Les guerres et les crises ouvertes par le capitalisme avide ne font pas taire les voix pour s’y opposer

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Ce monde est inquiétant. On peut même dire qu’il est bouleversé car les changements qui s’y opèrent sont volontairement floutés par les tenants de la finance, se basant sur une communication qui procède plus de l’inversion des valeurs. Les agresseurs se disent victimes, les manipulateurs d’opinion se disent incompris ou contraints d’agir ainsi, pour le bien de tous.
Mais des masses entières de travailleurs ne sont pas dupes de ces manipulations relayées par la presse de grand chemin.
La réunion de mouvements du monde entier qui s’est tenue ce week-end à La Havane est une voix qui redonne de l’espoir. Mais sans lutte, rien ne sera possible.
La lutte des classes n’a jamais été démodée ou aurait cessé contrairement à ce qu’ont affirmé les droites, appuyés en cela par bon nombre de socio-démocrates. La preuve, c’est que c’est le capital et ses tenants qui se livre à cette lutte contre les classes populaires du monde du travail. Encore une inversion des valeurs.

GD

Un appel est lancé à Cuba pour affronter le grand capital afin de défendre l’humanité

La Havane, 7 août 2026

24ème rencontre internationale des partis communistes et ouvriers

La Havane, le 7 août (Prensa Latina) Les participants à la XXIVe Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers, qui se tient ici, ont appelé à l’union de tous les blocs progressistes du monde pour empêcher les forces hégémoniques d’anéantir l’humanité.

« Nous devons en finir avec le grand capital avant qu’il ne détruise l’humanité, nous ne pouvons pas attendre, car il s’agit d’une course contre la montre », a souligné le secrétaire général du Parti communiste de Turquie (PCT), Kemal Okuyan, lors de la journée d’ouverture de cette rencontre de deux jours qui se tient au Palais des congrès de la capitale.

« Le système capitaliste engendre des crises à répétition et de profondes contradictions, et nous devons nous préparer à une rupture historique », a déclaré M. Okuyan lors de ce rassemblement présidé par le Président cubain Miguel Díaz-Canel.

« Nous payons le prix de l’expansion impérialiste et il n’y a aucune raison de penser que ce système social apportera la stabilité aux peuples du monde, car les pays hégémoniques ne font qu’engendrer exploitation et abus », a souligné M. Okuyan.

Le président du PCT a souligné que la pensée du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, reste d’actualité, et qu’un élément important de son parcours est qu’il ne s’est jamais incliné devant ses ennemis, ni n’a renoncé à ses idéaux ni à ses principes éthiques.

Fidel Castro a su identifier les problèmes du monde, et sa vision a été reprise par les forces progressistes qui s’opposent aujourd’hui à l’hégémonie impérialiste et à l’ingérence dans les affaires intérieures des nations.

Okuyan, s’exprimant au nom des délégués, a dénoncé les mesures de sanction collective imposées par le gouvernement étasunien à Cuba et a exigé que Washington mette fin au blocus économique, commercial et financier qu’il impose à la plus grande des Antilles.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a souligné que « le néofascisme se heurte à la résistance des partis communistes, des partis ouvriers, des organisations de jeunesse, paysannes et de femmes, tous regroupés au sein de ce qu’on appelle le « Sud global ».

Rodríguez a jugé absurde que la Maison Blanche considère Cuba comme une menace, alors qu’elle-même est une puissance militaire et économique caractérisée par la pratique du génocide, le pillage des ressources naturelles, la guerre cognitive, les enlèvements et l’occupation.

« Les États-Unis tentent d’effacer l’exemple d’humanisme et de justice sociale donné par la nation antillaise », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, qui a précisé que « ces mesures atroces affectent le peuple, mais qu’il n’y a pas de crise humanitaire ».

« Cuba continuera à construire le socialisme sans dévier de sa voie, en s’appuyant sur le marxisme-léninisme, les idées de l’apôtre José Martí et la pensée révolutionnaire de Fidel Castro », a-t-il affirmé.

ool/joe