« Le Chasseur d’histoires » : un livre testament de l’Uruguayen Eduardo Galeano

Eduardo Galeano (3 septembre 1940-13 avril 2015) restera principalement comme l’auteur d’un livre majeur, mythique, Les Veines ouvertes de l’Amérique latine (Las Venas abiertas de América Latina, 1971, traduit par Claude Couffon, Ed. Plon, Collection « Terre Humaine, 1981), dénonciation magistrale de l’impérialisme colonial et de la prédation économique

L’Uruguayen de Montevideo Eduardo Galeano, après une vie de combats et d’exils, fut une figure charismatique de la contestation politique et de la littérature. Dans « Le Chasseur d’histoires », qui vient d’être publié chez Lux, il livre son testament de poète, d’historien et de moraliste : un enchaînement scintillant et émouvant de dits, de moralités, d’anecdotes noires et de récits légendaires. Entre Ambrose Bierce et Asturias, le trésor intérieur d’un grand humaniste (Source : Editions Lux)

Entre autres contributions, il a préfacé le livre de Salim Lamrani « Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité » (2013)

Eduardo Galeano (3 septembre 1940-13 avril 2015) restera principalement comme l’auteur d’un livre majeur, mythique, « Les Veines ouvertes de l’Amérique latine » (Las Venas abiertas de América Latina, 1971, traduit par Claude Couffon, Ed.Plon, Collection « Terre Humaine, 1981), dénonciation magistrale de l’impérialisme colonial et de la prédation économique.

L’Uruguayen de Montevideo Eduardo Galeano, après une vie de combats et d’exils, fut une figure charismatique de la contestation politique et de la littérature.

Essayiste, journaliste, chroniqueur, il fut un témoin et un analyste clairvoyant de l’histoire contemporaine de ce continent. Exilé des dictatures uruguayenne et argentine, il a vécu en Espagne avant de retourner en Uruguay en 1985, jusqu’à sa mort en avril 2015. Son œuvre échappe à toute catégorie et dépasse les frontières entre les genres, comme elle traverse celles des pays qu’elle évoque.

Dans « Le Chasseur d’histoires » (El Cazador de historias, 2016- son dernier livre paru en espagnol- traduit par Jean-Marie Saint-Lu) publié chez Lux, il livre son testament de poète, d’historien et de moraliste : un enchaînement scintillant et émouvant de dits, de moralités, d’anecdotes noires et de récits légendaires. Entre Ambrose Bierce et Asturias, le trésor intérieur d’un grand humaniste. (Editions Lux)

Une fois de plus, la dernière de sa vie, Eduardo Galeano s’est engagé dans la jungle du monde pour y chasser les petites histoires qui font la grande, éclats de terre et d’humanité qu’il a disposés avec amour et humour dans ce livre-testament. Ce qu’il a vu du long siècle qui fut le sien et qui est encore le nôtre, admet-il, c’est certes l’exacerbation des inégalités, de la violence, de l’injustice. Mais c’est aussi une extension de la résistance et du rêve.

Et pour la première fois, cet infatigable porteur des voix de ses semblables a ajouté à sa mosaïque des fragments de sa propre histoire. Avec ces petites confessions, il explique pourquoi il a tant chéri la vie malgré tout, et pourquoi il a écrit, lui qui aurait tellement souhaité être footballeur. Ici, Eduardo Galeano s’ouvre comme il ne l’avait jamais fait auparavant, entouré des gens qu’il a aimés, de ses lecteurs et de ses contemporains de tous les continents et de toutes les époques » (l’éditeur)

Eduardo Galeano, parmi d’autres prix, a été récompensé à trois reprises à La Havane par la Casa de las Américas : en 1975 pour son livre « La canción de nosotros », en 1978 pour « Días y noches de amor y de guerra » et en 2012 il a reçu le prix « José María Arguedas » pour « Espejos. Una historia casi universal »

Entre autres contributions, il a préfacé le livre de Salim Lamrani « Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité » (2013, Editions Estrella)

Lors de la sortie du livre, Salim Lamrani indiquait : « Eduardo Galeano a rédigé un texte incisif non dépourvu de l’humour sarcastique, si caractéristique de son style, sur Cuba et les médias. J’en profite pour le remercier chaleureusement d’avoir bien voulu associer son nom et son prestige à mon travail ».

Chez l’éditeur Lux, Montréal :

http://www.luxediteur.com/catalogue/le-chasseur-dhistoires/

Consulter :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Galeano

https://es.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Galeano

http://blog.bnf.fr/lecteurs/index.php/2015/04/eduardo-galeano-1940-2015-ou-amerique-latine-au-coeur/

Avec profit : www.monde-diplomatique.fr

Bibliographie en espagnol (Siglo XXI) :

https://www.sigloxxieditores.com/search/?q=eduardo+galeano

Pour lire Galeano en français 

  • Vagamundo, Actes Sud, 1985

- Jours et nuits d’amour et de guerre, Albin Michel, 1987, 252 p.

- Le Football : Ombre et lumière, Climats, 1997, 273 p. Rééd. Editions Lux, 2014, 315 p. Préface de Lilian Thuram,

  • Sens dessus dessous : L’école du monde à l’envers, Homnisphères, 2004, 990 p.
  • Paroles vagabondes, Lux, 2010, 330 p.
  • Les Voix du temps, Lux, 2011, 360 p.
  • Le Livre des étreintes, Lux, 2012, 250 p.
  • Mémoire du feu : Les naissances ; Les visages et les masques ; Le siècle du vent, Lux, 2004
  • Les Boîtes à mots, Éditions Joie de Lire, coll. « Les Versatiles » 2014, 22 p.
  • Papagayo, Éditions Joie de Lire, coll. « Les Versatiles », 2014, 32 p.

- Enfants des jours, Lux 2015

mp.