Le gouvernement cubain fait appel aux micro, petites et moyennes entreprises pour accélérer les exportations grâce à un soutien international

Le gouvernement cubain fait appel aux micro, petites et moyennes entreprises pour accélérer les exportations grâce à un soutien international
Le soutien d’organismes internationaux tels que l’Union européenne, la Coopération française et le PNUD renforce la crédibilité du programme et offre aux micro, petites et moyennes entreprises cubaines une opportunité sans précédent d’internationalisation.
Le gouvernement cubain a lancé ce lundi un appel à candidatures destiné aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME), qui pourront postuler à un programme d’« accélération des exportations » bénéficiant d’un financement international.
Cet appel à candidatures, lancé par le ministère du Commerce extérieur et de l’Investissement étranger (Mincex), vise à soutenir les micro, petites et moyennes entreprises dans leurs « actions et stratégies à l’intention des marchés étrangers présentant un potentiel de demande », alors que La Havane mène une vaste réforme économique.
Cette initiative, lancée ce lundi, a pour objectif de diversifier l’économie et de renforcer la capacité d’exportation du pays. Elle se concentre sur des marchés spécifiques d’Amérique et d’Europe et sur des secteurs tels que l’agroalimentaire, les nouvelles technologies et les énergies renouvelables.
Soutien international et acteurs clés
Le projet « Soutien aux nouveaux acteurs économiques pour une diversification économique, innovante et durable (NAE) » bénéficie d’un financement de l’Union européenne (UE).
Il est mis en œuvre par la Coopération française à Cuba, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le ministère de l’Économie et de la Planification (MEP) de l’île et son Institut national de recherche économique (INIE).
Par ailleurs, le programme dit « Booster » d’accélération de l’internationalisation des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) cubaines rassemble ProCuba, la Chambre de commerce de la République de Cuba (CCRC) et l’Institut national des acteurs économiques non étatiques (INAENE). Tous ces organismes forment un comité multi-institutionnel bénéficiant du soutien d’experts de Business France.
La présence d’organismes internationaux confère crédibilité et soutien technique à un programme qui vise à accompagner les micro, petites et moyennes entreprises dans leur processus d’internationalisation.
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Structure du programme et avantages pour les micro, petites et moyennes entreprises sélectionnées
Le programme se divise en deux volets. D’une part, le « Booster sectoriel » s’adresse aux producteurs agroalimentaires de café, de miel et de fruits transformés à valeur ajoutée. De son côté, le « Booster géographique » s’adresse aux entreprises des secteurs des technologies de l’information et de la communication, des industries culturelles et créatives et des énergies renouvelables, en mettant l’accent sur les marchés du Mexique, du Canada, de l’Espagne, de l’Allemagne et de la France, a indiqué le Mincex.
Dans chaque modalité, entre sept et dix micro, petites et moyennes entreprises seront sélectionnées ; celles-ci bénéficieront d’un « accompagnement complet » pendant une période de neuf à douze mois.
Les micro, petites et moyennes entreprises sélectionnées bénéficieront d’une formation spécialisée, d’un coaching personnalisé, de missions de prospection commerciale, de networking avec des acheteurs et distributeurs internationaux, ainsi que d’outils numériques pour la gestion des exportations.
Cet accompagnement vise à renforcer la capacité des entreprises à être compétitives sur les marchés extérieurs, à diversifier leur offre et à consolider leurs stratégies de développement durable.
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Conditions requises et processus de sélection
Selon l’appel à candidatures officiel, pourront postuler « les micro, petites et moyennes entreprises cubaines des secteurs prioritaires qui disposent d’une capacité de production, d’une viabilité économique et financière, d’une stratégie d’exportation ou d’une expérience en matière d’exportation au cours des trois dernières années, et qui sont motivées pour se développer sur les marchés étrangers ».
La sélection s’appuiera également sur « des critères valorisant le potentiel d’exportation, l’innovation, la durabilité et l’impact social, y compris l’autonomisation des femmes et des jeunes ».
La période de candidature, d’une durée de six semaines, s’ouvre ce lundi et se termine le 7 août. Elle sera suivie d’une phase de présélection, de visites sur place et de la sélection finale des entreprises bénéficiaires.
Les micro, petites et moyennes entreprises souhaitant participer devront déposer leur dossier via la plateforme numérique mise en place pour cet appel à candidatures (www.informacionnae.cu/convocatoriabooster).
Les documents requis comprennent le formulaire de candidature, la présentation de l’entreprise et un certificat d’existence. S’y ajoutent les états financiers, la stratégie d’exportation et les documents complémentaires attestant de la capacité de production et d’exportation, précise le Mincex.
Pour contacter les organisateurs, les micro, petites et moyennes entreprises peuvent le faire via la plateforme ou par e-mail à l’adresse comitebooster@gmail.com.
