peinture, métiers et empreintes françaises à Cuba » qui montre l’influence française dans l’architecture et la peinture murale de Cuba. La Maison Victor Hugo en présente des exemples dans différentes parties du bâtiment, ce qui a conduit à une visite commentée.
Ce même jour, le Français Alain Bouvier, un habitué de la maison, a présenté son ouvrage Les Pélicans du Malecón, un roman policier dont l’histoire se déroule à La Havane entre protagonistes français et cubains.
Enfin une exposition intitulée « Cartes postales et publicité commerciale de la France vers Cuba », une rétrospective sur la façon dont les Cubains percevaient et appréciaient la culture française.