Le Parlement de Cuba remercie la médiation de l´UE auprès du président des États-Unis

Un article publié par Prensa Latina le 1er avril 2021.

Le Parlement cubain a remercié hier l’Union européenne (UE) d’avoir confirmé qu’elle demanderait au président nord-américain Joe Biden de retirer le pays des Caraïbes de la liste des nations parrainant prétendument le terrorisme.

Sur son compte Twitter, la vice-présidente de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire (ANPP), Ana Mari Machado, a exprimé sa gratitude à l’Intergroupe d’Amitié et de Solidarité avec le Peuple de Cuba au Parlement européen et à la réponse favorable du chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell.

Cuba ne parraine ni n’encourage le terrorisme. Nous nourrissons la paix, la solidarité et la collaboration entre les peuples’, a écrit sur cette plate-forme la députée cubaine.

Ce mercredi, Javier Moreno, président de la délégation socialiste espagnole au Parlement européen, a annoncé la réponse du haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

’Josep Borrell a répondu favorablement à ma demande, en tant que président de l’Intergroupe de l’amitié et de la solidarité avec le peuple cubain du Parlement européen, de demander à l’UE de se concerter avec l’administration Biden pour qu´elle retire Cuba de la liste des pays qui encouragent le terrorisme’, a rapporté Moreno sur Twitter.

Il a également partagé une image de la lettre envoyée par le vice-président de la Commission européenne, dans laquelle celui-ci souligne que l’UE rejette l´inclusion du pays caribéen dans ladite liste arbitraire.

’Dans nos contacts avec la nouvelle administration (nord-américaine), nous aborderons ce problème et demanderons aux Etats-Unis de retirer cette désignation’, a souligné Borrell.

Le 11 janvier dernier, le secrétaire d’État nord-américain de l’époque, Mike Pompeo, a annoncé dans un communiqué la décision de placer Cuba parmi les nations qui, selon Washington, soutiennent le terrorisme.

Le chancelier cubain, Bruno Rodriguez, a condamné cette décision et l´a qualifiée d´hypocrite et cynique.

Selon des sources officielles, il s’agit d’une mesure destinée à compliquer tout effort de l’actuel gouvernement pour reprendre le processus initié par l’ancien président Barack Obama (2009-2017) dans les relations avec La Havane.

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