Le retour du maccarthysme ?

Une intervention de Diaz-Canel

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Nous sommes sans doute à l’aube (déjà bien avancée) d’heures sombres pour la liberté d’opinion. C’est ce que Diaz-Canel a exposé suite à une réunion « transnationale » tenue aux Etats-Unis par Marco Rubio en présence de Ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères des pays participants.
Soixante six pays ont participé. On peut tout de même s’interroger : Sur ces 66 pays, au moins 60 votent chaque année la résolution de l’Assemblée générale de l’O.N.U. pour mettre fin au blocus et sans doute, au moins autant sur le récent vote du 7 juillet pour réclamer un débat urgent sur ce même blocus.
C’est un avertissement ! Les droites et extrêmes droites se mobilisent.
Ils accusent Cuba de parrainer le terrorisme. A notre connaissance, les seuls « terroristes » que parraine Cuba, ce sont ces milliers d’étudiants principalement latino-américains et ces centaines de personnels soignants envoyés à travers le monde.
Pour ce que nous en sachions, la C.I.A. elle, finance et organise coups d’états et autres manipulations à coups de dollars et d’armement pour s’assurer une domination totale sur le monde. Heureusement, pas avec grand succès même si les dégâts et pertes humaines sont énormes !
Une seule question : QUI SONT LES TERRORISTES ?

GD

Diaz-Canel alerte : le retour d’une dangereuse version du maccarthysme aux Etats-Unis

La Havane, 17 juil. (Prensa Latina) Le président de Cuba, Miguel Díaz-Canel, a averti aujourd’hui qu’une nouvelle et plus dangereuse version du maccarthysme est de retour aux États-Unis, en référence à la réunion ministérielle convoquée par le secrétaire d’État Marco Rubio.

« Avec une projection transnationale menaçante, on promeut des alliances d’extrême-droite qui rappellent le fascisme hitlérien ou la ténébreuse Opération Condor, pour s’attaquer à une supposée « gauche radicale » globale », a averti le président sur ses comptes dans les réseaux sociaux.

« Cherche-t-on des prétextes pour justifier de nouveaux conflits et de nouvelles agressions ? », a remis en question le premier secrétaire du Parti communiste de Cuba.

Il a fait remarquer dans son message que la droite impériale et ses acolytes sont dangereusement radicaux, responsables, entre autres crimes, du génocide à Gaza, des exécutions extrajudiciaires ; de la chasse, de la torture et du meurtre de migrants ; du bombardement d’une école de filles en Iran ; du blocus génocidaire imposé au peuple cubain. « La liste est sans fin », a-t-il souligné.

Díaz-Canel a souligné que le véritable danger pour l’humanité réside dans la philosophie du pillage qui dicte les actions de guerre de l’extrême droite transnationale.

Pour sa part, le chancelier de l’île caribéenne, Bruno Rodriguez, a déclaré que le secrétaire d’État des États-Unis, dont la carrière politique s’est déroulée parmi des terroristes connus et reconnus, a l’audace de mentir sans scrupule en formulant des accusations infondées sur le financement et le soutien présumés du terrorisme par Cuba.

« Il n’est pas besoin de beaucoup d’enquête pour découvrir la connivence de ce politicien avec les organisations criminelles qui ont semé la terreur et la mort dans le peuple cubain. Cependant, il n’est pas capable de présenter des preuves des mensonges qu’il prononce sans pudeur devant des représentants gouvernementaux lors d’une conférence macartista, convoquée à des fins électorales », a-t-il ajouté dans son message sur le réseau social X.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a prononcé jeudi un discours à l’ouverture de la réunion ministérielle sur la « résurgence du terrorisme politique », dans lequel il a construit une menace terroriste supposée mondiale au moyen de faits décontextualisés, Des chiffres sans fondement vérifiable, des accusations non prouvées et une rhétorique qui transforme la gauche en un ennemi violent.

Des délégations de 66 pays d’Amérique, d’Europe et d’Asie ont assisté à la rencontre, représentées par les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, responsables de la sécurité, diplomates et spécialistes du contre-terrorisme.

« Rubio a raconté de nombreux mensonges sur les mouvements progressistes à travers le monde. Dans le cas de Cuba », a-t-il déclaré, le réseau idéologique et de renseignement cubain a contribué à la construction de l’extrême gauche aux États-Unis et continue d’être indissociablement lié aux mouvements de gauche à l’intérieur et à l’extérieur de l’Occident.

Cependant, l’agence Reuters a constaté que le secrétaire d’État n’avait pas apporté de preuves publiques de ce réseau contemporain. Le gouvernement cubain, pour sa part, a officiellement nié qu’il abrite, soutienne ou finance des organisations terroristes ou extrémistes, a rapporté le média Cubadebate dans sa section Observatoire des médias.

to/mpp