Le blocus américain touche les Cubains ordinaires

Des rapports provenant d’une province de l’est de Cuba indiquent des coupures de courant pouvant aller jusqu’à 72 heures avec des effets sur l’approvisionnement en eau, tandis que depuis La Havane, ils montrent comment la pénurie de carburant a paralysé pendant plusieurs jours le transport déjà minimal en bus.
Source : Cubadebate écrit par Roberto Morejón
Ce sont deux exemples des difficultés qui touchent les Cubains ordinaires en raison du renforcement du blocus américain.
Le boycott est devenu frénétique au cours des cinq derniers mois, lorsque Donald Trump, instigué par Marco Rubio, a signé deux décrets exécutifs, contenant, entre autres restrictions, un siège énergétique.
La paralysie des livraisons de carburant, seulement exceptionnellement atténuée par l’arrivée d’un pétrolier russe, a stoppé le fonctionnement des moteurs autonomes de production d’électricité.
Ce n’est qu’avec la contribution des centrales thermoélectriques obsolètes, ces dernières approvisionnées en brut domestique, qu’il est impossible de répondre à la demande du pays.
Ainsi, la nation caribéenne ne dispose que de centrales qui traitent le gaz associant le pétrole et les sources d’énergie renouvelable.
Malgré la promotion de cette dernière avancée, elle ne répond toujours pas aux besoins et, sans carburant étranger, les citoyens sont tiraillés entre des coupures prolongées, des coupures de l’approvisionnement en eau, la réduction des transports publics et la faible disponibilité des fournitures dans les hôpitaux et polycliniques.
Le gouvernement américain affirme que les mesures coercitives ne visent que ce qu’il décrit comme le régime cubain et jamais les habitants.
Contrairement à ce qu’a expliqué une porte-parole du département d’État, le siège pétrolier laisse une marque désastreuse sur les approvisionnements en nourriture, médicaments, pièces détachées pour moteurs qui pompent l’eau et les bus qui devraient amener les travailleurs à leur travail quotidien.
Il était officiellement connu que 15 000 tonnes de riz données par la Chine n’avaient pas pu être immédiatement transférées aux provinces en raison des difficultés de transport des marchandises.
Compte tenu de la pénurie de carburant, il n’a pas non plus été possible de distribuer environ la moitié des médicaments produits ces derniers mois.
Pour couronner le tout, le Secrétaire d’État s’en est pris contre la CUPET, Cuba Union Pétrole, une entreprise d’État.
Un bureau du comté de Miami-Dade a annoncé la révocation d’une licence à une entité qui fournirait du carburant aux entrepreneurs privés à Cuba.
Tout cela est dirigé depuis Washington vers la punition d’un peuple entier, et pas seulement contre les autorités, comme elles l’indiquent, dans l’intention d’inciter à une explosion sociale et de provoquer un changement de régime.