Les zones protégées, un véritable trésor à Cuba

Avec six réserves de biosphère, deux sites naturels du patrimoine mondial, Cuba est la cinquième île la plus riche en biodiversité au monde.

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Vraie décentralisation, les communautés cubaines ont pour mission de sauvegarder ce patrimoine, en complémentarité avec un groupe d’institutions scientifiques comprenant des universités, des centres municipaux d’enseignement supérieur, des centres de recherche et de services environnementaux, ainsi que les gouvernements de 127 municipalités du pays.
DL

Le Centre national des aires Protégées (CNAP) a participé à la 15e Convention internationale sur l’environnement (Cubambiente 2025), qui s’est tenue du 2 au 5 juillet au Palais des congrès de La Havane.

Environ 4 500 personnes oeuvrent au sein du CNAP, pour la sauvegarde des ces écosystèmes et aires magnifiques et variés, reconnus au niveau caribéen et mondial.

Omar Cantillo, son directeur, a expliqué que le système national d’aires protégées est un ensemble de zones articulées de manière cohérente où sont conservées les plus grandes valeurs de la biodiversité cubaine, et que le centre est chargé de guider le patrimoine naturel de la nation.

Le docteur Omar Cantillo, directeur du Centre National des Aires Protégées (CNAP)
Photo © Prensa Latina

Il est composé de 230 zones protégées et couvre plus de 20 % du territoire national.
Cuba , en effet, possède l’un des systèmes nationaux les plus consolidés des Amériques, avec un potentiel professionnel hautement qualifié, tous liés à la science, à la technologie et à l’innovation, un aspect qui la différencie des autres pays. En outre les communaités cubaines ont pour mission de sauvegarder ce patrimoine, en complémentarité avec un groupe d’institutions scientifiques comprenant des universités, des centres municipaux d’enseignement supérieur, des centres de recherche et de services environnementaux, ainsi que les gouvernements de 127 municipalités du pays.
Chaque zone est approuvée par le Conseil des ministres, et pratiquement 70 % de toutes ces zones sont administrées par le groupe d’affaires de la flore et de la faune, en plus de l’agriculture.

Dans son travail de conservation, le CNAP se fixe trois défis fondamentaux :
• parvenir à la durabilité financière du système,
• devenir de moins en moins dépendant du budget de l’État
• et améliorer progressivement la qualité de vie des personnes qui vivent dans le système national des zones protégées.

Ces trois défis majeurs doivent tenir compte d’un autre objectif : accroître la superficie des zones protégées, compte tenu également des engagements internationaux.

Il fait savoir que Cuba compte six réserves de biosphère, deux sites naturels du patrimoine mondial et un groupe de zones de grande valeur reconnues au niveau international. Il n’existe aucun autre pays aussi petit qui concentre autant de valeurs dans sa diversité.

Cuba est la cinquième île la plus riche en biodiversité au monde, et le parc national Alejandro de Humboldt, près de Baracao, par exemple, abrite à lui seul deux pour cent de la biodiversité de la planète. Il couvre une superficie totale de 79 680 hectares dans la région orientale du pays, dans le massif montagneux de Nipe-Sagua-Baracoa, dans les provinces de Holguín et Guantánamo. Il s’agit de l’un des sites les plus importants pour la conservation de la biodiversité dans les Caraïbes et il a été déclaré site du patrimoine mondial par l’UNESCO en 2001. Il est l’un des exemples de zones protégées très différentes.

Le parc national Alejandro de Humboldt, près de Baracoa
Photo © DL

Le parc Humboldt, en partie terrestre et en partie marin, comprend également les zones où il pleut le plus à Cuba (plus de trois mille millimètres de précipitations), ainsi que des zones où il pleut très peu. On y voit une végétation très abondante.

Photo © DL

Au contraire, la réserve écologique de Baitiquirí, située dans la municipalité de San Antonio del Sur, dans la province de Guantánamo est la seule zone connue comme semi-désertique dans le pays avec une végétation rare et clairsemée, semblable à celle des cactus. C’est le deuxième maquis de cactacées le plus important au monde.

San Antonio del Sur, province de Guantanamo
Photo © DL